Docteur ès tortures

L’association américaine Médecins pour les droits de l’homme dénonce publiquement le rôle joué par des médecins et psychologues dans les interrogatoires musclés qu’a menés la CIA auprès de présumés terroristes après les événements du 11 septembre 2001.

Photo : AP / Hasan Sarbakhshian / PC

Ces professionnels de la santé auraient aidé à superviser des supplices, comme l’exposition à des températures extrêmes, la simulation de noyade ou la privation de nourriture solide. Certains prenaient des notes, question d’évaluer les niveaux de douleur et de collecter le plus de renseignements possible.

Pour calmer le jeu, le gouvernement Obama a annoncé à la fin de l’été la création d’un programme de recherche visant à déterminer les techniques d’interrogation qui laissent le moins de séquelles psychologiques.

De nombreux chercheurs désavouent cette « science du supplice ». De l’avis de bien des psychologues, les techniques d’interrogation qui poussent aux aveux mais ne laissent pas de séquelles psychologiques n’existeraient tout simplement pas.