Droits de scolarité : un choix de société

Le gouvernement du Québec s’apprête à hausser de 75% les droits de scolarité à payer pour suivre des études universitaires. Une telle hausse, qu’on nous présente comme inévitable, n’est pourtant qu’un choix de société.

En 2016, obtenir son baccalauréat au Québec coûtera plus de 11 000 dollars, au delà de 20 000 dollars pour un doctorat.

Un système universitaire entièrement gratuit pour les étudiants serait pourtant tout aussi viable à mon avis, tout en étant nettement plus juste et porteur d’avenir.

Toutes les analyses économiques qu’on peut lire à ce sujet n’offrent aucune certitude quant à la meilleure solution pour financer l’enseignement supérieur.

Elles ne sont que des manières de refléter par des chiffres l’importance que l’on accorde à certaines valeurs.

C’est sur ces valeurs fondamentales qu’on devrait s’interroger à la veille d’une hausse aussi importante. Pas sur les chiffres, auxquels on peut faire dire n’importe quoi.

Bien des gens croient par exemple qu’en faisant payer plus les étudiants, on va améliorer la qualité de l’enseignement dans les universités. C’est faux.

C’est le montant global que les universités reçoivent de leurs étudiants, du gouvernement et du secteur privé qui fait la différence, ainsi que la manière dont elles le gèrent.

Certains pays ont fait le choix de la gratuité ou du très bas coût des études universitaires, d’autres non. Cela n’a aucun impact sur la qualité de l’enseignement ou de la recherche.

Au Canada, les universités les plus performantes et réputées ne sont pas celles où les études coûtent le plus cher. Pareil au niveau international.

On entend aussi que les étudiants universitaires doivent payer parce qu’ils sont les premiers à bénéficier de leurs études.

Certes, tout comme un opéré du coeur est le premier à bénéficier de sa chirurgie. Mais va-t-on la lui faire payer pour autant ? Non ! Car la santé est un service public, ce que devrait être l’éducation, à tous les niveaux.

La plupart des professions en demande exigent des études universitaires.  On a besoin d’enseignants, de médecins, d’ingénieurs et de scientifiques, d’économistes, entre autres!

Reste que ces diplomés gagnent plus que la moyenne des gens, me direz-vous.

D’abord, ce n’est vrai qu’en moyenne, mais il y a de très fortes disparités. Bien des universitaires gagnent moins que les 47 000 dollars par année que rapporte un diplôme de niveau secondaire en plomberie. Et un avocat de l’aide juridique gagne pas mal moins que ses collègues du privé…

Il existe déjà par ailleurs un système bien connu pour que les riches contribuent plus à la société: les impôts.

Mais qu’importe les frais si un système de prêts et bourses efficace les compense, dit-on.

Certes, globalement, il n’y a pas de différence significative dans la proportion de la population diplômée entre les pays où les universités sont gratuites et ceux où elles sont payantes.

Il y a pourtant une différence fondamentale: l’endettement des étudiants, qui au Québec, est actuellement de 13 000 dollars en moyenne à la fin des études, même si la plupart travaillent en même temps qu’ils étudient pour limiter les dégats.

L’endettement moyen est de plus de 18 000 dollars dans le reste du Canada, un niveau que le Québec rejoindra probablement si la hausse est maintenue.

Ça part mal un dossier des crédit, une vie de famille et de saines finances personnelles.

J’avoue avoir beaucoup de mal à comprendre comment on peut être en faveur d’un tel gaspillage d’énergie, de temps et d’argent, quand il est parfaitement évitable. Question de culture, je crois.

J’ai fait mes études dans un tout autre contexte, dans un pays, la France, où l’université ne coûtait à peu près rien. Et j’ai eu la très grande chance d’avoir des parents qui, bien que pas très riches (enseignants au primaire et secondaire, ce n’est pas le pactole!),  croyaient plus que tout en l’éducation pour assurer l’avenir de leurs enfants.

Résultat, j’ai terminé mes études à 23 ans, avec l’équivalent de deux maîtrises en poche et une dette nulle. J’ai immédiatement commencé à travailler et à payer des impôts.

Pourrie gatée, vous ditez-vous? Bien des gens pensent qu’il faut obligatoirement en arracher quand on est jeune pour se forger le caractère.

Soit. Mais est-ce que les dettes d’études sont le meilleur moyen de grandir ? Est-ce que devoir étirer ses études sur de nombreuses années pour avoir les moyens de les payer est vraiment plus formateur que de les terminer rapidement en s’y consacrant à fonds pour débuter plus tôt sa vie professionnelle, ou pour partir faire le tour du monde ?

Plus fondamentalement, je crois que dans une société qui croit au progrès et à la justice sociale, l’éducation devrait être une priorité absolue, offerte gratuitement à tous et à tous les niveaux.

C’est le seul moyen de garantir l’égalité des chances, et de ne pas risquer d’accroître encore un peu plus les inégalités dont on sait qu’elles coûtent un argent fou au système de santé, entre autres.

S’il juge la facture trop élevée et qu’il veut la refiler aux citoyens, l’État n’a qu’à augmenter les impôts des mieux nantis. Ceux qui ont des enfants et croient à leur éducation s’y retrouveront certainement. Ils pourraient même, à mon goût, soutenir les étudiants en grève

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54 commentaires
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«Cela n’a aucun impact sur la qualité de l’enseignement ou de la recherche.»

Mme Borde vous avez eu le mérite d’intégrer une grande école en France. C’est effectivement un cursus gratuit de qualité. Par contre le système français universitaire est bien plus médiocre surtout pour l’équivalent du Bacc. québécois: la licence. Un étudiant après 3 ans de licence est indésirable sur le marché de l’emploi. Ici ce n’est pas le cas. Par ailleurs, l’université, bien que payante, permet d’accéder plus facilement aux cursus d’ingénieur difficilement atteignables en France si l’on a quitté la voie royale (bac S/prépa/grande école). Bref, l’argent ne fait pas tout vous avez raison, mais rendre gratuites des études ne sert à rien si le système au complet est déjà créateur d’inégalités.

En agriculture, on ne met pas les jeunes pousses dans le pire contexte pour se développer, au contraire, on donne le meilleur environnement et les conditions par excellence pour que la plantation grandisse bien.

C’est profitable parce qu’au lieu de se battre pour survivre, les plantes se développent au meilleur possible, ce qui est rentable parce que ces plantes seront porteuses d’une moisson bien garnie.

Pourquoi l’humain comprend-t-il ça pour des plantes, mais pas ses propres enfants?

Excellent article! on voit bien que la hausse est un choix idéologique plutôt qu’économique!

Merci. Je défends ce point de vue depuis 20 ans mais il est bon de l’entendre argumenté aussi solidement.

Le but des drettistes et d’éliminer la solidarité afin de mieux exploiter une bande d’individus isolés.

Heureusement, avec des personnes comme vous, on peut encore espérer freiner ces néo-libéraux extrémistes.

Votre exemple de l’opéré du coeur est drette sur le piton. Bravo!

@bob

Vous mêlez système d’éducation et financement du système d’éducation.

Le système le plus parfait peut être public comme le système le moins bon peut être privé. Le financement scolaire n’est pas le cursus scolaire.

Au Québec, le système d’éducation est bon, il existe des problèmes, mais nos diplômés sont recherchés puisqu’ils sont compétents. Reste donc à régler des problèmes, comme la gestion des universités (ce qui est indépendant d’un financement public ou privé), la qualité de l’enseignement (ce qui est aussi indépendant du type de financement) et l’accès (ce qui est intimement lié au type de financement).

Bref, le type de financement n’est qu’un des multiples éléments de ce que sont les universités. Réduire, comme certains le font, au type de financement tous les problèmes inhérents aux institutions d’enseignement supérieur est une réflexion simpliste qui n’est pas digne d’un diplômé de ces mêmes institutions.

Bravo pour l’article!

Nicolas Paillard excellente analogie! Bien pensé!

Bob, le système fonctionne bien ici, et ce n’est pas en donnant plus d’argent aux professeurs qu’ils vont donner de meilleurs cours. Laissons à la France améliorer son propre système. De plus, regarde le système d’éducation gratuit en Allemagne, il forme parmi les meilleurs ingénieurs au monde. Et les systèmes d’éducation gratuits dans les pays scandinaves sont parmi les meilleurs également. Alors pourquoi augmenter les frais de scolarité? Pour donner des augmentations de 100 000$ à tous les recteurs de la province? Non merci!

Des frais de scolarité plus élevés permettraient aux futurs étudiants de faire des choix universitaires plus en accord avec les besoins de la société. Des frais de scolarité nuls encouragent les étudiants moins sérieux, ceux qui veulent aller à l’université uniquement pour « se cultiver », « être avec leurs amis », parce que c’est la chose « cool » à faire, etc., ou parce que c’est gratuit ou presque, tout en étant prestigieux (ça parait toujours bien dans une conversation ou un bar).

Pas sûr qu’il y aurait autant d’étudiants en sociologie, en sciences politiques, en philosophie, en journalisme ou en littérature italienne si les frais de scolarité étaient de $ 10 000 par an. Conséquence: des cohortes réduites dans ces domaines, mais des cohortes qui seront après coup plus heureuses parce qu’elles trouveront des emplois intéressants dans leur domaine.

Et un compte d’impôt moins élevé parce que le citoyen lambda payeur de taxes n’aura pas payé des études inutiles à l’étudiant X qui se foutait de ses études puisqu’elles étaient gratuites.

Avec des frais nuls ou d’à peine $ 2000 ou $ 3000 par an, plusieurs étudiants s’orientent dans des domaines qui sont certes intéressants pendant la courte durée des études, mais qui les rendront malheureux ou frustrés plus tard parce qu’ils seront sous-employés ou ne travailleront pas dans leur domaines, seront des post-docs ou des contractuels à vie.

A ceux-là, c’est sans doute un service à leur rendre que d’augmenter les frais de scolarité.

Avec des frais plus élevés, un étudiant réfléchit plus sérieusement avant de faire un choix de domaine.

Les choix de société sont aussi des choix géographiques. Nous ne vivons pas en Europe. Je verrais mal une province française ou allemande se donner des frais de scolarité très différents des autres régions du pays. Il est donc temps que le Québec harmonise ses frais de scolarité un peu mieux avec le reste du Canada, tout comme les frais Européens sont relativement harmonisés.

Notre société a fait un choix: celui des frais de scolarité plus élevés. A ceux qui ne sont pas contents de ce choix de société, vous avec 2 choix: 1) déménager dans une autre société plus conforme à vos choix (il y en a beaucoup en Europe); 2) ne pas voter pour le parti libéral mais ensuite accepter le résultat du vote sans prendre ensuite la société en otage ou la faire chanter.

Au lieu de boycotter une formation qu’ils ont déjà payée (c’est aussi édifiant que boycotter Bromont ou Saint-Sauveur après avoir payé son billet de saison!) les étudiants boycotteurs devraient s’en tenir à promettre de ne pas voter libéral aux prochaines élections.

Un autre minimum, s’ils tiennent absolument à boycotter, serait de le faire dans la légalité: sans bloquer des entrées ou des ponts, par exemple. Que ces 2 évènements se soient déjà produits nous montre bien le choix de société fait par les boycotteurs: le choix de l’intimidation illégale et euphémiquement nommée « moyen de pression ».

« la société » ne peut faire un choix; ce n’est pas un bloc homogène.

cela dit, le prix des études, considérant le salaire qui doit s’en suivre, ne devrait pas être un obstacle. Si tel domaine d’étude ne paie pas assez, alors on en choisit un autre.

« cela dit, le prix des études, considérant le salaire qui doit s’en suivre, ne devrait pas être un obstacle. Si tel domaine d’étude ne paie pas assez, alors on en choisit un autre. »

Ca montre exactement pourquoi il faut plutot utiliser les impots …

Ben oui choisissez une specialite plutot que generaliste …
choisissez avocat dans un cabinet plutot que procureur …

Pensez a ce qui vous permettra le plus de rembourser vos enormes frais de scolarite …

Les impots tiennent compte des revenus reels et pas les revenus moyens d’une discipline et permettent et corrige le phenome que vous evoquez.

Disons qu’on pourrait trouver tordu qu’un individus evoquent qu’on devrait accentuer ce phenomene …

« d’étudiants en sociologie, en sciences politiques, en philosophie, en journalisme ou en littérature italienne »

Vous ciblez differentes disciplines, mais dans le fond est-ce que dans ces disciplines les etudiants fournissent pas plus en termes de contributions plus que des etudiant dans les faculte de genie ou de certaines disciplines des sciences …

J’ai deja entendu le chiffre de 45% pour certains etudiant des sciences humaines.

En fait ce que vous evoquez « si les frais de scolarité étaient de $ 10 000 par an » … n’agrandirait pas cette anomalie ?

Et puis ici on est plus de l’ordre du prejuge et du potin …

« être avec leurs amis”, parce que c’est la chose “cool” à faire »

Je pense que des gens devrait pas s’approcher d’etudiants fussent-ils universitaire avec une tel attitude …

« Notre société a fait un choix: celui des frais de scolarité plus élevés. A ceux qui ne sont pas contents de ce choix de société, vous avec 2 choix: »

Ca c’est un bon vieux sophisme ou on definit les choix et je peux pas croire qu’un internaute l’utilise de cette maniere … pourquoi vous tentez de manipuler le monde de meme ?

Et aussi derniere chose une societe fait jamais des choix definitifs …

« mais ensuite accepter le résultat du vote sans prendre ensuite la société en otage ou la faire chanter. »

La democratie c’est pas ca … entre les votes on a le droit d’utiliser toute la liberte que confere la societe pour manifester nos desaccords … c’est sur que vous avez le droit en retour de pas etre content , de faire une moue ou de bouder …

Vous dites …

« Conséquence: des cohortes réduites dans ces domaines, mais des cohortes qui seront après coup plus heureuses parce qu’elles trouveront des emplois intéressants dans leur domaine. »

2 remarques :

Vous evoquez des cohortes moins nombeuses mais c’est gens vont quelques part …

-Soit ces gens etudient dans autres choses et on a des cohortes qui augmentent dans d’autres disciplines …
-Soit ces gens decide d »arreter avant en faisant un DEP ou un DEC … et augmente ces cohorte la …

si on suit votre raisonnement le bonheur devrait diminuer dans les gens de ces cohortes ?

Ensuite pour …

« mais qui les rendront malheureux ou frustrés plus tard parce qu’ils seront sous-employés ou ne travailleront pas dans leur domaines, seront des post-docs ou des contractuels à vie. »

Evoquer le postdoctorat … dans ma cohorte ou c’est disons plus naturel … j’ai fais partie d’une minorite …

« Les choix de société sont aussi des choix géographiques. Nous ne vivons pas en Europe »

C’est drole mais des ambitieux pourraient en faire une force que de frais tres bas … tout comme la langue d’enseignement …

D’autre se complaisent a essayer de faire des copies …

Les boycotteurs étudiants sont des égocentriques qui s’ignorent sous leur fausse couverture prolétarienne. Ils veulent quelque chose (des cours universitaires) mais veulent que ce soit quelqu’un d’autre qui paie! Pas très idéaliste et mature comme position.

Chers étudiants: « Ask not what your country can do for you. Ask what you can do for your coutry ». (JF Kennedy)

@ honorable

« Ask not what your country can do for you. Ask what you can do for your coutry! »

C’est exactement ce que je dis aux gens pour les convaincre de la nécessité de la gratuité scolaire!

Qu’est-ce que vous pouvez faire pour que nos jeunes sortent premiers de l’éducation et sans dettes pour bien partir dans la vie?

Certainement pas leur demander de fournir plus que ce que nous avons généralement donné nous-même. D’ailleurs, comment les gens qui ont profité d’un système à rabais peuvent-ils souhaiter à leur enfants de payer plus qu’eux?

Partir dans la vie avec deux prises, c’est pas la situation idéale…

Deux choses sont hyper importante dans la société aujourd’hui, une économie basée sur le savoir (parce que contrairement aux manufactures, c’est plus difficile à déménager) et un resserrement du taux d’endettement de la population. Étrangement, augmenter les frais de scolarité va à l’encontre de ces deux priorités…

@Nicolas Paillard: les intentions de notre gouvernement sont d’amener les frais de scolarité à $3 800, c’est-à-dire au niveau où ils étaient, en dollars constants, quand j’étudiais pour le B.Sc. à l’université.

Je n’exige donc même pas plus qu’on a exigé à moi-même.

On pourrait tourner en rond longtemps à discuter du pour et du contre des 2 approches. Notre société a fait un choix fort raisonnable: des frais similaires à ceux de 1969. Passons à autre chose.

Même avec des frais de $ 3 800 par an, ce sont largement “les autres” qui vont payer les études de l’étudiant lambda. Ces $3 800 le pousseront à étudier un peu plus sérieusement et diminueront la fréquentation de ceux qui vont à l’université sans but précis, juste parce que c’est prestigieux et pas cher.

On demande aux jeunes de payer leurs études au lieu de favoriser l’éducation de qualité au plus grand nombre…

Youhou! On est en compétition économique avec la planète et on se tire dans le pied avec la hausse des frais de scolarité!

Christian

@Honorable « Notre société a fait un choix: celui des frais de scolarité plus élevés »

Euh non justement! Et c’est ce que les étudiants sont en train de démontrer par leur mouvement. La démocratie, contrairement à ce que vous semblez croire, n’existe pas qu’au moment des élections. à ce titre, Stephen Harper risque également de voir bientôt qu’un gain électoral n’est pas un chèque en blanc pour faire n’importe quoi…

L’endettement des étudiants est un fléau qui représente un des grands fléau du Quebec et plus généralement de l’Amérique du Nord. : l’endettement.
Je pense que c’ets le gros point noir des études payantes, c’est de banaliser l’endettement. Hors s’endetter ce n,est pas banal, c’est grave et vivre à crédit c’est une erreur dont nombreux font les frais…
Ensuite les étude payantes sont très souvent de qualité inférieure aux gratuite, la raison je ne la connais pas, mais penser que les université québécoise sont bonnes c’est se mettre le doigt dans l’oeil. Les ingénieurs conçoivent des pont qui tombent et des routes pleines de trous, les médecins n’arrivent pas à fournir l’hygiène dans les hôpitaux est un désastre, l’enseignement au primaire et secondaire est un désastre, les grands appels d’offre sont rédigés par des incompétents pour des corrompus, et globalement la société québécoise se dégrade de jour en jour et se dégraderait terriblement si ce n’était un import massif d’expertise étrangère.
L’éducation n’est pas un produit de consommation et c’est au Québec de comprendre la valeur d’éduquer ses jeunes, de les motiver et d’en faire des professionnels pertinents. Alors peut être que rendre les études gratuite au Québec c’est illusoire (mes enfants iront étudier ailleurs anyway) mais augmenter les frais de scolarité c’est criminel.

»Un autre minimum, s’ils tiennent absolument à boycotter, serait de le faire dans la légalité: sans bloquer des entrées ou des ponts, par exemple. »

bloquer des ponts, au Québec, c’est parfois sauver des vies….

J’ai vu ce que c’était les études gratuites dans d’autres pays. Les étudiants ne prennent pas les études au sérieux. Les livres polycopiés sont de qualité médiocre car leur auteur ne reçoivent rien.

Je suis franchement en faveur que les étudiants paient une certaine somme pour leurs études. Assez pour qu’ils lui attribuent une valeur et de l’effort.

Mais il faut que ce soit accessible. Le faible coût des études permet à un jeune de choisir le domaine qu’il souhaite. Ça lui permet d’avoir un peu plus d’indépendance face à ses parents.

Comment se fait-il qu’on soit jugé pour les prêts et bourse en fonction du salaire des parents? Passé 18 ans ont est adultes.
Et si les parents de classe moyennent refuse de payer les études de leur enfant non éligible aux bourses, celui-ci n’a d’autre choix que de poursuivre ses parents.

@honorable

J’aime bien la mention de citoyen « lambda », elle me rappelle « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley. Un monde où chacun est à sa place, et où personne ne peut contester la supériorité des citoyens « alpha ».

Ah oui, c’était ça le problème…

Je voudrais ajouter un petit quelque chose:

À ceux qui cassent du sucre sur les dos des étudiants en sciences humaines ou en littérature sous prétexte que ce ne sont pas des emplois payants, ou même en demande.

1) Cette demande est temporaire, elle dépend d’un contexte précis: départs à la retraite accélérés, dégradation d’infrastructures datés d’une grande période de construction, etc.

La queue des cohortes qui auront choisi cette logique vont se frapper au mur du chômage, ce qui va décourager la formation des prochaines générations.

2) Il existe une économie du savoir qui dépasse les impératifs économiques. La formation d’experts dans des domaines de recherche fondamentale (par opposition aux domaines appliqués comme l’ingénierie ou la médecine) contribue à la notoriété de nos universités sur le plan international.

Les étudiants doués en littérature, en histoire, ou en n’importe quoi d’autre, contribuent à l’avancement des connaissances sur le plan mondial. Ils tissent des liens avec des universités étrangères, donnent des conférences, préservent les acquis du passé, nous rappellent que nous habitons dans un monde infiniment plus complexe, plus humain que le chèque de paye d’un emploi garanti.

Ça ne bâtit pas nécessairement des ponts, mais ça nous aide, comme société, à se regarder dans le miroir.

Vraiment Madame Borde, vous avez bien résumé la situation.

Très bon billet. L’université gratuite, c’est très possible, c’est un choix de société mais c’est très possible.

Le sous-financement des universités et peut-être présent dans quelques cas, mais il faudrait avant d’en demander plus s’assurer que l’argent présent dans le système est bien géré.

Bravo !

André Marcoux

Je pense qu’on a, comme société, jamais eu autant de PhD actifs… et de diplomés en général.

Cependant, nous n’avons jamais été aussi endettés.

Nos ponts tombent, y’a pas assez d’argent pour les CPE, pour les CHSLD, en santé, en éducation.

Nous sommes aussi les plus taxés (soit-disant pour créer de la richesse).

Il faudrait penser à tout ça avant de lancer des généralités qui ne sont pas basées dans la réalité.

@honorable

C’est terrible vous lire !

Avez-vous des chiffres à l’appui avant de lancer en l’air:
« Des frais de scolarité nuls encouragent les étudiants moins sérieux, ceux qui veulent aller à l’université uniquement pour “se cultiver”, “être avec leurs amis”, parce que c’est la chose “cool” à faire, etc., ou parce que c’est gratuit ou presque, tout en étant prestigieux (ça parait toujours bien dans une conversation ou un bar). »

Car la très grande majorité s’en sortent bien. Car la moyenne d’obtention d’un DEC est d’environ 2,4 ans et d’un baccalauréat: 3,6 ans. Alors, de quels étudiants parlez-vous ?

De deux – arrêtez de généraliser: Bloquer les ponts ! Quel culot et quel argument pourri de quelqu’un qui se nomme honorable.

Cachez-vous derrière votre petit nom ?

En passant, je n’ai rien contre ceux qui ont une vision de droite envers les droits de scolarité, je les respecte, nous sommes dans un débat de société. Par contre, de lire des opinions et des arguments basés sur rien ou sur des préjugés généralisés, j’en ai marre.

André Marcoux
Étudiant Temps Partiel – MBA
Travailleur Temps Plein
Père de Famille et payeur de taxes comme tout le monde

pourquoi au québec c’est la fin du monde avoir une dette de 11000$ pour un bac qui va nous rapporter toutes notre vie et que s’acheter un auto neuve a la fin de ces études a 20 000$ ca c’est pas grave. Vraiment les québecois sont bizzare ( certain mais pas tous)

Choix de société: l’Europe continentale est une région largement socialiste. L’Amérique du Nord n’a jamais été socialiste. Cela inclut le Québec.

En France, 20 % de la population votait communiste pendant une bonne époque. En Amérique du Nord et au Québec, cela n’a jamais dépassé les 2 %.

En France, un parti socialiste est régulièrement au pouvoir. Cela n’arrive jamais en Amérique et au Québec.

Avis aux nostalgiques du socialisme, ce que semble être Mme Borde: vous avez choisi le mauvais continent. Avez-vous noté que le socialisme est en perte de vitesse en Europe Orientale, en Russie et en Chine? Peut-être même aussi en Europe de l’Ouest.

D’abord merci

Il est trop rare que la question soit posée sur ce plan, qui est celui qui en fin de compte importe.

Un mot sur la moyenne d’endettement. Il s’agit bien évidemment d’une moyenne, dans laquelle sont inclus les étudiants qui terminent leurs études sans dettes, généralement ceux qui proviennent de milieux aisés. La dette réelle des étudiants endettés est donc plus élevée. Ils ont aussi, souvent, dû travailler au cours de leurs études, ce qui a pu retarder leur parcours (il y a des coûts sociaux d’associés à ce ralentissement). Ils sont donc doublement désavantagés alors qu’il entrent sur le marché du travail. En plus d’avoir à payer une dette importante, ils perdent une ou plusieurs années de travail vraisemblablement plus rentable pour eux et la société.

@André Marcoux: dans plusieurs domaines, obtenir un diplôme n’est pas un gage de formation adéquate eu égard aux exigences du marché du travail. C’est là que le bât blesse. Dans ces domaines, il faut se classer nettement en haut de la moyenne pour prétendre avoir une formation adéquate qui permette de travailler dans son domaines. D’où des difficultés à se trouver un emploi adéquat pour les autres.

vous avez mis le doigt sur ce qui fait la différence.
..j’ai eu la très grande chance d’avoir des parents qui (…) croyaient plus que tout en l’éducation pour assurer l’avenir de leurs enfants.
L’éducation n’est pas seulement et pas principalement une question d’argent.
Elle germe d’une inspiration, une aspiration … vers le haut, vers un idéal.
Ça, on ne peut l’acheter et la mettre dans la tête des jeunes.
Dans l’allocation du budget des acteurs en éducation, il doit s’établir des priorités.
L’administrateur choisit entre multiplier les édifices, les campus, la qualité des équipements, des services, etc.
L’étudiant de même doit aligner ses choix en tenant compte des conditions de l’environnement (exemple trivial, le nombre de cafés à 3$ achetés par semaine et le niveau d’endettement souhaité à la fin des études dans le contexte actuel de financement des études).
Le prix a encore une fonction de mesure de la valeur.
Je côtoie chaque jours des centaines d’étudiants dans le transport en commun.
Une grande majorité portent ostensiblement leurs gadgets électroniques.
Les quotidiens gratis qu’on leur donne se retrouvent quelque minutes plus tard à traîner par terre dans le métro, l’autobus.
Je n’ai pas encore trouvé de iPad, ni de iPhone de ces étudiants par terre dans le métro. Ces appareils ne sont pas gratis. Un étudiant entendu hier disait que sa facture mensuelle pour le service dépasse 100$.
La décision de poursuivre des études ou non n’est pas je crois déterminée principalement par la $. Des autres facteurs, on n’entend pas parler.

Vous dites que vous vous etes faites payées vos études par les autres (en FRANCE) et que c’est bien parce que maintenant vous payez des impots. Le problème c’est que vous payez vos impots au CANADA !!.
C’est pourquoi cet argument ne tient pas.
De plus une grande quantité de diplomés ne servent à rien. Oui on a besoin d’enseignants, d’ingénieurs et de scientifiques; mais a-t-on besoin d’autant de sociologues, politicologues, anthropologues etc ?
L’endettement de $13,000 des étudiants n’est rien par rapport à l’endettement des travailleurs contribuables quant aux dettes des gouvernements; plus de $100,000 par travailleur et ceci exclus leur propre dette de consommation !
Ce qui est structurant pour une société et qui est porteur d’avenir ce sont des étudiants motivés qui payent pour leur propre consommation de cours et qui sont d’autant plus exigeant quant à la qualité des cours qu’ils ont payé de leur poche.
C’est un choix de société
De plus il n’y a rien comme une job à temps partiel pour apprendre sur la réalité de la vie et développer son jugement et sa capacité d’évaluer les évènements. C’est d’ailleurs ce qui manque à plusieurs journalistes bardés de diplomes et très intelligents mais qui manque de malheureusement de jugement !

Merci Mme Borde, vous avez exactement résumé ma pensée, ça fait du bien de se sentir comprise!

Un plombier qui travaille à son compte fait en exemple 100 000$ par année avec sa petite entreprise, il a diplôme d’étude secondaire( a suivi un cours au métier) qui lui a probablement pas couté grand chose. Un notaire qui a son bureau peut gagner la même chose et plus dans les 2 cas déppendemment de la grosseur de l’E , la seule différence c’est que la notaire a décidé de ne pas travaillé les pieds et les fesses dans l’eau. C’est donc normal quelle paie pour ses frais universitaires! non?? ON veut une job plus noble on paie pour! Y’a rien de gratuit réveillez-vous! 13000$ d’endettement pour travailler dans la ouate pendant 30 ans!

Quel que soit le mode de financement, le système universitaire subit de fortes pressions à niveler par le bas les exigences académiques. La raison en est bien simple: les revenus sont proportionnels aux nombre d’étudiants.

N’importe quel prof d’université va vous dire que la moitié des étudiants n’ont pas le niveau minimum pour être là et c’est la même chose au cégep. Mais, il faut quand même qu’ils passent leur cours cas sinon c’est la pédagogie qui est pointée du doigt. C’est une nécessité du marché. Et ne me sortez pas Aristote pour dire que les étudiants sont poche depuis l’antiquité. Au cégep, un étudiant devrait savoir lire et écrire et faire un minimum de math.

De plus, il ne faut pas oublier qu’au final 40% des diplômés occuperons un emploi pour lequel il seront surqualifiés. Est-ce alors éthique de retenir les étudiants dans le systèmes d’éducation essentiellement pour maintenir le système d’éducation?

La question qu’il faut se poser alors est: devons-nous produire pour produire des diplômés?

Ce problème américain s’applique probablement ici aussi: le gonflement artificiel et injustifié du nombre d’étudiants dans les domaines où la formation peut se donner à rabais— humanités, sciences humaines, formation générale.

« State laws usually bar colleges from charging different tuition amounts for different undergraduate subjects, regardless of costs. Traditionally the higher cost of technical training has instead been subsidized with state funds.

“When they don’t get the appropriate level of funding, there’s a flight to cheaper programs, like general studies or the humanities,” said Nate Johnson, a higher education consultant and former associate director of institutional research for the University of Florida.

http://www.nytimes.com/2012/03/02/business/dealbook/state-cutbacks-curb-training-in-jobs-critical-to-economy.html?hp

Reste que ces diplomés gagnent plus que la moyenne des gens, me direz-vous.

D’abord, ce n’est vrai qu’en moyenne, mais il y a de très fortes disparités. Bien des universitaires gagnent moins que les 47 000 dollars par année que rapporte un diplôme de niveau secondaire en plomberie. Et un avocat de l’aide juridique gagne pas mal moins que ses collègues du privé…

Il existe déjà par ailleurs un système bien connu pour que les riches contribuent plus à la société: les impôts.

Il existe déjà un système bien connu pour compenser les gens qui obtiennent des rendements relativement peu élevés en regard des investissements qu’ils ont fait pour gagner des revenus: Les impôts.
Pourquoi les diplômés obtenant de mauvais rendements devraient-ils voir leurs études (leurs investissements) payées par la société en plus d’être compensés par des impôts relativement moindres que ceux payés par les diplômés obtenant de meilleurs rendements?

Si c’est bon pour les investissements en scolarité, ne devrait-on pas l’appliquer aussi pour les investissements sous d’autres formes?…

@ Miguel Laristo # 31

« De plus une grande quantité de diplomés ne servent à rien. Oui on a besoin d’enseignants, d’ingénieurs et de scientifiques; mais a-t-on besoin d’autant de sociologues, politicologues, anthropologues etc ? »

C’est vrai sa!

Même les ingénieurs. Pas besoin de gnégnégneurs pour souder de et bolter des bout de fer ensemble pour faire un pont. Bombardier y était pas ingénieur lui. Même chose pour les scientifiques qui passent leur temps à regarder promener des souris à prix de fou.

Pis ensuite les enfants on a assez eu de payer pour les mettre au monde et les nourrir, ben s’il veulent étudier, qui payent pour, nous on a assez payé. De plus ils vont faire plus attention à ce qu’ils font.

« De plus il n’y a rien comme une job à temps partiel pour apprendre sur la réalité de la vie et développer son jugement et sa capacité d’évaluer les évènements. »

C’est vrai que en arracher dans le vie c’est formateur surtout quand c’est suivi d’une éducation dans laquelle le jeune a reçu sa ration de rangée de coups de pieds dans le cul et sa claque hebdomadaire sur les oreilles pour lui mettre du plomb dans la tête.

Sa monsieur sa vous forge un jeune qui est tranquille à l’école, qui écoute son boss au travail, et qui n’a jamais envie de penser aux syndicats et aux grèves.

On l’a ti l’affaire.

Mme Borde, je pense comme vous. Les études devraient être grfatuites. Je vais plus loin. Les étudiants ne devraient pas être obligés de travailler. Il leur faudrait la possibilité de se consacrer entièrement à leurs études. Ma fille qui préparait un diplôme de piano et faisait plusieurs heures de piano par jour ne pouvait travailler en même temps. Le « prêt et bourse » était insuffisant (les années 80), nous l’aidions. Pourquoi les jeunes qui auront à bosser toute leur vie, de plus en plus longtemps, probablement, n’auraient-ils pas quelques années de formation où ils n’auraient qu’à se soucier d’accumuler des connaissances, pas seulement pour leur future profession mais aussi de la culture générale. Celle-ci, non seulement peut être utile pour son travail, mais lui apportera des joies profondes. Je suis surprise des commentaires que votre article a suscités. J’aurais pensé que les lecteurs de votre magazine se soucient de culture!
Se cultiver, voyager ouvrent sûrement plus l’esprit que de travailler chez McDonald. Même si on peut gagner gros avec un travail manuel dont l’apprentissage a coûté peu, quel enrichissemengt pour cet ouvrier ou ce technicien si tout au long de sa vie il peut jouir des plaisirs de la lecture, de l’art, de la musique. Pourquoi un être humain doit-il se contenter de gagner sa vie, d’accumuler de l’argent? Ce n’est pas ce qui fera sa valeur. NM

Belle idée. Fesons encore payer davantage la société pour des faveurs personnelles. C’est ce que les étudiants contre les hausses de scolarité veulent. La société paie déjà pour l’éducation. Quand je travaillerai, je paierai pour les autres comme tout le monde et je ne suis pas intéressé. Lâchez-moi. Je suis aux études et j’accepte de les payer. Je vais pas voir mes voisins pour leur demander de l’argent pour mes études. Ça ne les regarde pas.

C’est facile de dire « ben la société payera ». Je suis désolé, mais je fais parti de la société et comme bien des gens, je refuse de payer pour vos études. Je paye les miennes, payez les votre et pas touche à mon porte-feuille. De plus, les étudiants ne seront pas plus avantagés. Soit que vous acceptez les hausses et que vous payez vos études en 2, 5 ans ou 10 ans. Soit qu’on donne les factures à la société et vous paierez jusqu’à votre retraite des frais de scolarité de tout le monde dans vos impôts.

À la fin, vous retraiterez de ne pas avoir accepté les hausses de scolarité.

Quand les étudiants réaliseront qu’on ne vit pas dans un pays, ni même dans une province, riche? Au cégep, on m’a dit que des gens ont fait des sacrifices pour que les tarifs au cégep et à l’université coûtent pas trop cher et qu’aujourd,hui, nous, étudiant(e)s, devont aussi faire un sacrifice en disant oui à la grève au nom de nos enfants à venir. Je suis désolé, mais si on n’accepte pas de payer plus cher maintenant, c’est nos enfants qui mangeront la claque et qui verront des hausses encore plus chères leur tomber dessus.

En plus, les étudiants pensent que le gouvernement à un budget illimité juste pour eux. Désolé, mais le pays et même la province sont lourdement endettés + tout le monde demande au gouvernement de payer moins cher, voir rien du tout dans énormément de secteurs. Si les étudiants veulent vraiment contribuer à améliorer l’avenir de la société, ils devraient accepter les hausses et non endetter davantage la société qui en ont déjà suffisamment comme ça à payer.

Depuis les 10 dernières années, tout est devenus plus cher. Le coût de la vie a toujours augmenté à chaque année sauf les frais de scolarité qui n’a jamais augmentés. Il serait temps que les étudiants contribues aussi et paient LEURS études.

on dit que le cégep est important pour la culture générale. Désolé, mais si je vais au cégep, c’est pas pour agrandir ma culture générale, mais bien pour apprendre une carrière. Si vous mettez qu’optionnel des cours de culture générale et enlevez tout ce que vous apprenez(et oublié le tout dès que vous avez fini ces cours là) ce qui est inutile, vous sauveriez au moins 1 an d’étude. Faire une technique au cégep en 2 ans au lieu de 3, déjà là, ça vous coûterait moins cher.

Sans oublier les personnes qui doivent reprendre une session ou 1 an parce qu’ils ont échoués un cours générale (ce qui augmente la facture).

Dans plusieurs pays, les cégep n’existent même pas. Vous faites vos cours élémentaires et allez directement à l’université. Au Québec, on aime payer plus et c’est pour ça que les cégep existent.

Oui les cours élémentaires doivent être un droit, mais rendu au cégep et à l’université, c’est devenus des études supérieures. Rendu là, ça devient un prévilège et non un droit. Si vous voulez travailler et avoir un bon salaire, c,est possible de le faire avec un simple DES. Si vous voulez améliorer votre culture générale et faire un métier « prestigieux », faite-le, mais payez. C’est pas à la société de payer pour quelque chose qui VOUS rapportera une vie meilleure.

Que vous obtenez un DEC, un BAC, une maîtrise, un doctorat ou que vous lâchez avant, ça changera pas la société pour autant. Qu’un doctorat coûte 10 000$ ou 100 000$ pour l’obtenir, des docteurs, il y en aura toujours.

Les droits de scolarité à très faible coût n’est pas un choix de société, c’est que les étudiants qui veulent ça. Jusqu’à présent, les sondages confirment que la société n’est pas en faveur d’une hausse d’impôts pour contenter les étudiants qui ne veulent plus travailler pour obtenir ce qu’ils veulent. Tout le monde veut tout gratuit de nos jours.

Désolé, mais même si on vit dans un pays industrialisé, le pays est loin d’être riche. Lorsque je travaillerai, je devrai payer pour la scolarisation des autres, pour les soins des autres même si je suis jamais malade, pour les enfants des autres même si j’en ai pas, etc… Si ça continu comme ça, dans quelques années je devrai payer beaucoup plus cher pour des services que je n’utiliserais même pas sachant que la personne qui les utilisera en profitera gratuitement. Désolé, c’est pas normal et personne accepterait de payer ça. Malheureusement, c’est ce que les étudiants demande à la population et ça les enragent que la population disent non.

Payez pour vos affaires et arrêtez de tout mettre sur le dos de la société. Les droits de scolarité est un choix de société et la société à fait son choix: Elle ne veut pas payer pour vous des études qui seront bénéfiques que pour vous et non pour la société. Maintenant, si vous avez un minimum de respect envers les autres, vous accepterez les hausses et arrêterez de prendre les gens en otage. Il n’y a pas que les étudiants qui ont des problèmes et des difficultés. Bienvenu dans le monde des adultes où les problèmes et les difficultés sont omniprésents.

Autre chose, avant de demandez à la population de payer pour vos études, commencez dont à arrêter vos sortie à 30-60$ de la soirée dans les bars ou chez des amis. De plus, j’ai remarqué que pas mal d’étudiant du cégep ont une auto qui vaut au-delà de 15 000$, un iPAD, un iPHONE et un ordinateur portable.

Moi, étudiant au cégep sur le prêt et bourse et ne travaillant pas, je trouve ça très bizarre d’entendre un autre étudiant de mon cégep dire qu’il n’arrive pas avec un prêt et bourse et ses 25 heures de travail quand moi-même, j’arrive dans mon budget. J’avoue que je ne sors pas, j’ai pas d’iPHONE, d’iPAD, d’ordi portable, etc… et j’ai pas un auto modifié comme j’en ai vu pas mal dans la cours du cégep.

Avant de dire que vous êtes dans le rouge, regardez dont si ce n’est pas vous-même qui serait la cause principale de votre endettement.

Consernant la France, probablement que les études universitaires sont gratuit ou coûtent presque rien, mais de 1 il n’y a pas de cégep la-bas et de 2 allez voir l’endettement du pays et regardez donc la qualité professionnelle des finissants. Vous seriez surpris.

@ David Mc Duff

« Je suis aux études et j’accepte de les payer. Je vais pas voir mes voisins pour leur demander de l’argent pour mes études. Ça ne les regarde pas. »

Dans quel pays vivez-vous pour payer vos études?

« Soit qu’on donne les factures à la société et vous paierez jusqu’à votre retraite des frais de scolarité de tout le monde dans vos impôts.
À la fin, vous retraiterez de ne pas avoir accepté les hausses de scolarité. »

Sa fait 50 ans que les études payés par l’état fonctionne.

Vous parlez M. McDuff comme si il y avait une énorme différence entre les études payées par l’état et payés par l’individu, c’est le même prix. Par contre avec l’état il y a une énorme différence pour le remboursement parce que vous n’êtes pas seuls a rembourser. Donc vos études reviennent moins cher.

Tout cela, faire payer les étudiants, est une affaire de petite droite dretteuse du Québec et de libertariens qui ne veulent pas payer. On les reconnais bien comme toujours. Ces derniers se sont fait payer leurs études par les parents et maintenant ils ne veulent pas payer pour les enfants.

Payer de études aux enfants est une responsabilité sociale parce que ces études faites par un individu rapportent à la société c’est-à-dire à tous ceux qui payent. Donc c’est équitable.

Il y aura toujours des cheeps qui ne veulent jamais rien payer.

J’abonde dans votre sens Mme Borde. Je suis d’accord avec des frais de scolarité nuls ou ne concourant pas à l’endettement des étudiants.

L’instruction est un atout pour une société. Les entreprises qui viennent s’établir au Québec recherchent des universitaires (informaticiens, géologues, ingénieurs…). Et quand ces compagnies s’implantent, elles créent aussi des emplois pour les diplômés du secondaire ou du CEGEP. De plus, une société plus instruite est (on espère) une société plus critique, curieuse. Nous avons besoin de médecins et d’avocats, mais aussi de philosophes et de créateurs pour faire avancer le débat, pour progresser comme société. Mais ces disciplines ne sont pas payantes, alors va-t-on les pénaliser avec une hausse des frais de scolarité?

Quand à l’argument entendu en faveur de la hausse, que si ce n’est pas fait les diplômes seront dévalués, il semble malheureusement que ce soit déjà chose faite. Et pas à cause de l’incompétence possible de professeurs sous-payés. L’émission Enquête soulevait le problème des usines à diplômes, un fait malheureusement négligé par les employeurs, qui ne semblent pas soucieux de vérifier systématiquement la validité des diplômes de leurs futurs employés. Voir l’émission du 1 mars dernier: http://www.radio-canada.ca/emissions/enquete/2011-2012/Reportage.asp?idDoc=203597&autoPlay=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBFT/2012-03-01_21_00_00_enq_0112_03_500.asx,http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBFT/2012-03-01_21_00_00_enq_0112_04_500.asx

Pour une société plus égalitaire et moins individualiste. Une société c’est un écosystème, nous avons besoin les uns des autres. Les ingénieurs ont besoin des plombiers, et ceux-ci des banquiers, et ainsi de suite…

Madeleine (60 ans), Montréal

Il y a autres choses que l’université dans la vie:

« Many labor experts single out the German apprenticeship system as a major competitive advantage. It takes young people out of the university track at 16 and trains them in industrial skills, as they simultaneously study for a technical degree and work for a salary. They often get full-time jobs with companies that have invested in training.

Unlike in the rest of France, there is a vestigial apprenticeship system in Alsace, which was at different times a part of Germany. But it is closer to a French “alternance” model of vocational training, which also combines education and work, but is less widespread among companies and less popular.

Many French parents and their children still regard a vocational degree or apprenticeship — instead of a university degree — as a sign of stupidity or failure, Ms. Pierrel said. “We have to convince young people, since it’s not well accepted in the family,” she said. In France, “it means being a bad student. In Germany, it doesn’t devalue someone.”

http://www.nytimes.com/2012/03/04/world/europe/when-a-border-shapes-more-than-territory.html?_r=1&hp

@Vicky

Ouf!

Un ratio sophisme/mots beaucoup trop grand pour commenter. Il serait vraiment intéressant que tu relises ton texte avec un de tes profs de philosophie ou mieux encore, tu le sauvegardes et tu le relis dans 5-10 ans pour voir ton évolution, ça risque d’être un exercice intéressant.

@ Vicky

« Malheureusement, c’est ce que les étudiants demande à la population et ça les enragent que la population disent non. »

J’ai plus que l’âge d’être votre grand père et sa fait plus de 40 ans que je paye des frais de scolarité et je suis d’avis que toutes les études jusqu’au doctorat soient gratuites. Au lieu de travailler pour étudier les étudiants pourraient étudier et ainsi être plus performant et gagner du temps. Donc contrairement à ce que vous dites il n’y a pas que les étudiants.

Pour ce qui est des coût, on vous a raconté des balivernes que vous avez cru.

La santé, les études et les protections sociales sont comme les assurances. Sa fait 43 ans que je paye des assurances feu et je n’ai jamais passé au feu et j’ai payé pour le feu des autres. Est-ce une raison pour ne pas m’assurer?

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« Payez pour vos affaires et arrêtez de tout mettre sur le dos de la société. » (Vicky)

Vous êtes facile à comprendre.

Maintenant qu’on a payé l’accouchement de votre mère, maintenant qu’on a payé pour vos maladies d’enfance et d’adolescence et petits accidents, maintenant qu’on a payé vos allocations familiales, maintenant qu’on a payé qu’on a payé votre primaire et secondaire et maintenant qu’on a payé pour vos études, vous dites: « Payez pour vos affaires et arrêtez de tout mettre sur le dos de la société (c’est-à-dire mon moi rien qu’à moi). »

On vous a rendu service, d’énormes services et vous ne voulez pas rendre la pareille. Sa fait avaricieux (greed).

« Dans le cours de ses recherches sur les jeunes et le travail, il [le sociologue Jacques Havel, de l’Université Laval] a fait un constat paradoxal. «On s’est aperçu que les jeunes qui travaillent le plus en parallèle à leurs études sont en fait les jeunes dont les parents sont les mieux nantis. Comme ils sont habitués à une certain luxe, quand vient le temps d’être un peu indépendant des parents, ils doivent travailler beaucoup pour se payer ces biens auxquels ils ont été habitués».
(La Presse, 15 janv. 2006, Affaires3, Marc Tison, Dossier/ l’argent fait-il le bonheur?, «Les jeunes s’y mettent aussi»).

De faibles droits de scolarité afin que les étudiants, particulièrement ceux provenant de milieux modestes, puissent se consacrer à fonds à leurs études, vous dites?

L’éducation, c’est une question de priorité pour la société certes, mais surtout une question de priorité pour l’étudiant.

L’éducation gratuite, je l’ai reçu au primaire ainsi qu’au secondaire. Tous les outils de bases m’ont alors été offerts afin de me rendre utile à la société et de me permettre de prendre mon envol vers le parcours de mon choix : cégep privé ainsi que l’Université Laval. J’ai ainsi fait le choix de prioriser mon éducation pendant cette période de ma vie; je m’y suis investie pour mon avenir.

Diplômée depuis moins d’un an, ma dette est nulle. Loin d’être une « success story » du système, j’ai travaillé tout au long de mes études afin de maintenir un certain mode de vie auquel j’étais habituée et j’ai gardé l’œil fixe sur mon objectif principal : mes études. Grâce à mes « job étudiantes », j’ai voyagé, je suis sortie dans les bars et j’ai fait pleins de soupers entres amis. Toutefois, je n’ai pas utilisé mes prêts et bourses pour avoir le dernier Mac, une voiture ou un iPAD. J’ai un cellulaire de base ainsi qu’un portable de base. Ce qui me permettra de m’offrir ces luxes, ce sera l’argent que je gagnerai quand j’évaluerai ces choses comme des priorités.

La société prend déjà responsabilité d’une bonne partie des frais. À mes yeux, prendre part à mon éducation; un choix personnel correspondant à mes priorités de vie, ça me parait juste.

P.S. Comparer la gratuité des services de santé à l’enseignement supérieur est ridicule. On parle ici d’un service qui aide à la survie de la population. La survie intellectuelle me direz-vous? Elle est assurée par l’éducation gratuite au primaire et au secondaire.

@Youlle Tu n’iras pas voir directement tes voisins pour leur demander l’argent afin de payer pour tes études. Pourquoi faire ça? Tu iras plutôt piger dans leurs poches via les impôts. Leur demander l’argent directement ou leur prendre hypocritement avec les impôts, ça revient au même.

Pour votre information, oui la société a payé pour la naissance, les soins, le primaire et le secondaire et plein d’autres choses pour Vicky, mais elle a également fait de même parce que c’est une obligation et non un choix.

La population veule des gros salaires, des conditions de travail ridicules, CPE et études gratuit, etc… mais aucun d’entre vous ne veut payer plus d’impôts. Arrêtez de vivre dans le rêve. L’argent pousse pas dans les arbres.

Vous voulez tout gratuit. Vous pouvez donc dire à la classe moyenne donnez tout votre cash et allez dans le rang de la classe de la pauvreté parce que la classe moyenne est en train de disparaître à cause de gens comme vous qui voulez que tout le monde paye pour vous faire vivre.

Ça serait intéressant de voir le pourcentage d’étudiants venir faire leurs études supérieures gratuites au québec et aller travailler aileurs qu’au Québec en riant de nous. Une futur belle et grosse perte d’argent pour le Québec.

Et si ça vous ferais plaisir de payer pour les études des autres, faites donc un généreux don aux étudiants du cégep et de l’université.

Pour finir, je vous suggère de faire un peu de bénévolat auprès des gens de la classe moyenne frollant la ligne entre classe moyenne et pauvreté. Vous vous montrez cultivé, mais en réalité vous ne savez que ce que vous voulez bien voir. La réalité est loin d’être comme vous le pensez. Les gens en moyen comme vous devraient commencer à arrêter de faire l’autruche. Au cégep on nous a dit que des gens ont faient des sacrifices pour nous et on nous demande d’en faire un aussi en votant oui à la grève, mais si vous aimez vous enfants ou quiconque qui vivera après vous, vous aller faire ce qui faut pour ne pas leur donner une dette qui les étouffera davantage juste parce que vous avez été égoïste et avez pensé qu’à votre propre porte-feuille et bien-être.

C’est crié partout que les Québécois paient énormément d’impôts. Rendez les études supérieures (et pourquoi pas les CPE aussi) et vous allez voir les impôts monter en flèche et vous serez le premier à aller marcher une fois de plus dans les rues pour protester contre ça.

Tout comme les guerres, la population ne voit et ne sait uniquement se qu’elle veut bien voir. Allez dire au premier ministre que vous voulez doubler ou même tripler vous impôts pour le bien des autres. Moi, je paie mes impôts déjà assez cher comme ça. Pas touche à mes impôts.

Je connais pas votre niveau scolaire, mais je pense que vous devriez faire quelques cours en finance. Ça vous permettra de comprendre ce que vous ne comprennez ou ce que vous ne voulez pas voir.

Le gouvernement ne perd jamais d’argent. S’il paie plus cher pour un certain nombre de personne, c’est les impôts de toute la population qui augmentera. Payez si ça vous intéresse. Moi je sauterai mon tour merci.

loll gratuité scolaire pour que les plus pauvres puissent s’éduquer. Intéressant. Un pauvre éduqué avec le ventre vide parce que dès qu’il dépassera le seuille de la pauvreté, les impôts s’arrancheront pour tout lui enlevé afin d’éduquer un autre pauvre. Arrêtez de rêver, le pays est pas riche comme vous le pensez. Oui l’argent du pays est mal géré, mais même bien gérée, le pays ne roule pas sur l’or.

Une personne très bien éduqué avec le ventre vide est beaucoup moins rentable et utile qu’une personne moins bien éduqué, mais qui travaille.

Beaucoup ici en on encore beaucoup à apprendre sur le fonctionnement monnétaire d’un pays.

oui dans certains pays les études sont tous gratuites, mais allez voir dans quel condition vit la population.

De plus, quand on regarde le système de santé, il est gratuit et regardez la dette que ça engendre. Une éducation complètement gratuite engendrera également une énorme dette qu’on ne sera plus capable de payer et le domaine scolaire deviendra médiocre.

Arrêtez de penser qu’à vous qu’à vos études et qu’à votre avenir. Pensez aux autres qui viendront après vous.

Instruisez-moi quelqu’un !

Pourquoi ça s’appelle des droits de scolarité ?

Pourquoi avoir droit à réclamer de notre suite ou pour celle-ci droit de ne pas s’en voir augmenter le montant, au rythme d’une indexation sans question ? Je ne suis pas le suppôt du présent gouvernement dont l’opposition est une parti constitutionnelle.

Ça me semble une question intergénérationnelle sur laquelle je convie Éric Duhaime à s’exprimer.

Un choix de société? OUI.
Le choix d’une éducation gratuite pour tous ceux qui le souhaitent
ET
Le choix d’un système de santé gratuit ouvert à tous.
Je suis une grand-mère d’autant plus fière de tous ces jeunes qui se déplacent pour manifester leur désaccord, qu’elle a été privée de cette solide base qu’était le « cours classique » de son époque uniquement pour des raisons d’argent.

Différent pays, différentes valeurs… Mais j’avoue être charmé chaque fois que je vois à la télévision de France des gens peu fortunés, mais qui possèdent une éducation remarquable. Des gens fiers et, il me semble, heureux. Au Québec, pauvreté et misère vont toujours de pair avec ignorance. Est-ce un choix de société que nous voulons perpétuer?

Je ne comprends pas les étudiants, je connais un couple vivant conjoint de fait dont la conjointe
paie 2500$ de frais de scol.mais lorsque l’on fait l’impot ca ne coute rien car ils recoivent des crédits d’impots transférés a celui qui travaille(40000$)annuel.En résumé selon cette exemple ce couple qui vit ensemble ne paie pas une cenne d’impot car l’impot payés est remboursé.
Il leurs reste une balance reportable de crédits.
Je suis tout a fait d’accord avec cette hausse.
Personne ne parle des crédits généreux qu’ils recoivent qui annule les frais a l’impot et ces credits sont cumulés et donnent des deductions d’impots tres importantes lorsque l’étudiant arrive sur le marché du travail.