Gaspillage de nourriture : honte sur nous!

Entre 95 et 115 kg de nourriture par an : voilà ce qu’en moyenne chaque Nord-Américain jette aux poubelles chez lui parce qu’il n’a pas bien géré ses achats ou n’a pas fini son assiette, selon une étude commandée par l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) à l’occasion du congrès international Save Food!, qui se tient cette semaine en Allemagne.

Globalement, c’est un tiers de ce que produit l’humanité pour se nourrir qui est perdu ou jeté à un endroit ou à un autre entre la ferme et la cuisine, soit 1,3 milliard de tonnes d’aliments par an. 

Un énorme gaspillage de ressources, qui entraine des pertes économiques et un impact environnemental considérable.

Pensez-y: pour une famille de quatre personnes, c’est près d’une demi-tonne de nourriture jetée aux poubelles par an!

Selon les chercheurs du Swedish Institute for Food and Biotechnology, qui ont préparé ce rapport à la demande de la FAO, les données et analyses disponibles à ce sujet manquent cruellement, compte tenu de l’ampleur du phénomène. En croisant plusieurs sources, ils ont cependant réussi à établir un portrait global de la situation.

Dans les pays en développement, les pertes se produisent surtout entre la ferme et les commerces.

Stockage à l’air libre, transport en pleine chaleur et mauvaise hygiène dans les marchés publics font par exemple disparaître entre 120 et 170 kg de nourriture par an et par personne en Afrique subsaharienne. Sur ce continent, seuls 6 à 11 kg de nourriture serait perdue chaque année par les consommateurs.

Des pécadilles, comparé à ce qui se passe dans les pays industrialisés, où les consommateurs sont responsables à eux seuls de 40 % des pertes.

La quantité de nourriture qu’ils achètent dans les commerces mais ne consomment pas pourrait suffire à nourrir toute l’Afrique subsaharienne!

Contre ce fléau, un seul remède, dit la FAO : plus de sensibilisation pour apprendre aux consommateurs à mieux gérer leur alimentation.

La solution miracle n’existe pas. Il faut réapprendre à acheter selon ses besoins, à faire des listes d’épicerie en conséquence sans céder aux sirènes des spéciaux et autres «deux pour un», à mieux utiliser son congélateur, à accomoder les restes…

Et prendre conscience que rien ne sert d’acheter local ou bio pour protéger l’environnement si l’on jette régulièrement de la nourriture !

Toute une éducation dont on manque cruellement, regrette la FAO, qui demande des efforts accrus aux États dans ce domaine.

Producteurs et vendeurs ont aussi leur part de responsabilité.

Les agriculteurs plantent trop par crainte du mauvais temps, les supermarchés exigent des producteurs des fruits et légumes parfaitement standardisés, remplissent trop leurs étalages et incitent les consommateurs à acheter toujours plus.

La généralisation des buffets offerts dans les restaurants entraîne aussi beaucoup de gaspillage.

Mais les principaux coupables, ce sont vous et moi!

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ah ! merci, je cherchais ces chiffres récemment.

Ce n’est pas un changement qui peut s’opérer du jour au lendemain mais si on se ré-éduquait pour consommer juste le nécessaire sans gaspiller cela permettrait un commerce des denrées alimentaires plus juste laissant un revenu viable aux agriculteurs… mais bon, ce n’est pas trop la tendance malheureusement….

HONTE À NOUS ! et non pas Honte sur nous (shame on…)

Merci de respecter notre belle langue !

@Louka Paradis: Bon point. Merci. J’espère que Valérie va prendre note

OK… pis si j’épluche ma banane ou je pèle mes patates, est-ce que c’est comptabilisé ?

Il faudrait peut-être des emballages plus petits ou plus de possibilités d’acheter en vrac ? Pour les célibataires, un gros paquet de haricots verts veut dire qu’on ne mange rien d’autre pendant une semaine. Si on veut de la variété, on se retrouve invariablement avec des légumes qui se perdent.

Honte À nous, en effet, Louka. Et on écrit aussi « peccadilles » et non « pécadilles » (début du 8è paragraphe de madame Borde).

La majorité des gens devraient apprendre à servir de plus petites portions. Moins de risque de gaspiller et ceux qui ne font pas attention à leur ligne peuvent toujours se resservir ensuite!

Moi je respecte toujours ce que m’avait enseigné mes parents et je mange tout ce qu’il y a ( de comestible 😉 dans mon assiette!

et si on ouvrait plus les frontières au commerce? En exportant la nourriture, elle pourrait être consommée par d’autres…

@lemoutongris

C’est actuellement ce qui crée de gros problèmes pour des pays plus pauvres.

La monétarisation et marchandisation de la nourriture. La nourriture n’est pas un bien de consommation comme les autres. C’est un bien VITAL.

Le marché et l’argent c’est pas tout dans la vie, ouvrez-vous les yeux messieur les Libertariens!

@lemoutongirs

Le dumping d’excédents de production occidentale par exemple comme en Afrique, un désastre pour les fermiers de ces pays. La valeur de leurs productions ne vaut rien, et puis…

« Le dumping d’excédents de production occidentale par exemple comme en Afrique, un désastre pour les fermiers de ces pays. La valeur de leurs productions ne vaut rien, et puis »

je m’oppose au dumping, mais pourquoi les Africains ne profitent-ils pas de cette manne? Même sans les subventions exorbitantes, les ÉU jouissent d’un climat sans pareil pour L,agriculture, leur proférant un grand avantage

Qu’est-ce qui est mieux : recevoir de la nourriture à bas prix ou payer cher juste parce que c’est local?

Cette nourriture a bas prix est un piège, un poison. Ca tue le marché de l’argriculture, ruinne les paysans locaux, etc.

Votre question est biaisée idéologiquement et ridicule.

La vraie question est – avoir de la nourriture cheap étrangère qui vous rend dépendant et ruinne le paysan, ou développé sa propre survivance par les fermes et producteurs nationaux?

On appelle cà la souveraineté alimentaire.

« Même sans les subventions exorbitantes, les ÉU jouissent… »

Ce sont justement ces subventions qui tuent l’agriculture de bien des pays en les rendants dépendants.

Ces subventions sont une arme de destruction massive.

Sans compter ce qu’on donne et dépense pour nos animaux de compagnie, préférés à nos frères humains sous-alimentés en Afrique ou ailleurs; bravo pour la remarque sur le gâchis des buffets; le petit déjeuner dans les hôtels avec des sucres et confitures individuels au lieu du collectif avec une cuiller pour se servir dans un récipient commun (+pollution des sur-emballages): bref il reste du boulot !

@christelek2
On ambisione sur les annimeaux de compagnie, mais ils nous aident en retour de plsuieurs manières, on peut pas associer un problème comme cà à l’autre, sans compyter que nos bébètes mangent des trucs de mauvaises qualités ou impropre tout court pour nous, alors…

De la viande mauvaise ou des poumons, vous en voulez?

« On appelle cà la souveraineté alimentaire. »

On appelle ça un sophisme. Les Anglais avaient complèment ouvert leurs frontières au commerce sans attendre de réciprocité au 19e siècle; les périodes de sécheresse ont été nettement moins dure.

souveraineté alimentaire est juste un mot plus sexy que mercantilisme

« Votre question est biaisée idéologiquement et ridicule. »

et pourquoi? c’est mal de vouloir payer moins cher sa nourriture?

Les anglais sont aussi ceux qui ont fait les infâmes enclosures, sources de bien des mots…

La souveraineté alimentaire n’est PAS juste le marché.

C’est d’avoir la nourriture aussi pour nous, en quantité. C’est de combattre les famines et la misère. Ne plus être dépendant.

Le Mouton Gris, je vais vous surprendre, mais ouvrez votre esprit à la réalité du monde, des pauvres; le commerce n’est pas tout dans la vie. Et il a un prix pour les peuples pauvres des fois.

« La souveraineté alimentaire n’est PAS juste le marché.

C’est d’avoir la nourriture aussi pour nous, en quantité. C’est de combattre les famines et la misère. Ne plus être dépendant »

Je le répète : souveraineté alimentaire est simplement un mot plus sexy que mercantilisme.
Sans une certaine forme de libre-échange, le Canada crèverait en hiver. Comment pourrait-on espérer cultiver À BON PRIX tous les fruits et légumes sont nous aurions besoin durant plus de 6 mois par année?

Je ne prône pas la spécialisation à l’extrême comme Ricardo, mais il y a certainement moyen de délaisser certaines pratiques agricoles inefficaces (monopole du lait, du blé) pour ainsi soulager nos poches. Lors de mon arrivée en Saskatchewan en 2008, j’économisais 1,40$ par 4l de lait!!

@lemoutongris

Le libre-échange a des couts, allez voir Darwin sur Jeanne Émard si vous osez.

Si on coupe sur les fraits d’importations, et porte sur le local, on économise déjà quelque chose, non? Plus, en favorisant le local, on aide nos gens et on deviendra plus indépendant sur le plan nourriture – qui est LE point important. Ne pas dépendre de l’extérieur au possiblle.

Et il y a aussi le fait que le pétrole se fera un jour de plus en plus rare et cher… alors…

Mais bon, vous ne voyez que l’économie, pas les gens derrière.

. Plus, en favorisant le local, on aide nos gens et on deviendra plus indépendant sur le plan nourriture – qui est LE point important. Ne pas dépendre de l’extérieur au possiblle. »

Oui, on s’aide tellement que le 4 litres de lait est au moins 25% plus cher que partout ailleurs.

L’indépendance sur le plan de la nourriture n’est qu’une illusion. Pourquoi juste la nourriture? Pourquoi pas le pétrole? les machines? les vêtements?

« Mais bon, vous ne voyez que l’économie, pas les gens derrière. »

contrairement à vous, je vois la masse des gens. De votre côté, vous ne regardez que les producteurs.

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