Favoriser la relève dans les cabinets d’omnipraticiens

Quels gestes devront être posés afin d’amener les jeunes médecins à adopter la pratique en cabinet ? Voici quelques pistes concrètes de solution.

Favoriser la relève dans les cabinets d’omnipraticiens
photo : Istock

Si les jeunes médecins ne sont pas attirés par la pratique en cabinet privé, de nombreux postes risquent de demeurer vacants. De plus, l’érosion de cette partie essentielle de la première ligne, si elle devait se produire, entraînerait une charge encore plus lourde pour les cliniques-réseaux et les urgences d’hôpital, dont certaines sont déjà sollicitées au-delà de leurs capacités. Quels gestes devront être posés afin d’amener les jeunes médecins à adopter la pratique en cabinet ? Voici quelques pistes de solution qui ont été avancées par des médecins rencontrés dans le cadre du présent dossier :

– attirer plus de jeunes vers la médecine de famille, ce qui pourra se faire si le gouvernement répond aux demandes de la FMOQ lors du renouvellement de l’entente;

– augmenter les stages de résidents en cabinet privé afin que les futurs omnipraticiens se familiarisent avec cette pratique;

– séparer les revenus des omnipraticiens en cabinet de leur composante technique afin de s’assurer que leur rémunération, une fois les frais de bureau payés, ne sera plus inférieure à celle de leurs confrères travaillant dans les hôpitaux;

– offrir une gratuité de loyers lors des premiers mois afin de permettre aux jeunes médecins de rentabiliser leur période de démarrage en cabinet;

– renforcer la culture entrepreneuriale chez les jeunes médecins et leur faire voir les bons aspects d’une pratique privée hors établissement où les médecins sont leurs propres patrons;

– faciliter la facturation ou mieux former les jeunes à ce niveau, ce qui leur permettrait d’améliorer leurs revenus en accomplissant le même travail;

– abolir les AMP ou les transformer et reconnaître la prise en charge comme une forme d’AMP; (À lire : À propos des AMP)

– augmenter le nombre de GMF et de cliniques-réseaux;

– accroître la pratique interdisciplinaire avec les infirmières et autres professionnels de la santé : psychologues, travailleurs sociaux, physiothérapeutes, pharmaciens, nutritionnistes, etc.;

– accroître l’accessibilité aux plateaux techniques, qui sont recherchés par les jeunes médecins;

– modifier la rémunération en cabinet, offrir une rémunération de base et ajouter une rémunération à l’acte pour les cas lourds et compliqués;

– rémunérer les médecins pour la formation et la supervision des infirmières de GMF et cliniques-réseaux;

– être rémunéré pour un acte exécuté par une infirmière, sous la supervision d’un médecin, à la façon des dentistes avec les hygiénistes dentaires;

– pouvoir faire payer des frais de gestion aux patients, comme le font des cabinets de médecins spécialistes;

– adapter l’organisation du travail, les horaires et la formation continue afin de mieux les concilier avec les valeurs de la nouvelle génération de médecins.

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