Financement fédéral à l’innovation: des chambardements en vue

Le soutien fédéral à l’innovation – qui totalise 5 milliards de dollars, est inutilement complexe et difficile d’accès, selon l’examen fait par un groupe d’experts pour le compte d’Ottawa.

L’exercice visait surtout à comprendre pourquoi les entreprises canadiennes sont aussi peu performantes en innovation alors que l’aide qu’elles reçoivent à ce chapitre est plus importante au Canada que dans la plupart des pays industrialisés.

Le comité était formé de personnalités influentes du monde des affaires, comme Monique Leroux, présidente du Mouvement Desjardins, David Naylor, recteur de l’université de Toronto, Thomas Jenkins, PDG d’Open Text et membre du conseil d’administration de l’Institut CD Howe et Bev Dahlby, professeur à l’Institute of Public Economics de l’Université del’Alberta.

Actuellement, il existe plus de 60 programmes relevant de 17 ministères pour soutenir les entreprises, un nombre que le comité se propose de ramener à… un, sous la forme d’un Conseil sur la recherche et l’innovation industrielles.

Les demandes de crédits d’impot à la R-D sont, elles, si complexes à monter que les PME préfèrent souvent s’en passer, dit-il.

Le comité propose aussi de modifier le rôle des laboratoires de recherche fédéraux du Conseil national de recherches du Canada, pour les transformer en organismes à but non lucratif dédiés aux collaborations entre chercheurs gouvernementaux, universités et entreprises.

Ce rapport préfigure certainement les grandes orientations que prendra le gouvernement en matière de soutien à l’innovation.

Seule sa dernière recommandation, la nomination d’un ministre responsable de l’innovation, a à mon avis peu de chance d’être reprise, car elle a déjà été proposée, en vain, à de multiples reprises dans les dernières années.

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