Frères et sœurs tous égaux devant les allergies alimentaires?

De nombreux parents dont le premier enfant souffre d’une allergie craignent que ses petits frères et sœurs aient la même. Une nouvelle étude indique que c’est peu probable.

(Photo: Amanda Mills/USCDCP/PublicDomainImages)
(Photo: Amanda Mills/PublicDomainImages)

Par chance, aucun de mes enfants n’a d’allergie alimentaire (pour l’instant du moins — je touche du bois). Mais je sais à quel point c’est difficile pour mes amis, qui sont toujours sur le qui-vive dès qu’il est question de ce que mangent leurs enfants. Et ce n’est pas parce qu’un parent sait comment se débrouiller avec une allergie — adapter les repas, lire les étiquettes des aliments, utiliser un auto-injecteur EpiPen — qu’il se réjouit que ses enfants aient à faire face à ce handicap peut-être permanent.

Mais les nouvelles sont encourageantes pour les parents dont l’aîné est allergique: d’après une étude de l’Hôpital pour enfants Ann et Robert H. Lurie de Chicago publiée dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology, le simple fait qu’un enfant souffre d’une allergie alimentaire ne signifie pas que ses frères et sœurs plus jeunes en auront une à leur tour.


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Les parents d’un enfant allergique se demandent souvent s’ils devraient faire passer des tests à ses petits frères et sœurs avant de les mettre en contact avec l’aliment allergène. Mais cette nouvelle étude montre que c’est loin d’être nécessaire: le risque qu’un frère ou une sœur souffre d’une allergie identique est à peine supérieur à celui du reste de la population. La recherche a aussi révélé qu’il y avait énormément de faux positifs et de sensibilisation alimentaire chez des enfants n’ayant jamais été exposés à un allergène donné. Cela veut dire qu’un enfant qui n’a jamais mangé d’arachides, par exemple, pourrait présenter une légère sensibilité à la suite de tests répétés sans pour autant avoir de réaction allergique; de tels résultats pourraient pousser un enfant à éviter de consommer un aliment auquel il n’est pas du tout allergique. Dans l’étude, seulement 13,6 % des frères et sœurs étaient sensibles et réactifs au même aliment. L’allergie aux produits laitiers était la plus commune chez eux (5,9 %), suivie par les allergies aux œufs (4,4 %) et aux arachides (3,7 %).

«Le dépistage systématique chez les enfants n’ayant pas d’antécédent de réaction allergique pourrait encourager l’évitement d’aliments qu’ils sont tout à fait capables de tolérer, ce qui risquerait de nuire à leur qualité de vie et à leur alimentation», explique Ruchi Gupta, auteure principale de l’étude, pédiatre et mère d’une fille qui souffre d’allergies alimentaires. «L’évitement d’un aliment augmente par ailleurs le risque de voir apparaître une allergie à ce même produit.»

Cet article a été adapté de Today’s Parent.

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