Du faux cuir en kombucha

Dans le domaine des biomatériaux, la culture de bactéries servant à produire le kombucha semble avoir un bel avenir devant elle !

Photo : Vjosana Shkurti

Une chaise restaurée à partir d’une souche de kombucha, ce thé fermenté effervescent : c’est l’œuvre à laquelle travaille Théo Chauvirey, diplômé du programme de maîtrise en design de l’Université Concordia.

L’ingrédient secret, c’est le scoby, la culture de bactéries et de levures essentielle à la fermentation du kombucha. Pour le transformer en matériau, le designer fait mijoter du thé noir et du sucre pendant quelques semaines. Une rondelle de cellulose se forme alors en surface et s’épaissit au fil du temps. Après avoir été retirée de son bain de kombucha, cette galette gluante sera nettoyée avant d’atterrir… dans une petite piscine gonflable, où on lui donnera sa forme finale.

Une fois sec, le matériau peut servir à remplacer le cuir dans la fabrication ou la restauration de meubles et de vêtements. Théo Chauvirey a d’ailleurs confectionné l’an dernier une robe en kombucha !

Si le vêtement n’a pas survécu — la robe a craquelé après quelques mois —, le scoby n’en reste pas moins prometteur dans l’élaboration de biomatériaux, affirme-t-il. Particulièrement dans un contexte de changements climatiques. « Comme ce sont les bactéries qui fabriquent le matériau, on élimine les dépenses énergétiques. La machine, c’est le micro-organisme ! »

Une présentation de unpointcinq, média de l’action climatique au Québec

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