Êtes-vous volontouriste ?

Voir du pays à peu de frais en échange d’un coup de main, ça se fait de plus en plus.

Photo : iStockphoto

Voyager, c’est bien, mais se rendre utile en voyageant, c’est encore mieux ! Et c’est ce que font de plus en plus de voyageurs en donnant gratuitement de leur temps lorsqu’ils séjournent dans leur pays ou à l’étranger. Certains souhaitent apporter leur aide à des populations dans le besoin ou contribuer à améliorer le sort du monde, d’autres se soucient plutôt d’économiser. Mais quelles que soient leurs motivations, ils pratiquent tous ce qu’on appelle le volontourisme, ou tourisme volontaire.

« Autrefois, les volontouristes partaient surtout avec des ONG, généralement pour de très longues périodes, et ils allaient dans des pays sous-développés, explique Siham Jamaa, analyste au Réseau de veille en tourisme, de l’UQAM. Mais depuis le tsunami dans l’océan Indien, en 2004, et l’ouragan Katrina, en 2005, ils vont là où on a besoin d’eux, et ils sont plus nombreux : en 2007, rien qu’aux États-Unis, ils étaient 4,7 millions. »

Aujourd’hui, le volontourisme peut donc donner lieu à des séjours de quelques jours comme de plusieurs mois, et il vise des objectifs divers : aider les victimes d’une catastrophe naturelle, participer à des activités pour la sauvegarde d’espèces animales menacées, effectuer des fouilles archéologiques ou tout simplement travailler dans un ranch en échange du gîte et du couvert.

Un des programmes les plus populaires de volontourisme est celui du World Wide Opportunities on Organic Farms, mouvement bénévole et participatif lancé en Angleterre en 1971. Moyennant un abonnement annuel, ce programme permet d’être logé et nourri dans une cinquantaine de pays en échange d’un coup de main pour les travaux dans une ferme biologique. Help Exchange recense des centaines de fermes, auberges de jeunesse, écoles et centres communautaires qui offrent hébergement et repas gratuits, un peu partout sur la planète, contre quelques heures de travail par jour.

Le programme des volontaires des Nations unies propose, pour sa part, une foule de longs séjours à l’étranger liés au développement international et au maintien de la paix. Les dépenses, dont le transport, sont couvertes et une allocation mensuelle est versée, mais les participants doivent avoir au moins 25 ans et un minimum de qualification.

Enfin, la Fondation Frontière parraine l’opération Castor, qui permet de travailler bénévolement dans des villages autochtones du Grand Nord canadien. Le logement, les repas et tous les frais, y compris le billet d’avion, sont assumés par l’organisme, et le bénévole reçoit une allocation hebdomadaire de 50 dollars.

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