Eau potable: le Canada a peu appris de Walkerton

Dix ans après la tragédie de Walkerton, le Canada n’a guère progressé dans sa manière de gérer l’eau potable, surtout dans les régions peu peuplées, critique sévèrement le spécialiste Steve E. Hrudey dans le rapport Safe Drinking Water Policy for Canada (pdf en anglais)  publié fin février par l’Institut CDHowe.

Steve E. Hrudey, professeur émérite de toxicologie analytique et environnementale à l’Université de l’Alberta, est un des scientifiques qui a participé à l’enquête sur la contamination par la bactérie E. coli de l’eau de la petite ville ontarienne de Walkerton, en mai 2000, qui a causé la mort de 7 personnes et en a rendu malades 2300 autres.

Selon lui, la qualité de l’eau potable constitue un risque de santé tout à fait négligeable dans la majeure partie du Canada.

Mais la manière de gérer l’eau reste très fragmentée et rend le pays vulnérable à des accidents, surtout dans les régions peu peuplées.

Le Canada a besoin d’un système qui encourage et récompense la compétence chez les fournisseurs d’eau potable, qui doivent être mieux encadrés et formés, à l’image de ce qui se fait par exemple au Royaume-Uni et en Australie, estime Steve Hrudey.

Ces pays ont d’ailleurs tiré bien plus de leçons de Walkerton que le Canada, dit-il. Là-bas, les petites unités de traitement de l’eau sont désormais supervisées par des autorités régionales mieux outillées.

Selon Steve E. Hrudey, le Comité fédéral-provincial-territorial sur l’eau potable, qui fournit les recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada, se contente de donner des chiffres à respecter en matière de qualité de l’eau, alors qu’il devrait fournir un support opérationnel aux petites usines.

Ceci dit, inutile de paniquer, car le risque reste très faible. Selon l’INSPQ, en 2008 et 2009, cinq éclosions de maladies hydriques liées à la consommation d’eau ont été recensées au Québec. C’est peu, mais si on pouvait s’en passer…

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Les Canadiens ont un droit patrimonial sur l’eau dont ils ont besoin pour vivre — pour eux, ça devrait TOUJOURS être gratuit (à moins d’abus flagrants).

Ceux qui doivent payer TRÈS CHER pour avoir accès à notre eau sont les PEPSI (Aquafina), COKE (Dasani), DANONE (Villavicencio) et NESTLÉ (Pure Life) de ce monde qui, en ce moment, font des affaires d’or en puisant NOTRE EAU pour LEUR PROFIT EXCLUSIF.

Comme les Saoudiens pour leur pétrole ou les Norvégiens pour leurs ressources pétrolières, le Québec doit percevoir des redevances d’au-moins 51% sur chaque goute d’eau puisée par des étrangers, sur notre territoire.

Des entreprises à propriété 100% québécoise (avec des critères très stricts) pourraient obtenir des conditions plus avantageuses mais il faudrait quand même payer une importante redevance à l’État.

Pourquoi?

Pour avoir suffisamment d’argent pour FINANCER notre réseau d’eau PUBLIC afin qu’il demeure l’un des meilleurs, au monde.

Il ne faut pas niveler vers le bas, au contraire, il faut viser haut et pour ce faire, il faut cesser de donner NOS PLUS FORMIDABLES RESSOURCES, comme l’eau douce, à des ÉTRANGERS dont les profits sont couramment acheminés dans des PARADIS FISCAUX (ou à l’étranger, tout simplement).

Les Québécois doivent protéger leur patrimoine hydrique et pour ce faire, il doivent commencer à se comporter en PROPRIÉTAIRES, surtout avec les transnationales étrangères qui n’hésiteront pas à nous VOLER jusqu’à la dernière goute d’eau.

Je n’aurais pas mieux dit que vous, M. Gélinas. Et dire qu’au Québec ce gouvernement a voté une politique sur l’eau qui nous rit tous au nez comme Québécois. Des redevances ridicules. N’oublions pas que l’eau est une ressource minérale sous-terraine, comme le gaz de schiste, et que la dilapider alors qu’on n’a pas d’idée précise de la quantité restante dans les aquifères est un scandale.