Facultés de médecine : la fin de l’élitisme ?

Afin d’inciter les adolescents de milieux défavorisés à entreprendre des études de médecine, l’Université de Montréal lancera à compter de septembre le programme Accès médecine.

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Photo : Getty Images

Afin d’inciter les adolescents de milieux défavorisés à entreprendre des études de médecine, l’Université de Montréal lancera à compter de septembre le programme Accès médecine. Environ 50 élèves du secondaire, issus des quartiers les plus pauvres de Montréal, seront jumelés à des étudiants en médecine, qui leur donneront des conseils sur la prise de notes, par exemple, ou des encouragements.

« Les médecins qui viennent de milieux défavorisés sont plus enclins à soigner les démunis », observe le Dr Christian Bourdy, vice-doyen aux études médicales de 1er cycle.

Or, à l’heure actuelle, les trois quarts des étudiants en médecine à l’Université de Montréal viennent de familles dont le revenu annuel dépasse 75 000 dollars.

L’hiver dernier, parmi les quelque 700 élèves rencontrés par des représentants de la Faculté de médecine, une cinquantaine ont manifesté leur intérêt à suivre les traces d’Hippocrate.

L’Université McGill avait déjà lancé, en 2010, un programme baptisé Health-Connex-Santé afin d’encourager les candidatures de jeunes issus de milieux défavorisés. Les quatre facultés de médecine du Québec (McGill, Montréal, Sherbrooke et Laval) ont déjà un programme pour soutenir les étudiants inuits ou des Premières Nations.

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Oui, c’est très intéressant, et je souhaite que ce projet reste viable dans le futur mais ils ne m’attendrissent pas du tout. C’est sûre qu’un mot d’ordre est donné pour contingenter le nombre de médecin qui sortent des facultés de médecine, vous comprenez que c’est « Un EFFET ENTONNOIR, ou CONTRÔLE DU FLUX DES DÉPENSES n’est-ce-pas ? La société manque de médecin, des listes d’attente pour avoir des médecins de famille sont longues mais vous voyez bien que cela permet de contrôler les dépenses de santé , dans plusieurs domaines , ils le font, pour respecter le budget dans une année, les établissements coupent de la formation, créer des ralentissements pour rentrer dans leurs prévisions budgétaires. Former un médecin, c’est très long, Ont-ils pensé de faire des ponts et des liens entre les études de médecines et les études d’infirmière ? En France, ils l’ont fait. Ici, rien. Pour ma part, ce n’est pas la fin de l’élitisme , ils ont juste un peu lâcher du lest mais pas plus. La volonté de former plus de médecins n’est pas là. Ils auraient commencer depuis bien longtemps …