Doit-on vraiment faire payer les non-vaccinés ?

L’idée pourrait ouvrir des brèches inquiétantes dans les principes qui régissent notre système de santé public, prévient le Dr Alain Vadeboncoeur.

Photo : Daphné Caron

Le gouvernement envisage de faire payer une « contribution santé » aux personnes qui ne se font pas vacciner contre la COVID et qui ne disposent pas de raison médicale pour refuser ce vaccin. Ce genre d’idées circule depuis un certain temps, notamment sur les réseaux sociaux, à côté d’autres appuyant une priorisation des personnes vaccinées dans le réseau de la santé ou encore l’imposition d’un tarif aux non-vaccinés pour des soins. Une réflexion s’impose sur ces différents sujets.

D’abord, concernant ces deux dernières idées. Associer un paiement à un service de santé à l’hôpital, où les coûts sont couverts par l’État depuis le début des années soixante, ce n’est certainement pas souhaitable. Notamment parce que cela introduirait un paiement en fonction de l’utilisation de services payés par notre régime d’assurance publique, ce qui est contraire à ses principes. Encore pire, refuser d’accorder des soins à cause du statut vaccinal de quelqu’un est tout simplement impensable.

Mais il y a lieu d’explorer aussi les enjeux soulevés par l’idée du gouvernement d’une « contribution santé », qui serait apparemment associée au revenu de la personne. Cette mécanique, qui existe pour d’autres services, mène à une contribution détachée de toute utilisation des services de santé, ce qui est déjà mieux que les deux autres possibilités.

Dans cette proposition, le risque individuel accru d’être hospitalisé si on n’est pas vacciné est imputé à la personne, puis réparti entre l’ensemble des personnes non vaccinées selon leur revenu. Il y a donc une certaine forme de mise en commun des risques, comme avec l’assurance-médicaments. On ne sait pas encore s’il existerait une contribution maximale.

Comme la mesure est en lien avec un « comportement à risque » (le refus de la vaccination), on pourrait la comparer à la taxation sur les produits du tabac, par laquelle les fumeurs contribuent collectivement à financer les coûts de santé associés à cette fâcheuse habitude, dont on sait qu’elle explique environ 30 % des hospitalisations, ce qui est majeur. Bien entendu, cela ne couvre pas tous les coûts de santé futurs, loin de là.

Mais cette mesure peut aussi être vue comme une prime que devraient payer les gens ayant un comportement de santé à risque. Elle se compare alors à celle demandée par la Société de l’assurance automobile du Québec pour assurer un conducteur de motocyclette, qui se trouve à financer, avec les autres motocyclistes, le risque accru associé ce type d’activité, donc des coûts de santé qui pourraient découler d’un accident.

La mesure ressemble aussi au fonctionnement d’une assurance privée, où le niveau de la prime est lié de manière précise au risque individuel, par exemple en assurance vie ou en assurance-voyage. 

Or, un danger majeur avec cette idée de payer une prime santé en fonction de son risque individuel est que cela ouvre la porte à une modulation des coûts de santé en fonction de toutes sortes d’autres facteurs de risques.

Il serait facile d’évoquer ici le tabagisme, exemple classique déjà cité, la consommation d’alcool ou encore la sédentarité, etc. Bref, une foule d’habitudes de vie qui modulent le risque de l’utilisation des services de santé et qu’un législateur moins soucieux des principes de base de notre système de santé pourrait décider d’inclure dans le calcul d’une éventuelle « contribution santé » élargie, une fois la porte ouverte. Voire de la création d’une assurance privée pour couvrir les risques variables des diverses personnes.

Il peut être dangereux d’introduire ce genre de modulation en fonction du risque dans le financement de notre assurance publique de santé, l’orientant vers le modèle des assurances privées, notamment parce que cela ferait l’affaire de bien des gens qui poussent en ce sens depuis longtemps, souhaitant l’arrivée d’une couverture privée sous une forme ou une autre.

Bref, même si la proposition d’une « contribution santé » par les non-vaccinés paraît clairement moins risquée qu’un déni de service pour ces personnes ou encore qu’une demande de paiement à l’utilisation, toutes deux incompatibles avec les principes régissant notre couverture publique, il est apparent que l’idée ouvre d’autres brèches inquiétantes.

À tout prendre, comme l’objectif paraît être surtout de pousser les gens vers la vaccination (puisque la contribution financière globale resterait probablement marginale comparée à l’ensemble des coûts), j’ai tendance à penser que la mesure n’est pas souhaitable. Je me demande même si elle ne devrait pas venir après une proposition de vaccination obligatoire, modulée ou non en fonction de l’âge, comme on en retrouve maintenant dans plusieurs pays, si vraiment on doit se rendre à de telles mesures.

Quoi qu’il en soit, la réflexion à propos de cette « contribution santé » a des implications qui m’apparaissent bien trop larges pour faire l’économie d’un débat de fond sur la question.

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Le refus des anti-vax de suivre les recommandations raisonnables et pleinement justifiées, venant des experts en santé communautaire, cela mettant à risque toute la population, constitue une désobéissance civile importante, et le fait de confisquer le droit des personnes malades respectueuses des lois et d’une saine solidarité… ne doit pas être encouragé. C’est pourquoi tout délestage de patients, au profit des entêtés qui se permettent de « voler leur tour », sans aucune considération pour leur prochain, risque de les encourager dans leur égocentrisme et leur méchanceté. C’est un choix immoral et contraire à l’esprit des lois… A-t-on le droit de mettre la vie des autres en danger, en refusant de respecter les règles élémentaires de la conduite automobile? Comment justifier ce bizarre « respect de la libarté à tout prix », dans une société civilisée? La liberté collective est au moins aussi importante que les libertés individuelles… C’est pourtant facile à comprendre. Oui, il faut « emmerder les emmerdeurs » ! Comment? Il faut y songer sérieusement… En tout cas, donner la priorité aux « vierges folles », ce n’est certainement pas respecter les principes de base de la « santé pour tous »…

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Monsieur,
Vous confondez les lois et la moralité et vous faîtes une comparaison illlogique. Nous n’avons aucune loi qui oblige la vaccination donc il ne peut y avoir de désobéissance civile. Par contre, il y a des lois qui régissent la conduite de véhicules et des pénalités de différents degrés de sévérité selon l’infraction commise. Je crois que de rendre la vie le plus difficile possible aux non-vaccinés.es, que plusieurs appelent les emmerdeurs, est de caractère vindicatif. Cela assouvit peut-être un désir de vengeance, mais n’est-pas immoral selon nos moeurs d’aujourd’hui? Il me semble clair que puisque le gouvernement veut que tous.tes se fassent vacciné, il doit créer une loi qui l’oblige. Le hic est peut-être la Charte des droits et libertés…

Jessika Kinahan… Oui il existe des lois qui obligent la vaccination. L’article 126 de la lois sur la santé publique.

Toujours pertinents vos articles. Cependant de quelle façon peut-on contraindre des gens à se faire vacciner💉? 🤔🤔 🤔

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Il faut comprendre qu’est ce qui compose le groupe. Je vais parler de ce que j’ai été témoins

Il y a des gens qui ont une peur folle des aiguilles. Une personne que je connais préfère nourir un tigre sauvage avec ses mains que d avoir un vaccin quel contre une injection… Sa phobie est un peu loin mais il existe d’autre personne qui doit affronter une peur primal. Ça demande un accompagnement plus ou moins particulier.
Il y a des gens qui sont en marge de la société. Ca va prendre aussi des ressource
Il y a des gens qui ont des maladies chronique et se demande des effets sur leur maladie avec un traitement qui a reçu une autorisation spécial dans le monde. Consulter un expert de la santé en normal est déjà très difficile….
Il y a des gens qu’ils ont reçu une très mauvaise expérience pour la première dose
Certain groupe ont été victimes de vaccins expérimental dans les années 50 et 60.
Il y a des qui n’ont pas confiances au gouvernement.

Sur 1000 personnes vacciné, la liste représente probablement 997 personnes. les 3 autres ce sont des personnes a jugement douteux exemple, ils croient qu’il y a un bataille spirituel entre 2 groupe extraterrestre pour la souveraineté de la terre…. mais je crois qu’on peut se concentrer sur les gens plus normaux mais ça demande du temps et des ressources (chose qu’on n a pas). Ça va faire parti des leçon pour la prochaines campagne vaccinal d’urgence

Si l’égalité doit être maintenue au maximum, l’argumentation utilisant tabac et alcool est injustifiée…
La majorité des taxes sur tabac et alcool reviennent à la santé et donc les addictifs paient bien une partie de leur risque…
Et donc on en revient à la question : est-ce si incongru de songer à cette contribution.
Je prends un risque mais je l’assume…

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C’est une question qui peut être débattu démocratiquement comme l’aide médical a mourir. Décret sanitaire et démocratie ne fait pas bon ménage. On demande un changement critique du fonctionnement dans notre société. C’est un peu tard pour changer le fonctionnement du tissue social.

Merci docteur Vadeboncoeur. J’espère que les décideurs vous entendront. Pour les raisons que vous invoquez et d’autres, cette idée me semble mal avisée et divisive.

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Le gouvernement a déjà la possibilité d’imposer la vaccination obligatoire avec des amendes pour les récalcitrants. Cette voie me semble plus simple et moins exposée à la contestation que la « contribution santé ». Pour le moins, il faudra discuter, comme l’écrit le docteur Vadeboncoeur, de tous les aspects légaux et pratiques de cette mesure.
Le gouvernement peut aussi élargir l’utilisation du passeport vaccinal, par exemple dans les transports collectifs ou dans les commerces non essentiels.

Par ailleurs, je n’envie pas les médecins qui seront sous pression (ils le sont peut-être déjà) pour produire les certificats d’exemption au vaccin, par exemple pour les gens qui font valoir que ce « nouveau » vaccin leur cause une anxiété importante.

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Imposer quelque chose comme la vaccination, dans une société de droit come la notre, c’est enfreindre directement les principes de liberté.

Imposer des conséquences aux choix de chacun me parait plus applicable et acceptable. L’individu peut continuer d’exercer sa liberté de choisir tout en acceptant les conséquences subséquentes.

Je suis pour le principe mais ça me semble difficile à appliquer et à faire entériner par les tribunaux (qui seront forcément saisis de l’affaire si ça se concrétise).

Personnellement, je serais plutôt pour une renonciation de soins en cas de COVID, un waiver que les non vaccinés (sans raison médicale) devraient signer. La COVID ne te fait pas peur et tu assumes le risque? Bien! Donc assume-le jusqu’au bout. Je sais que c’est utopique et impensable, mais bon…on peut rêver!

Pour répondre au Dr Vadeboncoeur, il faut faire attention au piège de la pente glissante, qu’elle soit réellement potentielle ou de l’ordre du sophisme.

N’oublions pas qu’une mesure comme celle projetée, malgré que je n’y crois pas moi-même parce que « t’au kebec icitte », s’appliquerait dans des circonstances exceptionnelles et circonstancielles, dans un état d’urgence sanitaire.

Jamais n’a-t-on vu des fumeurs malades envahir et engorger le système de santé d’un coup à cause de leurs choix. Pareil pour les adeptes de la mal bouffe. Ils pèsent certes sur le système de santé en général, comme plusieurs autres personnes ayant des comportements différents.

De la même manière que le triage médical qui s’applique en temps « normal » n’est pas le même que celui appliqué en situation exceptionnelle lorsque la capacité d’intervention et de traitement est dépassée. Y’a-t-il ici risque de dérive? Non parce que cette pratique est encadrée et s’applique en situations très exceptionnelles.

Gardons donc un oeil sur nos politiciens pour s’assurer qu’ils définissent bien les modalités d’une telle mesure et qu’ils la réserve aux situations très exceptionnelles (comme un dépassement des capacités hospitalières) et on devrait éviter de glisser.

Je trouve désolant qu’on en soit rendu là… je ne suis ni pro vax, ni anti vax. Je suis prochoix… je suis éduquée et intelligente, je ne fais pas partie de la classe des gens marginalisés ou vivant des situations précaires, j’ai un bon emploi… bref j’ai toujours payé mes impôts, j’ai toujours contribué à la société, j’ai toujours voté depuis l’âge de 18 ans… enfin, bref aujourd’hui la situation me dépasse… le gouvernement isole et repousse l’écart entre les gens sous la base de la Science… mais qu’y a-t-il de scientifique dans cette taxe? Et qui est cette « Science »? Pourquoi les questions ne se posent pas? Un débat sain nécessite les deux côtés de la médaille… en ce moment tout ce qu’on a ce sont des ordres de pour se conformer. Les esprits libres qui veulent discuter de la situation se voient pointer du doigt, identifiés à tort comme des gens non éduqués ou d’autres trucs du genre… ils sont catalogués… je trouve ça vraiment triste dans une société d’ouverture comme la nôtre.

Je comprends l’idée derrière cette taxe, mais je ne suis pas d’accord… encore une fois, les gens seront identifiés à tort… pourtant plusieurs ont déjà reçu une dose ou maintenant deux… ces personnes seront maintenant considérées comme non vax? Pourtant elles ont contribué à l’effort demandé au départ par notre premier ministre… pourtant la « Science » le confirme, la troisième dose ne protège pas contre le variant Omicron… je pourrais continuer encore beaucoup comme ça… il suffit de chercher un peu.´, de s’informer et d’ouvrir les yeux… mais le gouvernement, peu importe la controverse, fera ce qu’il veut sans débat, sans discussion, sans écoute et de manière unilatérale comme il le fait depuis le mois de mars 2020.

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Bonjour Dr Vadeboncoeur
Je suis tout à fait d’accord avec vos commentaires, lesquels invitent à la réflexion et je pense que le sujet mérite d’être débattu de façon calme et objective.
J’ai 71 ans, j’ai reçu 2 vaccins ainsi qu’un résultat positif à la COVID le 23 décembre, lequel s’est avéré aussi peu sévère qu’une toux finalement.
Tout ça pour dire que je ne suis pas antivaccin , que je ne comprends pas toujours le refus du vaccin, pas plus que je comprends le tabagisme, l’abus d’alcool, de drogue , les mauvais choix alimentaires et autres comportements à risque de développer des maladies sévères
Nous avons fait le choix comme Société de nous doter d’un Régime d’assurance-maladie universel , auquel chaque individu peut recourir lorsque nécessaire, eu égard à ses habitudes de vie.
Pourtant tous les spécialistes disent et de façon unanime que les mauvaises habitudes de vie sont à l’origine d’une large part des maladies graves qui mettent notre système de Santé.
Devrait-on dans le futur établir des contributions supplémentaires pour tous ceux qui n’ont pas un comportement sans faille? Peut-être serons-nous du nombre.

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En général, je préconise le dialogue et l’éducation mais en situation urgente de crise sanitaire le bien commun doit prévaloir. La proposition d’un impôt aux non-vaccinés est intéressante. Cela en considérant que les personnes à faible revenu, qui ne paient pas d’impôt, ne seraient pas affectées. Je comprends que cet impôt pourrait marquer un précédent, mais ne serait-il pas temps de commencer à responsabiliser les gens?

Vivre en société donne des droits mais aussi des responsabilités. Une bonne partie de l’éthique relève du souci que nous avons pour autrui. La règle d’or est «Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse» ou encore «La liberté de l’un s’arrête où commence celle de l’autre». J’aimerais que l’on parle davantage de droits, DEVOIRS et liberté que seulement de droits et liberté car vivre en société a une contrepartie.

J’ai le goût de dire simplement aux gens toujours non-vaccinés pour des raisons non médicales: Pensez aux autres et arrêtez de ne parler que de vos droits et votre liberté. Demandez-vous un peu quels sont vos devoirs et vos responsabilités?

En ne vous faisant pas vacciner, sachez que 1) Vous contribuez au débordement de nos hôpitaux et l’épuisement du personnel de la santé. 2) Vous mettez la santé des personnes vulnérables à risque. 3) Vous considérez que les risques associés aux vaccins sont supérieurs aux risques de contracter la COVID-19 sans vaccin. Donc, vous avez décidé que vous alliez contracter la COVID-19 sans protection… Bonne chance!

Claude COULOMBE

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Sur le plan éthique, je voulais simplement ajouter qu’il y a une profonde différence entre un comportement qui nuit à autrui comme la non-vaccination pendant une pandémie et des comportements (tabagisme, mal bouffe, sédentarité, etc.), qui affectent uniquement la santé de la personne qui a ces mauvais comportements.

C’est important de faire cette distinction sur la base de «La liberté de l’un s’arrête où commence celle de l’autre».

@ M. Claude Coulombe.
Petit ajustement. Vous écrivez ¨et des comportements (tabagisme, mal bouffe, sédentarité, etc.), qui affectent uniquement la santé de la personne qui a ces mauvais comportements.¨ Ce n’est pas tout à fait exact. Le parent (homme ou femme) qui fume en présence de ses enfants met radicalement la santé de ceux-ci en danger. Je dirais même que les exemples de mal-bouffe et sédentarité, indirectement, donnent l’exemple à ces enfants qui risquent d’adopter un tel comportement. Ce n’est peut-être pas dans 100% des cas, mais ça n’aide pas.

@C. d’Anjou
Monsieur d’Anjou, vous avez 100% raison. La fumée secondaire et l’initiation aux mauvaise habitudes ne sont pas à négliger quand on se questionne sérieusement sur l’éthique de nos comportements. Merci et bonne année 2022!

Je suis ambivalente face à vos arguments. La comparaison avec le tabagisme m’apparaît boiteuse. Fumer ne met généralement pas les autres à risques surtout depuis que la santé publique a émis des règles (interdiction de fumer dans les lieux publique, etc.). D’autre part, si le vaccination n’est pas obligatoire, pourquoi surtaxer ceux qui la refuse. Je crois que de restreindre au maximum les risques de contact inutiles avec le passeport vaccinal tout en contrôlant au maximum ces risques pour les services essentiels me semblent la meilleure voie que la surtaxe puisqu’il y a un lien plus direct avec les risques que font courrir les non vaccinés aux autres. Cette surtaxe me fait croire que les mieux nantis non vaccinés et peu soucieux de leur responsabilités collectives pourront se permettre de maintenir leurs comportements à risque alors que les moins bien nantis non vaccinés mais qui font attention à leur entourage s’en trouveront encore plus marginalisés.

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Merci beaucoup de vos commentaires, Docteur.

Un point additionnel me semble important. Hormis la question de la grande difficulté pratique d’instaurer une telle mesure (laquelle finirait par taxer disproportionnellement des moins nantis), je crains voir dans le propos soudain de M. Legault encore une fois une volonté de semer division et friction, entre “nous autres” et “eux autres”, et de miser politiquement sur la colère d’un segment de notre société contre une autre.

Nous voyons même ici, dans un nombre des commentaires de lecteurs, non seulement cette colère mais l’effet sur cette colère des propos qui ont dévié l’attention publique.

Nos voisins américains sont en train de vivre des conséquences très graves de plusieurs années de fomentation de colère et de division. Nous devrions nous inoculer contre ce genre d’approche au discours public.

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Vaccination obligatoire : ça n’a même pas fonctionné avec les travailleurs de la santé, pourtant premiers concernés. Passeport vaccinal pour commerces non-essentiels: le temps de l’implanter, ce sera l’été…

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Il reste a vacciné 10% de la population (un chiffre rond pour facilité le calcul). De ce que je peux comprendre, 60% des gens vont ressentir aucun symptôme jusqu’à un léger inconfort. Il reste 4% des gens qui vont avoir une forme modéré ou plus grave de la maladie.

96% des gens ont une forme de protection ou une autre. Dans le 4% , on peut rajouter les gens qui ont eu le virus et qui confère un protection car les réinfections sont plus tôt rare. C’est dur de calculer le nombre mais je peux estimer 1% sur les 4%

On est rendu a 97% des gens qu’ils ont une protection d’une forme ou un autre….. Ça devient très difficile de faire mieux. Je crois qu’on plus un problème de gestion général dans le système de santé que un taux de vaccination.

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Nous vivons malheureusement dans une société de plus en plus individualiste où certains se persuadent que leurs droits sont sans limites, même celui de nuire à autrui, de les brimer, voire de mettre leur vie en péril. Ces gens sont incapables d’empathie, de solidarité, et quoique minoritaires, réussissent à convaincre même les plus perspicaces de nos analystes et observateurs comme le dr Vadeboncoeur, que leurs droits sont sans limites et qu’on doit considérer leur arrogance et leur égoïsme comme étant un phénomène acceptable socialement. On arrive même à nous convaincre que ces gens appartiennent tous plus ou moins à une classe défavorisée et qu’ils ne sont pas en mesure de comprendre les conséquences de leur refus de se faire vacciner: itinérants, malades mentaux, analphabètes, etc. Sérieusement? Peut-être une minorité de ce 10% appartiennent-ils à ces catégories de personnes vulnérables, mais la majorité? Les milliers de personnes qui se sont présentées aux centres de vaccination après l’annonce que le passeport vaccinal deviendrait nécessaire pour accéder à la SAQ , etc., n’avaient pas du tout ce profil. Augmenter ces restrictions serait donc la clé pour convaincre ces gens qui ne raisonnent qu’en fonction de leur besoins personnels en ignorant la détresse d’autrui?
Pour finir, mettre sur le même pied le refus de se faire vacciner dans une situation exceptionnelle de crise qui dure depuis deux ans au cas des fumeurs, des gens sédentaires ou gros mangeurs est un sophisme:
1. Les fumeurs sont contraints de payer une taxe pour compenser leur choix; ils doivent respecter depuis des années l’´imposition de ne plus fumer dans des endroits publics pour ne pas nuire à la santé d’autrui.
2. Le choix des non vaccinés met en péril leur santé mais aussi celle de toutes les personnes qu’ils croisent. On n’a pas à se mettre a l’abri de fumeurs ou de personnes obèses.
3. Les non vaccinés, à cause du délestage, usurpent la place de personnes malades qui ont eux aussi le droit d’être soignés.
4. Les non vaccinés contribuent grandement à aggraver l’état de fragilité de notre système de santé en utilisant de façon disproportionnée ses ressources, surtout humaines .

Ne sont-ce pas là de bonnes raisons pour rappeler à l’ordre de toutes les manières possibles ces personnes qui veulent nous faire croire que leur sacro sainte liberté passe avant la vie d’autrui?
Qu’en pensera le docteur Vadeboncoeur quand il devra commencer à trier dans son urgence ceux, parmi ses malades, qui auront le droit de vivre et ceux qui n’auront pas le droit d’être traités, comme dans une zone de guerre?

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Très bon article sur le sujet; les exemples présentés sont pour la plupart très pertinents, mais une absence notable les affectent tous et qui constitue l’essentiel de l’argumentaire en faveur de la contribution reliée à la Covid, c’est le risque de contamination des autres qu’on retrouve beaucoup moins dans le cas des exemples retenus.

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Un sujet qui a été à peine effleuré une fois, mais qu’on n’a plus entendu parler depuis, c’est le démentellement pièce par pièce de notre système de santé en tant que tel. Notre système de santé est un des plus dispendieux au monde (comme le mentionne Richard Martineau dans le Journal de Québec). Année après année, la boulimie s’est emparée du système; de plus en plus de bureaucratie à chaque tentative de diminution, centralisation des points décisionnels accompagnée d’une augmentation encore de la bureaucratie, augmentations faramineuses des salaires des médecins avec diminution dans bien des cas du temps de travail , contingentement du nombre d’étudiants en médecine et soins infirmiers qui a mené à la pénurie actuelle.
Tous ces point font en sorte qu’au lieu d’avoir la capacité d’affronter une épidémie quelconque avec un certain calme et assurance, on s’est retrouvé (et c’est ainsi dans bien d’autres pays) en situation de surprise et de panique généralisée.
Et fait cocasse, si on regarde ailleurs, surtout en Afrique qui est sous-vaccinée, il n’y a pas plus de cas sévères d’hospitalisation qu’ailleurs… à moins qu’on ne nous cache les vrais chiffres, mais je ne comprendrais pas pourquoi !

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Je comprends très bien le point de vue du Dr. Vadeboncoeur. Je trouve toutefois les analogies faites avec le tabagisme, l’alcool et la sédentarité plus ou moins pertinentes. Le risque posé par les anti-vax va au-delà des coûts hospitaliers. Sauf erreur, un citoyen non-vacciné serait un meilleur vecteur de propagation du virus auprès de ses concitoyens. Si tel est le cas, et dans un contexte pandémique, un anti-vax représenterait un bien plus grand risque à l’égard des vaccinés que le risque associé à ceux qui s’adonnent au tabagisme ou qui abuse de l’alcool.

Avant même que la pandémie nous frappe, les coûts pour les services de santé étaient déjà faramineux. Peut-être est-il temps de reconsidérer le système de santé afin d’encourager des habitudes de vie plus responsables.

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Pour convaincre les non-vaccinés de passer à l’acte, la proposition de leur faire payer les coûts de leur hospitalisation en tout ou en partie est excessive et ne règle pas le problème actuel des hospitalisations. La mesure ne s’appliquerait en effet que lorsque le mal est fait. La personne n’aurait pas pu profiter du vaccin, elle serait tombée malade et elle surchargerait le système de santé.

Un système de bonus-malus serait plus efficace. Tous les vaccinés recevraient un montant d’argent après avoir reçu leurs trois doses et ceux qui refuseraient sciemment seraient tenus de payer une pénalité. Les quelques personnes ayant des contre-indications médicales ne seraient évidemment pas tenues de payer quoi que ce soit. Le taux de vaccination avoisinerait probablement les 100% avec ce système.

Ceux déjà vaccinés y verraient une reconnaissance de leur geste et la pénalité de ceux qui refuseraient servirait à couvrir le risque additionnel qu’ils représentent pour le système de santé.

On imagine souvent les non vaccinés comme une cohorte de militants bruyants prêts à monter aux barricades au nom de grands principes de liberté ou parce qu’ils croient aux théories du complot. Ce n’est vraiment pas le cas. Cette catégorie est très minoritaire dans le groupe. Pour la majorité, ce sont des gens ordinaires qui ne voient tout simplement pas la nécessité de se faire vacciner ou ce sont des gens isolés et mal informés qui vivent en marge de la société. Les restrictions actuelles ne les empêchent pas de vaquer à leurs occupations et ils ne sont pas embarrassés par celles-ci dans les gestes essentiels de leur vie.

Tous ces gens ont besoin d’un coup de pouce pour agir et si on leur disait que la vaccination est obligatoire et qu’ils en tireraient en plus un bénéfice financier, la grande majorité obtempérerait.

Avec la montée du taux de vaccination qu’amènerait ces mesures, l’argent dépensé serait vite récupéré en effets positifs sur la société.

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@ François Renald : vous écrivez : ¨Un système de bonus-malus serait plus efficace. Tous les vaccinés recevraient un montant d’argent après avoir reçu leurs trois doses ¨…
Mais où donc prendriez-vous l’argent ? Ne trouvez-vous pas que déjà les vaccins coûtent très cher (environ $30,00 X 60 Millions de doses = 1,8 Milliards) ? Comme s’il en pleuvait !
On peut féliciter des gens qui ne font que leur devoir, mais de là à leur donner un bonbon à chaque fois, il y a une marge.

Le coût de santé ce n’est pas relié au fait qu’on veut faire payer pour des soins de santé comme on le ferait pour un fumeur, dans ce cas, c’est de faire payer parce que la personne met a risque la collectivité. Une genre d’amende si on veut. Le fumeur ce met a risque comme individue mais il ne met pas a risque l’ensemble de la population parce que les fumeurs ne seront pas tous en même temps a l’hôpital. Dans ce cas ci, les non vaccinés vont causé la mort de gens qui ont aucun lien avec eux a cause de l’engorgement et de l’épuisement du personnel de la santé. On ne parle pas d’une taxe pour tout ceux qui nuisent a leur propre santé mais d’une amende pour ceux qui mettent les autres en danger comme sur la route avec les chauffards! Je ne voit donc aucun problèmes avec notre système de santé actuel et ses principles de bases. Je suis étonné de voir l’association que vous faites alors que ce n’est pas comparable.

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@Yevs Baillargeon
100% d’accord avec vous, cela nous montre que le Dr Vadeboncoeur est un humain avant tout. La nuance, lui a sans doute échappée… Je lui lève mon chapeau ainsi qu’à tous les travailleurs qui tiennent le coup et notre système de la santé qui est à bout de souffle.

« Je me demande même si elle ne devrait pas venir après une proposition de vaccination obligatoire, modulée ou non en fonction de l’âge, comme on en retrouve maintenant dans plusieurs pays, si vraiment on doit se rendre à de telles mesures. » Bien joué !!!! Mine de rien, vous ouvrez l’idée de la vaccination obligatoire.
Je vous invite à lire la chronique au complet d’ Émilie Nicolas: Démantèlement public 101. » » ll y avait, en 1976, environ 7 lits d’hôpital par mille habitants au Canada. En 2019, nous en étions à 2,5. Le déclin de la capacité hospitalière du système de santé public s’est fait lentement, au fil des coupes budgétaires et des réformes douteuses. Si bien que pour bien des gens, il est désormais normal que les urgences débordent et que les ressources humaines ne suffisent pas. Quand, même lors de la routinière saison de la grippe, sans autre facteur de stress exceptionnel sur le système public, les urgences sont pleines, tu es prêt. Une crise de santé publique, n’importe laquelle, fera fissurer les institutions… » Le système de santé est malade. Et si une des solutions était au niveau du système de santé lui-même, au lieu que le gouvernement nous dise que la vaccination est la seule solution, ce qui est d’ailleurs faux puisqu’il existe des traitements.

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Oups Chronique d’ Émilie Nicolas: Démantèlement public 101.
Dans le Journal Le Devoir, 13 janvier 2022

Les non-vaccinés n’ont pas d’affaire à payer cette taxe farfelue. Nous payons pour une assurance-santé qui nous assure tous une gratuité des soins, qu’on ait eu recours au système de santé OU NON durant l’année. On nous dit que c’est la faute aux non-vaccinés si les lits d’hôpitaux sont pleins, mais c’est faux. Les urgences débordent depuis des années.

2009: « Les urgences débordent à nouveau »

« La situation se répète chaque année : les urgences débordent partout dans la région de Montréal et ailleurs au Québec.

Un survol effectué par le Journal de Montréal montre que les urgences des hôpitaux de Montréal, de la Montérégie, des Laurentides et de Lanaudière ont atteint des taux d’occupation très élevés.

C’est le cas pour des hôpitaux comme celui du Haut-Richelieu, de Granby ou d’Argenteuil, où les taux d’occupation tournent autour de 190%. »

https://www.tvanouvelles.ca/2009/01/30/les-urgences-debordent-a-nouveau

2011: « Les urgences débordent à 232 % »

« Le taux d’occupation à l’urgence de l’Hôpital du Lakeshore explose depuis quelques jours en raison d’une pénurie de lits de longue durée pour répondre à la demande grandissante.

Hier matin, 70 patients sont enregistrés à l’urgence alors qu’il n’y a que 31 civières disponibles. Le taux d’occupation se chiffrait à 232 %.

Le mois de décembre est habituellement une période un peu plus achalandée en raison de la grippe, mais la situation actuelle relève uniquement du manque de lits de longue durée. »

https://www.journaldemontreal.com/2011/12/09/les-urgences-debordent-a-232-

2012: « Hôpitaux : Les urgences débordent »

« Comme à plusieurs autres endroits à Montréal, l’urgence de cet hôpital de l’Ouest de l’île affichait un taux d’occupation de 200 %, hier matin.

L’urgence la plus débordée a été enregistrée à l’hôpital Pierre-Le Gardeur, à Terrebonne, avec un taux de 236 %.

Du côté de l’hôpital Pierre-De Saurel, à Sorel-Tracy, la situation était aussi achalandée, avec un taux de 194 %. »

https://www.journaldemontreal.com/2012/04/17/hopitaux–les-urgences-debordent

2013: « Les urgences débordent toujours »

« Les chiffres se suivent et se ressemblent. Pire encore, ils ne font que gonfler comme une épidémie qui se propage. La grippe et la gastroentérite frappent partout. Le retour au travail ou sur le chemin de l’école sera pénible au cours des prochains jours.

Les salles d’urgence des hôpitaux de la région de Québec affichaient des taux d’occupation variant entre 236 % et 113 %. »

https://www.journaldequebec.com/2013/01/07/les-urgences-debordent-toujours

2014: « La grippe fait déborder les urgences »

« Dans la région de Montréal, lundi matin, le taux d’occupation des civières des urgences était de 134 %. Plus de 2500 patients s’étaient présentés à l’urgence en 24 heures dans la métropole, dont 390 avaient des symptômes d’allure grippale (SAG). Le taux d’occupation sur civière dépassait les 200 % à l’Hôpital Jean-Talon et à l’Hôpital général du Lakeshore. »

https://www.ledevoir.com/societe/sante/427851/la-grippe-fait-deborder-les-urgences

2015: « Les urgences débordent encore »

« Des heures supplémentaires ont été nécessaires pendant les fêtes, alors que le taux d’occupation dans les urgences s’est maintenu entre 150 % et 175 %. »

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/700729/urgence-personnel-quebec

2016: « Les urgences débordent à Québec »

« Le personnel a de la “broue” dans le toupet. Les infirmières travaillent fort. Les coupes budgétaires font en sorte qu’on ne remplace pas nécessairement les absences. Il y a peu de marge de manœuvre lors des débordements dans les urgences», constate la vice-présidente du syndicat des professionnels en soins au CHU de Québec, Nancy Hogan.

https://www.journaldequebec.com/2016/07/20/les-urgences-debordent-a-quebec

2017: « Les urgences de plusieurs hôpitaux débordent »

« C’est notamment le cas pour les hôpitaux Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe (192%), de Montréal pour enfants (158%), Pierre-Le Gardeur de Terrebonne (153%) et Pierre-Boucher de Longueuil (151%). »

https://www.tvanouvelles.ca/2017/12/15/les-urgences-de-plusieurs-hopitaux-debordent

2018: « Les urgences débordent à Québec »

« Les urgences débordaient à Québec, lundi, alors que le taux d’occupation atteignait même 138 % à l’hôpital de l’Enfant-Jésus.

Le CHUL, l’hôpital Saint-François d’Assise, l’Hôtel-Dieu de Québec et l’hôpital Saint-Sacrement fonctionnaient tous à plein régime, affichant des taux d’occupation entre 105 % et 126 %. »

https://www.journaldequebec.com/2018/10/29/les-urgences-debordent-a-quebec

2019: « Les urgences débordent dans le Grand Montréal »

« LES URGENCES LES PLUS OCCUPÉES
Montérégie

171 % Hôtel-Dieu de Sorel

166 % Hôpital du Suroît

138 % Centre hospitalier Anna-Laberge

Montréal

157 % L’Hôpital général Juif Sir Mortimer B. Davis

15 des 21 établissements de santé sont en situation d’achalandage élevé ou très élevé

Laurentides

131 % Hôpital de Saint-Eustache

Lanaudière

127 % Centre hospitalier régional de Lanaudière

Laval

116 % Hôpital Cité de la Santé »

https://www.ledevoir.com/societe/sante/569602/les-urgences-debordent-dans-le-grand-montreal

Est-ce que c’était aussi la faute aux non-vaccinés dans ces années-là, ou à un gouvernement qui à fait des coupes budgétaires et sous-financé le réseau de la santé ces 30 dernières années ?

Si on franchi le cap de nous faire payer cette taxe injuste, et qui en passant contrevient à la charte des libertés canadienne, (« Les régimes provinciaux et territoriaux doivent fournir à toutes personnes assurées un accès raisonnable aux services hospitaliers et médicaux médicalement nécessaires sans frais ni autre mesures restrictives. »), jusqu’où ira-on ? Où s’arrêtera cette folie ? Est-ce que les obèses seront les prochains à payer une taxe ? « Non, l’obésité n’est pas contagieuse ».

C’est bien vrai, mais si on part du principe qu’on veut nous faire payer cette taxe parce-que les non-vaccinés sont contagieux et propagent la maladie, alors il serait logique que les vaccinés qui ont attrapé la covid et l’ont donné à un autre paie cette taxe aussi pour leur négligence. Il est prouvé que les doubles et triples vaccinés attrapent la covid et la transmettent à leur voisins eux aussi.

Ensuite j’entends dire que les non-vaccinés sont un lourd fardeau budgétaire. Selon un article de « La Presse », les non-vax coûtent 1 million par jour.

https://www.lapresse.ca/affaires/chroniques/2022-01-12/contribution-sante/les-non-vax-coutent-1-million-par-jour.php#:~:text=Sachant%20qu'un%20s%C3%A9jour%20COVID,au%20gouvernement%20depuis%2028%20jours.

D’accord, un petit calcul: 1 Million multiplié par 365 jours: 365 millions de dollards par années. L’obésité elle, d’après toi combien elle coûte au système de santé ?

« L’obésité coûte 1,5 milliard de dollars par année en soins de santé au Québec, selon une étude de l’Institut national de santé publique du Québec (INSP). »

Source: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/707333/embonpoint-obesite-coutent-un-milliard-et-demi-de-dollars-par-annee-en-sante-au-quebec

Donc encore une fois, je me demande: Les obèses seront-ils les prochains à payer cette taxe ? Si on s’enfonce là dedans, ça peut déraper facilement.

Et si on veut partir de ce principe, que le gouvernement me rembourse l’argent que j’ai déboursé en impôt pour financer ce système de santé pour toutes les années où je ne l’ai pas utilisé. Ce serait seulement juste.

Rien qu’en 2021, le gouvernement à effectué des coupes budgétaires au niveau de la santé et fermé des urgences à droite et à gauche. Ils ont fermé l’urgence qui était ouverte 24 heures dans ma ville à Senneterre, maintenant elle est ouverte 8 heures par jours seulement. Avant que le gouvernement ne décide d’intervenir ça allait très bien, même les infirmières se sont insurgées contre cette décision d’une idiotie sans nom. Ça à fait un mort aussi, quelques semaines après la fermeture. L’individu en question avait des douleurs abdominales dans la soirée, mais à décidé d’endurer son mal puisque l’urgence était fermée. Dans la nuit, la douleur s’étant amplifiée, il a finalement décidé d’appeler une ambulance. Il à été transporté à l’hôpital de Val d’or, à environ 70 km de Senneterre. À Val d’or, voyant la gravité de la situation, ils ont décidé de le transférer à Amos. Et hop, un autre 67 km d’ambulance. Le patient est mort dans l’ascenseur de l’hôpital à Amos. Le gouvernement à refuser toute part du blâme dans la mort du patient en question. « Le protocole a été respecté », nous à on répondu. « Rien à voir avec la fermeture de l’urgence de Senneterre ». Ah non ? Si l’urgence avait été ouverte, le patient aurait probablement été au CLSC pour se faire examiner tout de suite. Et même s’il aurait attendu jusqu’à la tombée de la nuit comme il à fait, à Senneterre on lui aurait offert un diagnostique et tout de suite transféré à Amos au lieu de lui faire faire un détour de 70 km. Ses chances de survie auraient exponentiellement augmenté.

Si le gouvernement ne se juge pas responsable des morts causées par les fermetures des urgences à travers le Québec, alors je ne suis certainement pas responsable des débordements dans les hôpitaux alors que je n’ai jamais attrapé ou donné la Covid et que je n’ai pas fréquenté un hôpital ou un CLSC depuis 2019.

Si tu veux me faire payer une taxe pour ça, ben rembourse moi l’argent que j’ai donné pour supporter ce système de santé pour toute les années où je ne l’ai pas utilisé. T’a fermé mon urgence pour 16 heures par jours alors réduit moi mes impôts qui servent à financer ce fameux système. Pourquoi je payerais le même montant que je payais pour une urgence ouverte 24 heures alors que tu m’a coupé le service et qu’il est désormais ouvert pendant 8 heures seulement ? Non sens.

Les problèmes du réseau de la santé ne datent pas d’hier. Pour ceux qui ont la mémoire courte la covid n’était pas là en 2009, les débordements oui.

Qui à ramené OMICRON au Canada ? Pas moi. J’ai pas le droit de voyager. Qui fréquente les restos, gyms, et salle de cinéma ? Pas moi, j’ai pas le droit de sortir. Je respecte les consignes, même si je ne les approuvent pas, je me désinfecte les mains, je porte le masque, je sors juste quand c’est essentiel, donc NON, je ne suis pas un vecteur de contagion.

Les non-vaccinés ont le dos large, mais un moment donné va falloir se réveiller et se rendre compte que des tatas y’en a sur les deux bord, non-vacciné ET vacciné et que le gouvernement à une grosse part de responsabilité dans les maux de notre système de santé.

Si je veux pas me faire vacciner c’est mon choix et non je ne pense pas que la terre est plate ou que Barrack Obama est un lézard venant de la lune. J’aime mieux attendre de voir les conséquences du vaccin sur le long terme avant de décider de me faire vacciner, that’s it.

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Vous voulez voir les conséquences du vaccin à long terme? Ça c’est vraiment dinosaure car les vaccins sont présents depuis des décennies et leurs avantages dépassent de beaucoup leurs inconvénients. Mais, en réalité vous courez beaucoup plus de risques de subir les conséquences de votre décision, beaucoup plus vite, vu que les risques d’être malade puis hospitalisé augmentent considérablement en raison de votre décision. Bonne chance!

Mais une chose m’échappe… vous parlez du danger que présente un non vacciné pour autrui … il a pourtant été scientifiquement prouvé que les vaccinées pouvaient aussi contaminer leur entourage (d’environ 70%) se font t’ils tester pour sortir? Respectent t’ils les gestes comme ventiler une pièce, rester à 2m, ne pas faire la bise, désinfecter ses mains régulièrement? je lis dans certains commentaires que les non vacciné sont égoïstes mais pourtant beaucoup avec bienveillance limitent leur sortie, se font tester même dans la sphère privée pour voir la famille et les amis et maintiennent minutieusement les gestes barrières pour respecter et protéger les autres citoyens. Donc je trouve vos propos incohérents. De plus j’entends quelques vaccinées se plaindre d’avoir des soucis de santé liée à la vaccination ( problème de peau chez un ado à qui le dermatologue a prescrit des crèmes, thrombose chez une femme de 37 ans, elle a dû être opérer , une myocardite chez un homme travaillant à l’hôpital (il a été sauvé car il était de service quand il a fait son malaise…) Troubles menstruels important chez une jeune fille de 14 ans a qui on a prescrit la pilule pour réguler son cycle, un AVC pour une dame de 89 ans, déclenchement de trouble neurologique chez une jeune fille de 17 ans pourtant provax , aujourd’hui suivi par un psychiatre… Ma question est qui paye pour ses soins? Avec Omicron les personnes non vacciné de moins de 60 ans sans comobidité s’en sortent en général avec un gros rhume… je ne vois pas où les non vacciné sont un gouffre financier pour le système de santé…

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Je me serais attendu à beaucoup plus de rigueur de la part du Dr. Vadeboncœur. D’abord, il y a des provinces qui ont imposé une taxe spéciale pour la santé (la CB l’a abandonné il y a quelques années) dont la moitié était payée par l’employeur (le cas échéant) et l’autre par le contribuable, en plus de l’impôt sur le revenu.

De plus, c’est vraiment tribal dans le sens où quand on change de province (eh oui, il y a de la mobilité inter-provinciale au Canada mais il est vrai qu’en raison de leur langue, les Québécois en sont moins enclins), on n’est pas couvert par l’assurance-maladie pendant les 6 mois d’attente quand on arrive ici au Québec; si on a le malheur d’être malade, on paie. Ça s’ajoute au fait que ça fait des années que ma famille est sur une liste d’attente pour un médecin de famille et que je n’ai pas accès à ce service sauf si je me présente à l’urgence (pour une affaire bénigne, comme renouveler des ordonnances) ou que je paie en médecine privée – oui, je paie pour le système de santé avec taxes et impôts pour un service auquel je n’ai pas accès et que je dois payer en plus au privé si je peux, donc service payé en double.

Après ça vous vous lamentez pour les droits de ceux qui refusent de recevoir un vaccin gratuit qu’on sait fort bien qu’il sauve des vies! Vous utilisez le même exemple franchement ridicule de l’alcool, du tabac et pourquoi pas des amateurs de vitesse au volant (oups, il y a des amendes) sans préciser qu’aucun de ces comportements n’est contagieux ni pourrait infecter les autres et causer leur hospitalisation sinon leur décès.

Personne prétend qu’on devrait priver les non vaccinés de services médicaux, seulement de leur faire payer leur inconscience et leur négligence envers eux-mêmes et les autres. Si ces gens étaient le moindrement solidaires et avaient des principes de respect des autres, ils se confineraient eux-mêmes pour ne pas s’infecter ni infecter les autres. Ils peuvent même commander leur vin, leur alcool et leur pot et se les faire livrer. Ils peuvent faire la même chose avec l’épicerie et le reste de leurs besoins, même les pharmacies font des livraisons (demandez aux 70 ans et plus des débuts de la pandémie qui se sont vus confinés malgré eux).

Soyez un peu plus objectif et demandez-vous comment protéger vos concitoyens de cette pandémie plutôt que de chercher des poux à ceux qui essaient de faire quelque chose à plus ou moins bon escient.

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