On se calme avec le virus du Nil !

« Attention danger !», nous préviennent les fabricants de produits antimoustiques, en pleine campagne de publicité ces jours-ci. Le virus du Nil vous guette si vous ne vous aspergez pas copieusement de l’un de leurs produits avant toute sortie en plein air ou au jardin.

Certes, ce virus engendre parfois des maladies graves. Mais savez-vous combien de cas ont été recensés au Québec dans les quatre dernières années ?

Très exactement cinq.

Il y en a certainement eu plus, mais on peut supposer que ceux qui sont passés inaperçus ne devaient pas être bien graves.

À chaque piqûre, vous avez donc en gros un risque de 1 sur 6,2 million de contracter le virus. Vous courrez six fois plus de risque d’être frappé par la foudre.  Et vos chances d’y rester sont encore plus minces : seule une personne sur 150 infectées par le virus du Nil contracte une encéphalite ou des atteintes neurologiques sévères.

Sur son site, le ministère de la santé et des services sociaux prévoit qu’il n’y aura aucun cas humain probable ou avéré en 2010.

Alors oui aux antimoustiques pour passer l’été en paix, mais pas pour nous mettre à l’abri de la grave menace du virus du Nil !

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On pourrait aussi mettre dans la balance les effets d’une utilisation prolongée de produits comme le DEET et autres qui ne sont certainement pas inoffensifs.

Le problème avec le virus du Nil est que c’est un nouveau virus dans l’environnement au Québec, et ont ne sait pas s’il peut se combiner avec avec d’autres virus, ni quels sont ses effets à long terme. Comme le Québec a cessé la surveillance, il n’y a aucun suivi.

Ccontrairement à ce qui est affirmé dans un précédent commentaire, il y a une surveillance épidémiologique des cas humains via le Règlement d’application de la Loi sur la santé publique relatif aux maladies à déclaration obligatoire.
On est loin du branle-bas de combat d’il y a quelques années, mais c’est un niveau d’intervention tout-à-fait adapté au niveau de risque compte tenu de la faible endémicité du virus.

Un homme de 26 ans est actuellement entre la vie et la mort après avoir contracté le virus du nil il y a de cela deux semaines…mieux vaut prévenir que guérir!