Étude génétiquement modifiée ?

Le chercheur français Gilles-Éric Séralini, féroce opposant aux OGM, a soulevé un vent de panique à la fin septembre en publiant une étude liant la consommation de maïs génétiquement modifié à l’apparition de cancers chez des rats. Cette étude ne tient pas la route, estiment plusieurs spécialistes du domaine. Voici pourquoi.

Photo : CC 2.0

– Le type de rats utilisés pour cette expérience d’une durée de deux ans est inadéquat. Cette espèce – préconisée pour des études de plus courte durée – est connue pour être spon­tanément atteinte de tumeurs en vieillissant.

– Les résultats de Séralini contredisent toutes les études sérieuses publiées auparavant sur ce sujet, qui n’ont jamais réussi à prouver la toxicité des OGM.

– En France, l’étude a fait la une de certains journaux, qui, en échange de l’exclusivité, se sont engagés par écrit à ne pas la soumettre au regard critique d’autres experts.

– Le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique, un organisme militant contre les OGM dirigé par le professeur Séralini, vient de sortir un livre et un film sur le même sujet.

– Cette opération de marketing a été dénoncée par de nombreux journalistes scientifiques, qui y ont reconnu des stratégies de communication souvent associées aux études qui ne sont que… du vent.

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