Gaz de schiste: les trois quarts des ingénieurs pour un moratoire

Les trois quarts des 2135 ingénieurs québécois qui ont répondu à un sondage mené en janvier par le Réseau des ingénieurs du Québec sont en faveur d’un moratoire immédiat sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste.

Fait à noter: 41 % des ingénieurs interrogés travaillent dans le domaine de l’énergie, et 20 % d’entre eux «pourraient travailler dans l’industrie des gaz de schiste».

Un peu moins du quart des répondants ( 23 % ) se sont dits très défavorables à l’exploitation de cette source d’énergie. Mais près des trois quarts (71%) des ingénieurs qui s’opposent à l’exploitation se sont dits près à changer d’avis si «certaines conditions étaient réunies». Un ingénieur sur dix est contre l’exploitation, quelles qu’en soient les conditions.

Chose surprenante: 20 % des ingénieurs non francophones interrogés, soit une quarantaine de personnes,  ont dit ne pas être au courant du débat actuel sur le gaz de schiste. Je me demande s’ils vivent sur une autre planète ! Globalement, le tiers des ingénieurs ont dit s’intéresser beaucoup à la question.

L’âge des ingénieurs influence peu leur opinion dans ce dossier. Les femmes sont un peu plus nombreuses que les homnmes, en proportion, à s’opposer à l’exploitation.

Si le gaz de schiste n’a pas la cote auprès des ingénieurs, c’est essentiellement en raison des impacts environnementaux potentiels de l’exploration et de l’exploitation. Ce sont surtout l’utilisation de solvants chimiques et la gestion des eaux usées qui les inquiètent.

La moitié d’entre eux, qu’ils soient ou non en faveur de cette source d’énergie, considèrent qu’il est absolument nécessaire de mener d’importantes études environnementales avant d’aller de l’avant.

Les ingénieurs interrogés ne sont pourtant pas des militants écologistes en puissance : 43 % sont favorables à l’exploitation des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent… et 39 % à l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta!

Laisser un commentaire

Etre « vert » partout?
Junex , société canadienne, a un important actionnaire, l’actuel Président du Conseil d’Administration du groupe papetier Cascades, connu pour son engagement « vert ». Cette compagnie aurait-elle trouvé aussi du gaz de schiste au Luxembourg et en Belgique ? Serait-ce finalement la raison pour laquelle Cascades Luxembourg Sarl et Cascades Duffel NV, deux sociétés officiellement existantes au Bénelux, sont toujours présentes aux Registres du Commerce de ces deux pays, bien qu’elles n’y aient ni collaborateur qui y travaille, ni aucune activité industrielle, et que le groupe n’en parle jamais ?

@Vieuxcascadeur

Ce même commentaire a été publié dans une vingtaine de forum québécois et français sous différents pseudos. Je suis intrigué. Croisade ou production de masse?

@ glev

« croisade » serait un peu exagéré. Informations à faire connaître largement serait peut-être plus approprié.

« Je pense que l’on est gouverné à coup de sondage: ce n’est pas cela réfléchir » – Valérie Borde.
http://www.hinnovic.org/entrevue-avec-valerie-borde-le-role-du-journaliste-scientifique/

Comme de fait, « Il faut savoir se servir de l’internet »

« Cette étude n’est rien d’autre que de la poudre aux yeux!!!!! »
François Gaudreault, géologue
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/environnement/2011/02/16/001-gaz_schiste-sondage-ingenieurs.shtml

Afin de déterminer la faisabilité d’un projet il est pertinent d’en présenter les enjeux et d’en évaluer les risques. Et les risques c’est aussi ceux qui restent lorsqu’il n’y a plus d’enjeux.

En France la faisabilité de l’exploitation du gaz de schiste à été remise à beaucoup, beaucoup plus tard. Les risques d’un désastre environnemental ont en effet prévalu sur l’enjeu de notre indépendance énergétique.
En effet comme l’expliquait Nathalie Kosciusko-Morizet la ministre responsable, rien ne sera entrepris en l’état actuelle de la technologie: « En Amérique du nord, ces techniques se sont avérées dangereuses pour l’environnement et destructrices (pour la nappe phréatique de par l’utilisation de produit chimique) et si il n’y a pas d’autres technologies que celles là aucun gisement ne sera mis en exploitation. »

Il n’y avait donc pas de quoi être inquiet, il ne suffisait que de bien faire les calculs dans une perspective responsable.

Au Québec, vu la façon dont les débats s’éternisent, il ne manquerait que la perspective responsable. C’est donc certain que bien des ingénieurs y soient inquiets, puisqu’on y on parle en leur nom sans leur avoir rien demandé. Et les géologues s’en offusquent.

C’est à se demander si tout le monde y parle bien de la même chose?

Qu’est-ce des ingénieurs mécanique, électrique et industriel peuvent bien connaître sur les gaz de schistes et que vaut leur opinion???? A ma connaissance, ils n’ont même pas eu un cours de géologie durant leur bacc. Il me semble que les ingénieurs doivent se prononcer sur des dossiers pour lesquelles ils ont des connaissances et il me semble assez surprenant qu’il y ai au Québec 2135 ingénieurs qui ont des connaissances suffisantes pour donner un avis professionnel sur les gaz de schiste. Il aurait été intéressant de savoir si les ingénieurs géologues, ceux qui sont les plus qualifiés pour donner un avis, sont favorable ou non.