Drogues au volant : plus qu’on pense

Les conducteurs qui prennent le volant après avoir consommé des drogues sont presque aussi nombreux que ceux qui conduisent après avoir pris un verre, révèle une enquête du Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies.

Drogues au volant : plus qu'on pense
Photo : iStock

L’équipe de recherche a intercepté au hasard, avec l’aide des policiers, 2 840 véhicules dans cinq villes de la Colombie-Britannique, entre 21 h et 3 h du matin.

Parmi les conducteurs, 86 % ont accepté de se soumettre à un alcootest et 71 % ont fourni un échantillon de salive, par la suite analysé pour détecter la présence de drogues. Compte tenu de l’heure tardive, la majorité des participants étaient des jeunes.

Les résultats ont montré que 9,9 % des participants avaient consommé de l’alcool et 2,2 % avaient un taux d’alcoolémie supé­rieur à la limite prescrite par le Code criminel, soit 80 mg/dl.

En outre, 7,2 % des échantillons de salive recueillis contenaient des traces de drogues, le plus souvent du cannabis. Le plus faible niveau de tétrahydrocannabinol (ou THC, la substance psycho­active contenue dans le cannabis) s’établissait à 2 ng/ml et le plus élevé dépassait 70 ng/ml.

Des études ont montré que les capacités de conduire sont nettement compromises quand les niveaux de THC atteignent de 2 à 5 ng/ml.

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