Faut-il avoir peur… d’attraper la COVID deux fois ?

En matière d’immunité, à peu près tout peut arriver ! Ce qui importe, c’est de savoir après combien de temps la plupart des gens ayant déjà contracté le virus risquent d’être réinfectés.

Photo : MarioGuti / Getty Images

Si on peut attraper de nouveau la COVID-19 quelques mois après en avoir été guéri, la pandémie finira-t-elle un jour ? Cette inquiétude augmente à mesure que médias et scientifiques signalent des cas de réinfection.

Que certaines personnes puissent contracter un virus deux fois en peu de temps n’est pas une surprise — en matière d’immunité, à peu près tout peut arriver ! Ce qui importe, c’est de savoir après combien de temps la plupart des gens ayant déjà contracté le virus risquent d’être réinfectés.

Pour l’instant, quelques centaines de réinfections ont été recensées dans le monde parmi les 53 millions de personnes guéries. Fin août, un premier cas a été documenté à Hong Kong : un homme de 33 ans hospitalisé pour la COVID en mars, puis guéri, a été déclaré positif en août, sans avoir de symptômes. Les chercheurs ont séquencé l’ARN viral présent dans ses deux échantillons positifs et trouvé des différences, preuve que l’homme a bien été infecté deux fois (d’une infection à une autre, il y a toujours des variations génétiques dans le virus).

On ignore quelle proportion parmi tous les cas signalés sont de véritables réinfections et non des réactivations du virus, qui peut se tapir quelque temps dans l’organisme avant d’être à nouveau détectable – et de redonner éventuellement des symptômes.

Les anticorps produits après avoir combattu le SRAS-CoV-2 persisteraient au moins cinq mois selon les études. Mais leur disparition progressive n’expose pas forcément quelqu’un à une réinfection, car l’immunité cellulaire — un autre moyen de défense du corps — peut rester efficace plus longtemps. Les coronavirus causant le rhume ordinaire procurent une immunité pour un à deux ans.

Pour savoir si c’est aussi le cas avec le SRAS-CoV-2, il faudra suivre de grandes cohortes de personnes ayant déjà eu la COVID. De nombreuses études ont débuté dans le monde. Au Québec, la Dre Caroline Quach-Thanh suit 735 professionnels de la santé qui ont été infectés pendant la première vague. L’Institut national de santé publique du Québec et le Laboratoire de santé publique du Québec vont également utiliser les 90 000 échantillons positifs entreposés dans la Biobanque québécoise de la COVID-19 pour documenter ce phénomène.

Si l’immunité naturelle est de courte durée, les vaccins nous protégeront-ils longtemps ? Impossible de le savoir pour l’instant. Mais gardons espoir. Parmi les vaccins récents, beaucoup sont plus efficaces que l’immunité naturelle, et on pourrait aussi donner des doses de rappel… si on dispose de celles-ci.

D’ici là, que vous ayez déjà eu ou non la COVID, la prudence s’impose !

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J’ai eu la Covid en avril dernier et j’allais bien. J’ai même eu un test négatif qui démontre que j’étais guérie. Cette semaine, j’ai commencé à avoir un écoulement nasal et je n’ai pas pris de risque, j’ai été refaire le test. Surprise, il a été positif. A tous ceux qui se disent immunisés, je vous dis de ne rien prendre pour acquis car le virus nous réserve de grandes surprises.

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Ma soeur, infirmière au front, a contracté la covid19 en fév.20, sans connaître les symptômes, au début. Très malade, elle n’a pas été hospitalisée. Elle l’a re-contracté en oct.20, en posant un récepteur téléphonique d’une patiente sur son oreille, avec pratiquement pas de symptômes. Elle vient d’être vaccinée.

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