En rediffusion – Tricheurs, les riches ?

EN REDIFFUSION – BILLET PUBLIÉ LE 8 MAI 2012

Un statut social élevé incite-t-il à adopter des comportements contraires à la morale ou malhonnêtes ? Oui, affirment des chercheurs californiens et canadiens dans une étude intitulée Higher social class predicts increased unethical behavior publiée dans la revue PNAS.

Paul Piff et ses collègues de l’université de Californie à Berkeley et de l’Université de Toronto se sont livrés à sept petites expériences en laboratoire et à un coin de rue qui, sans apporter une réponse définitive à cette question, donnent toutefois des résultats troublants.

Dans un premier temps, ils ont posté des observateurs à un carrefour muni de quatre panneaux «Arrêt» et leur ont demandé de compter le nombre de fois où un véhicule passait avant son tour ou ne s’arrêtait pas.

Les observateurs devaient aussi classer tous les véhicules se présentant à l’intersection en cinq catégories de statut social, en fonction du modèle, de l’âge et de l’apparence générale du véhicule.

Sur 274 conducteurs, les 27 «plus riches» ont été environ trois fois plus nombreux que les 26 «plus pauvres » à mal se comporter à l’intersection.

Dans une autre expérience, ils ont observé combien de conducteurs ne laissaient pas passer un passant engagé sur la chaussée à un passage piéton. Là encore, les conducteurs des véhicules les plus coûteux étaient largement plus fautifs que les plus modestes.

Les chercheurs ont aussi ont soumis plusieurs cohortes d’étudiants à divers tests en laboratoire.

Dans le premier d’entre eux, par exemple, 104 étudiants devaient donner des informations sur leur statut social et dire s’ils étaient plus ou moins en accord avec des incivilités (manger gratuitement en l’absence du superviseur quand on est employé d’un fast-food, prendre un paquet de feuilles dans la photocopieuse de l’université, pirater un logiciel, ne pas signaler à un caissier qu’il s’est trompé en votre faveur en vous rendant la monnaie…).

Bilan : dans tous les cas, les étudiants venant de milieux plus aisés ont été plus nombreux en proportion à approuver des comportements malhonnêtes.

Bien sûr, précisent les chercheurs, il existe bien des exceptions : tous les riches ne sont pas des tricheurs et les pauvres des modèles de vertu.

Mais le fait que les personnes plus aisées soient plus enclines à faire passer leur intérêt avant celui des autres est très certainement l’un des principaux moteurs exacerbant les disparités économiques.

Une autre analyse de cette étude sur le blogue du Dr Dominique Dupagne.

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C’est assez bouetteux comme analyse.

Il y a plusieurs riches qui conduisent de vieilles voitures. Jarilovski, Waren Buffet par exemple. Et beaucoup de dealer de drogues ou petits mafieux qui conduisent de grosses voitures. Ceux qui veulent flasher.

Ensuite voler du papier de l’imprimante? Pecadille. Au prix du papier, ça pourrait être libre service non? Mais je concède de des fils de riches peuvent l’avoir eu facile et manquer de respect.

Reste que les pauvres sont plus voleurs! Regardez les quartiers de montréal où il y a le plus de vol de domiciles? Les vols de vélo, de voiture, le taxage, les gangs de rues etc. Les quartiers pauvres ou les quartiers riches?

Les pauvres qui ont réellement changé de classe sociale l’ont fait comment pour la pluspart? En tout cas ceux que je connait étaient très honnêtes et ils ont travaillés fort.

«Reste que les pauvres sont plus voleurs! Regardez les quartiers de montréal où il y a le plus de vol de domiciles? Les vols de vélo, de voiture, le taxage, les gangs de rues etc. Les quartiers pauvres ou les quartiers riches?»

Je rappelle à votre mémoire Bernard Madoff (fraude de 50 milliards US), Earl Jones (fraude de 50 millions CAD) et Vincent Lacroix (fraude de 130 millions CAD).

Selon vos propres mots, «assez bouetteux comme analyse».

« Un statut social élevé incite-t-il à adopter des comportements contraires à la morale ou malhonnêtes ? » Il n’y a qu’à voir Mitt Romney pour s’en convaincre. Et W avant lui.

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