Fumer n’empêche pas de donner

Pour faire face à la pénurie d’organes, la greffe de poumons prélevés chez des fumeurs doit être autorisée, soutiennent des chercheurs britanniques.

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Leur recherche, dont les résultats sont publiés dans The Lancet, montre qu’en moyenne les patients qui reçoi­vent des poumons exposés au tabac survivent moins longtemps que ceux à qui l’on greffe les poumons d’un donneur qui n’a jamais touché à la cigarette. Ils s’en tirent néanmoins mieux que ceux qui restent sur la liste d’attente.

Au Canada, rien n’empêche les fumeurs de faire don de leurs poumons. « On s’assure qu’ils sont exempts de cellules cancéreuses et que les receveurs comprennent les risques », explique le Dr Shaf Keshavjee, directeur du programme de transplantation pulmonaire au Réseau universitaire de la santé de Toronto. La recherche britannique visait à mettre fin à une controverse soulevée à la suite de décès survenus peu de temps après des greffes de poumons de fumeurs.

 

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