Gaz de schiste: où sont les références du ministère ?

J’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé strictement aucune référence dans le document technique sur le développement du gaz de schiste au Québec produit hier par le Ministère des ressources naturelles et de la faune.

Dans un tel document, sensé nous éclairer sur l’état de l’art, on devrait trouver, au moins en annexe, une liste de titres de publications (des rapports techniques, les textes de lois dont on parle, etc…) en  lien avec le sujet.

Une bibliographie qui permet aux lecteurs de voir que le texte s’appuie sur des références sérieuses, qu’il peut consulter pour en savoir plus.

Et là ? Rien !  Je suis horrifiée.

Quelle note auraient d’après vous des étudiants universitaires qui remettraient un rapport technique sans aucune référence ?

Ce n’est pas avec ce genre de document, qui n’a de technique que le nom, que le Ministère des ressources naturelles du Québec  va vraiment éclairer les débats et aider la population à se faire une idée !

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Où sont les références du Gouvernements????

Dans leurs têtes bourrées d’imagination (pour ne pas dire mensonges)

À preuve, Mme Nathalie Normandeau ministre des ressources naturelles affirme dans votre article Québec Fonce, 1er octobre 2010 page 32.

‘’Nous favorisons cette filière. C’est écrit noir sur blanc dans la stratégie énergétique du Québec 2006-2015’’, dit al politicienne de 42 ans ……. À l’occasion d’une campagne éclair d’entrevues qu’elle menait pour répondre aux critiques.

Les faits : Nulle part dans ce document qu’elle cite, est-il mention des gaz des schistes, de schiste, ou de schale et encore moins de leurs exploitations.

Voici le document en format PDF :

Le titre du document : La stratégie énergétique du Québec 2006-2015

L’hyperlien : http://www.mrnf.gouv.qc.ca/publications/energie/strategie/strategie-energetique-2006-2015.pdf

Mme Borde, je vous le demande, quand l’actualité va-t-elle rectifier les mensonges de Mme Normandeau ?????

Mme Borde, est-ce normal qu’une revue sérieuse comme l’Actualité imprime sans même vérifier tout ce que dit un politicien????

P.S. Mme Borde, par vos questionnement, vous faite honneur à la profession de journaliste scientifique maintenant, il faudrait que votre étique journalistique déteigne sur vos collègues.

Merci et bonne journée.

Le gaz de schiste est une ressource importante qui commence d’avoir un impacte partout dans le monde. En Pologne, par exemple, des compagnies majeures comme ConocoPhillips, ExxonMobil, Talisman Energy et Chevron font des recherches sur ce gaz, et ceci indique que le Pologne pourrait être un des premiers pays en Europe de gagner leur indépendance en ce qui concerne l’énergie et des ressources naturelles. Si vous aimeriez de faire plus de lecture sur le shale gas en Europe, je vous suggère ce lien : http://www.naturalgasforeurope.com

@Gilbert Duquette :

L’expression “gaz de schiste” ne se trouve effectivement pas dans le document de la Stratégie énergétique du Québec 2006-2015.

Toutefois, le gouvernement y fait part de son intention d’exploiter éventuellement les hydrocarbures au Québec, ce qui comprend les gisements pétroliers et gaziers.

Par exemple, on peut lire à la page 5 du document :

“Nous fondons par ailleurs de l’espoir sur la présence, dans le sous-sol du territoire terrestre et maritime du Québec, de gisements significatifs d’hydrocarbures. Leur mise en valeur nous permettrait de réduire notre dépendance par rapport aux approvisionnements en provenance de l’extérieur, en se substituant à une partie de nos importations.”

J’espère que cette réponse saura vous éclairer.

François Guérard, journaliste et auteur de l’entretien avec Mme Nathalie Normandeau

J’ai dis que des forages j’en ai vu plusieurs dont à 1000 pieds de chez moi. J’ai visité toutes ces plate formes.

Mais, oui il y a un gros mais pour le gaz de chiste.

Bien compréhensible Mme borde que vous ne trouviez pas. Les entreprises qui veulent exploiter ne veulent pas divulguer la technologie qu’ils emploient sous prétexte de secret industriel. Dond aucun moyen de savoir quelle sorte de pollution va nous tomber sur la tête.

Aussi vous reconnaîtrez qu’il y a un nommé Caillé qui se démène comme un diable dans l’eau bénite chez-moi pour nous expliquer que sa va créer des emplois. Les citoyens ne peuvent rien savoir. C’est écrit dans l’hebdo ici.

Moi je le sais combien d’emplois seront créé sur une drill. Environ 15 et en majorité des étrangers et quelques manoeuvres québécois.

Si ma mémoire est bonne ce Caillé travaillait pour le gaz avant d’être président d’Hydro qui s’est occupé du gaz elle aussi. Aujourd’hui alors qu’Hydro ne s’occupe plus de gaz il est retourné au gaz pour nous dire que les étrangers vont créer des emplois.

De toutes façons il est trop tard.

Le gaz à été donné aux étrangers, comme le fer dans le nord du Québec.

Le fer nous à rien rapporté. Il est allé nourrir les usines de chars de l’Ontario et des USA.

L’électricité non plus, le québécois payent environ 400 millions par année pour l’électricité qui s’envole aux USA sous forme d’aluminium.

Maintenant c’est le gaz qui est déjà tombé dans des mains étrangères en majorité et dans un avenir pas très éloigné les géants de l’hydrocarbure mettront la patte sur ces entreprises.

C’était à l’Hydro Québec de s’en occuper. Les libéraux de John James ont fait cadeau du gaz à leur amis.

Alors Mme Borde je vous dit que je m’en fous complètement du gaz de chiste et que même il devrait rester là où il est.

Les Québécois ne feront PAS UNE CENNE NOIRE avec ce gaz.

Alors je dis que l’on devrait continuer à importer de l’Alberta, c’est le même prix. Pendant ce temps, au moins ce gaz restera où il est plutôt que de le perdre.
—-

Comme exemple: L’aluminium.

Si le gouvernement fermait toutes les alumineries il resterait de l’argent pour payer à vie les salaire de ces employés avec un profit. De plus, le Québec pourrait vendre cette énergie à plus de deux fois le prix sur le marché.

On à fait vivre les shops us dans la misère,

On à charrié de l’eau,

On a charrié du fer,

On charrie de l’électricité,

Et on se prépare à charrier du gaz.

Yes soeur, on va devenir riches, très riches.

@ François Guérard Journaliste

Si vous êtes si bien « plugué », expliquez nous les technologies d’exploitation des gaz de chistes au Québec alors que c’est un secret bien gardé.

J’ai bien dis LES parce qu’il y en a plusieurs.

Je vous gage 15 cennes que la moins cher est la moins polluante.

@ François Guérard

Merci de m’avoir répondu

Dans document, il est vrai que l’on peut prendre ce petit paragraphe et dire comme Mme Normandeau que la stratégie énergétique du Québec : ‘’Nous favorisons cette filière. C’est écrit noir sur blanc dans la stratégie énergétique du Québec 2006-2015’’

Toutefois, en 2005-2006 (année de rédaction du rapport) les hydrocarbures signifiaient tout au plus Old Harry (gisement du Golf entre TN et des îles de-la-Madeleines, Halldiman (Gaspé) et l’île d’Anticosti. Je vous invite à lire la page 85 et suivantes au sujet de METTRE EN VALEUR LES RESSOURCES PÉTROLIÈRES ET GAZIÈRES DU QUÉBEC.

Ils y parlent en page 85 du champs gazier de l’île de Sable, et de plusieurs autres structures géologiques présentent un potentiel pétrolier et gazier tout aussi intéressant, dans la zone en milieu marin située à l’ouest de la limite interprovinciale qui sépare le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador. (gisement Old Harry)

du potentiel gazier de l’estuaire et Golf du St-Laurent en page 87 : afin que soit engagée le plus rapidement possible une mise en valeur effective du potentiel pétrolier et gazier du golfe et de l’estuaire du Saint-Laurent

et finalement en page 89 : Hydro-Québec a reçu le mandat du gouvernement du Québec d’évaluer le potentiel pétrolier et gazier de l’est du Québec. Ainsi, en avril 2006, Hydro-Québec détenait 39 permis de recherche de pétrole et de gaz naturel sur des territoires situés en Gaspésie et sur l’île Anticosti, lesquels couvrent une superficie totale de plus de 7 200 kilomètres carrés.

Mais nul part est-il mention des Basses Terres du St-Laurent et du potentiel du gaz de schiste.

De plus dans ce rapport les objectifs du chapitre 2 : LES ORIENTATIONS ET LES PRIORITÉS D’ACTION se définissent comme suit : page 9

• relancer et accélérer le développement de notre patrimoine hydroélectrique;
• développer l’énergie éolienne, filière d’avenir;
• utiliser l’énergie de façon plus efficace;
• innover en énergie;
• consolider et diversifier les approvisionnements en pétrole et en gaz naturel;
• moderniser le cadre législatif et réglementaire

Je ne vois pas ou la filière du gaz (exploitation) est favorisée comme Mme Normandeau le dit dans votre article.

De plus, lorsqu’il est question des hydrocarbures dans ce rapport, voici ce que l’on a écrit :

Page 4 : Pour ce qui est de l’énergie que nous devons de toute façon importer, il faut diversifier nos sources d’approvisionnement et orienter les courants d’échange en fonction de nos intérêts. La sécurité des approvisionnements englobe également la fiabilité des installations de toutes sortes
grâce auxquelles l’énergie est effectivement disponible au consommateur. C’est pourquoi nous devons nous assurer du bon fonctionnement du transport et
de la distribution d’électricité, mais également de la fiabilité des systèmes d’approvisionnement de produits pétroliers.

page 9 : consolider et diversifier les approvisionnements en pétrole et en gaz naturel;

On est loin de favoriser l’exploration et l’exploitation des ressources gazières du sous-sol québécois dans ce rapport n’est-ce pas.

Finalement, pour ce qui est du potentiel gazier voici ce que le paragraphe précédent le votre dit :

Page 5 : Pour ce qui est du gaz naturel, nous bénéficions de réseaux de transport et de distribution étendus et efficaces. Notre situation géographique explique l’existence de projets majeurs d’investissement visant à implanter sur notre territoire des terminaux méthaniers.

En conclusion le document sur La stratégie énergétique du Québec 2006-2015 favorisait : la consolidation et diversification des approvisionnements en pétrole et en gaz naturel et dans une moindre mesure l’exploration des gisement de l’Est du Québec.

Et cela c’est bel et bien écrit noir sur blanc dans le document qui nous intéresse.

Bonne soirée Monsieur Guérard et merci Mme Borde d’avoir eu l’amabilité de publier ce commentaire final sur ce sujet.

Bonne soirée à vous aussi Madame Borde.

Gilbert Duquette
Cabano.

Précison sur le gisement de l’Île de sable

Ce gisement se trouve au large de la Nouvelle-Écosse et c’est au niveau du transport en gazoduc (Gazoduc Cartier) et de son transit potentiel par le Québec pour approvisonner en plus du Québec la Nouvelle-Angleterre que ce gisement est souligné et non que ce gisement fait parti du Québec.

Si je ne m’abuse, cette solution de gazoduc n’a pas été retenue.

Je voudrais préciser mon # 5.

Ce que les gens ici veulent savoir est comment se fait l’exploitation et avec quels matériaux et machineries.

Sur ce sujet c’est le silence et c’est ça que les gens ne prennent pas.

Bonjour Monsieur Fleurent,

Le gouvernement ne peut pas ignorer l’énorme potentiel que se cache dans ce réservoir.

Cependant vous avez raison de dire la contribution de cette industrie, et donc la question des redevances a besoin rapidement besoin d’être clarifiée.

La seule raison d’exploiter ces gaz rapidement c’est les redevances, parce-que présentement, le prix du gaz, va en descendant.

Indépendance et sécurité énergétique? Je veux bien mais alors si on veut bien faire pourquoi galvauder les études?

Donc je ne vois pas clairement ce qui presse.

Je ne sais pas pourquoi le gouvernement actuel ne rate aucune occasion de bâcler un processus de relation publique.

LE crois bien que les références se trouvent dans les CV des ex-employés du parti Libéral qui travaillent maintenant pour les gazières ou qui vont éventuellement travailler pour celles-ci!

Depuis quelques courts jours le premier ministre du Québec et le président de Junex parle de gaz naturel en se référant au gaz de schiste. Probablement que ça rend leur exploitation plus acceptable. En tout cas ça ajoute une couche de confusion supplémentaire sur le débat. C’est comme André Caillé répondant à la question « Qu’allez-vous faire en cas d’accident ? » que les probabilités d’accident étaient de 3 sur 1000. Mais la question etait « Qu’allez-vous faire en cas d’accident ? ». La question resta sans réponse mais la confusion s’apaissit.

C’est pathétique!
Ils ne sont même pas capable de fournir leurs sources et leurs arguments sont facilement contestables. Je pense qu’ils ne sont même pas certain de ce qu’ils font eux-même!

@ Montréalais

« Donc je ne vois pas clairement ce qui presse.

Je ne sais pas pourquoi le gouvernement actuel ne rate aucune occasion de bâcler un processus de relation publique. »

Vous savez certainement montréalais que ne l’on ne fait jamais rien sans raison à moins d’être confus. En entreprise c’est primordial et vital de le savoir.

Caillé ne répond pas aux questions, on s’est empressé de donner des concessions et au diable le BAP, ce sera plus tard.

Plusieurs auront des jobs, des enveloppes brunes, des actions ect. (c’est mon avis)

De plus il serait être aveugle de ne pas s’apercevoir que le Québec reçois des flèches régulièrement sur tous les plans, que ce soit sur le plan artistique, sur le plan linguistique et sur le plan économique.

Charest est un anglophone de l’Estrie (dans ce coin c’était les loyalistes), fédéraliste et conservateur. Alors rien ne l’empêche de joindre l’utile à la cause, c’est-à-dire une politique fédéraliste qui désavantage le Québec récompensées par des dons dans la caisse du parti et les avantages de jobs et d’enveloppes brunes pour les gens qui font des efforts pour les entreprises qui reçoivent des cadeaux légaux comme les avantages fiscaux pour la recherche et l’exploitation.

Au diable les redevances, nous pourrions tout garder. Hydro Québec est capable de faire l’exploitation de a à z.

Aujourd’hui il pourrait y avoir un moratoire suivit d’une expropriation plus tard. Sa coûterait cher mais je pense que que Québec peut se le permettre. Dans trois ans là ou l’exploitation sera commencé, le prix sera exorbitant.

Il ne reste que trois ans de pouvoir au parti libéral de Charrest et il sait qu’il est brûlé.

Comprenez-vous maintenant pourquoi ça presse?

Les gaz de schiste y sont emprisonnés depuis des millions d’années et plus ils y resteront longtemps, plus ils prendront de la valeur. Pourquoi s’empresser de les exploiter au profit de l’entreprise privée, alors que la valeur collective de cette richesse naturelle sera à son maximum lorsque nous en aurons réellement besoin ?

Implantation «forcée» et sens de l’urgence totalement injustifiable, puissant consortium, lobby et grand renfort de persuasion, complaisance des élus, faiblesses des institutions devant protéger les québécois, inquiétude et résistance farouche(voire héroïque) des citoyens et du milieu, analyses du BAPE bâclés et travaux détournés de leur mission première, besoins réels des Québécois pour ce gaz plus que douteux, banalisation de la menace pour la sécurité et plan d’urgence confus sinon totalement absent, risques mal définis pour l’environnement et le milieu rural, principes du développement durable bafoués, confusion, manque d’une vision nationale et d’un encadrement réglementaire musclé… bref, la liste pourrait s’allonger et ça sent le «déjà-vu».

Après le Suroît (projet avorté de construction d’une centrale fonctionnant au gaz naturel, à Beauharnois, près de Montréal), après Rabaska(projet insensé d’établir un port méthanier en banlieu de Québec sur la côte patrimoniale de Beaumont-Lévis, juste en face de l’île d’Orléans), on reconnait encore ici la facture d’un Gouvernement qui semble se spécialiser dans les projets gazier bâclés, insensés, mal ficelés et répondant mal aux défis d’un Québec moderne et démocratique. Bref, encore un dossier qui a tout le potentiel pour finir dans les poubelles de la contreverse.

Au lieu de pousser sans aucun respect un nouveau projet dans la gorge des québécois, après le Suroît, après Rabaska, je pensais naïvement que nos dirigeants avaient compris que les québécois méritaient mieux, notamment une information de qualité et indépendante, des débats de fond, une analyse rigoureuse et, surtout, un temps de réflexion adéquat.

Je me suis lamentablement trompé. Le dossier du gaz de schiste révèle encore une fois la pauvreté de nos élites.

C’est triste de voir les fameux anti-tout se faire aller le mâche patate, pour votre information le Gaz de schiste est tout simplement du Gaz naturel, (produit naturellement) par la décomposition des composante organique enfouie depuis très longtemps, bien avant la venue des humanoïde sur cette chère planète, par exemple dans les rapport géologique qui date de 1909 il y avait des cultivateur de la belle région de Yamachiche qui avait réussie a capté le précieux gaz et ainsi chauffé leur maisonnette et cuire leur aliment car le gaz se libère toujours a l’état naturel même aujourd’hui en 2010, ce n’est donc pas nouveaux je crois que si il y as des entrepreneur qui désire investir dans l’exploitation des ressources naturel, il est sage de s’assuré tout simplement que la sécurité est adéquate et ainsi évité des accidents tant environnementaux que matériel ou personnel, mais bon dieux il faut cesser de faire des contestation pour toujours tout bloqué au nom de l’environnement car ces fameux anti-tout je ne les voie pas se promener a pied, il aime bien le comfort de leur véhicule il faut pratiquer ce que nous proposant pour être crédible.

Bonne question! Demandez donc à Mme. Normandeau où sont rendues les études géologiques de M. Robert Thériault, géologue du MRNF, études qui, jusqu’au début juillet, étaient disponibles, en français, sur le site internet du MRNF et sur Google?
Demandez donc à Mme. Normandeau comment il se fait que le même M. Thériault, en 2008 et en 2009, est allé présenter ses rapports à Pittsburgh, Ohio, en Pennsylvanie, à Calgary, PENDANT QUE LE GOUVERNEMENT LIBÉRAL GARDAIT DÉLIBÉRÉMENT LA POPULATION DU QUÉBEC DANS L’IGNORANCE?
Demandez donc à Mme. Normandeau de nous divulguer la liste complète des actionnaires de Rabaska, de Gastem, de Junex? Qui se cache derrière les compagnies à numéro?
Note: la carte publiée en page 6 du Document technique publié par le BAPE le 15 septembre 2010 provient d’un des rapports de M. Thériault

Valérie,

Ne sois pas si horrifiée. Il n’y a pas d’exploration. Encore moins d’exploitation. Pendant les gouvernements de par le monde tentent d’attirer les investissements étrangers (il y a de l’exploration en Europe, en Chine, en Amérique du Nord…), nos leaders d’opinion se chargent de nous exposer comme des négatifs nés, des parasites de l’Ouest Canadien, des pros »privatisation » (venez faire des trous et, si on en trouve; tout le monde dehors).

On est vraiment une »société distinct ». Travailler si fort pour un moratoire sur »rien » (8 trous et on monte aux baricades). Le but: »un beau moratoire ».

Les gens qui se présentent aux assemblées de l’industrie nous donnent fière allure!

N’est ce pas le PQ de Madame Marois qui a fondé La société Nationale de L’Amiante? très crédible ces »anti-tout ». Ça va devenir gros notre économie avec une vision pareille!

À LIRE JUSQU’AU BOUT !

Impacts avérés ou suspectés.
Un premier problème est que – même s’il est globalement moins nocif que le pétrole pour l’environnement – le méthane fossile (CH4) (principal composant du gaz naturel) reste dans tous les cas un émetteur de CO2 quand il est brûlé.
C’est de plus un des gaz à effet de serre dont l’augmentation dans l’air est préoccupante ; le méthane persiste moins longtemps dans l’atmosphère que le CO2, mais il est 21 fois plus puissant en termes de forçage radiatif (pouvoir réchauffant). Il pose donc problème s’il « fuit » dans l’atmosphère pendant ou après l’exploitation, par exemple à partir de puits mal colmatés en fin de production, ou mal étanchéifiés durant le fonctionnement de l’installation sous très haute pression. Il semble qu’à ces pressions, le gaz désorbé du charbon ou des schistes puisse migrer et se solubiliser en quantité non négligeable dans les nappes, pour éventuellement dégazer dans le réseau d’eau potable et être évacué par les robinets domestiques.
Certains remettent en cause le bilan global de cette source d’énergie fossile, en termes d’émission de gaz à effet de serre. Ainsi, une étude du professeur Robert W. Howarth de l’Université Cornell en 2010 a conclu qu’une fois calculé l’impact des émissions fugitives de méthane dans le cycle de vie, les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par les gaz de schiste seraient pires que celles du charbon et du mazout.
Le bilan environnemental et, en termes de développement soutenable, des techniques (récentes) d’extraction par forage horizontal et ou vertical avec fracturation hydrosiliceuse, souvent jusqu’à plus de 1 000 m de profondeur, est lui-même très discuté.
On ne disposait en 2010 que d’environ trois ans de retour d’expérience du stade industriel de ce type d’exploitation, et les impacts profonds sont difficiles à observer, de même que les impacts différés dans l’espace et le temps sont difficiles à modéliser et prévoir, faute de données publiées.
Des produits chimiques sont ajoutés à l’eau sous pression ainsi que du sable, pour faciliter le processus de fracturation du sous-sol pour libérer le gaz naturel afin de le rendre plus perméable. Les produits chimiques sont de trois types :
– des biocides (destinés à réduire la prolifération bactérienne dans le fluide et dans le puits (Remarque : certaines bactéries sont méthanotrophes ou peuvent se nourrir dans les milieux riches en hydrocarbures) ;
– des lubrifiants qui favoriseront la pénétration du sable dans les microfailles ouvertes par la pression de l’eau ;
– des produits (type détergents) augmentant la désorption du gaz et donc la productivité des puits (mais contribuant aussi à l’apport de substances organiques dissoutes dans l’eau.)
Le processus d’injection sous très haute pression (700 bar en général) produit en profondeur des micro-séismes induits, répétés dans l’espace et dans le temps.
Des volumes importants d’eau peuvent être contaminés par les produits chimiques injectés, mais aussi par les sels dissous lors du processus (métaux lourds, arsenic, sulfates, carbonates et éventuels radionucléides provenant notamment du radon et de l’uranium naturellement présent dans le sous-sol). Selon l’IFP, l’eau utilisée comme fluide de fracturation dans la houille ou les schistes bitumineux est généralement ensuite conservés dans des bassins de surface avant d’être transportés par camion-citerne ou réinjectés dans le sol. Une partie de l’eau est remontée traitée sur place (décantation, floculation, électrocoagulation) et réinjectée.
De plus la production de chaque puits diminue rapidement. Il faut alors (après quelques dizaines de mois l’abandonner) et en forer de nouveaux à centaines de mètres de distance ; chaque opération nécessitant l’injection d’au moins 10 à 15 000 m3 d’eau à haute pression et de sable, ce qui peut poser problème dans les régions où l’eau douce manque déjà en été ou toute l’année). Une densité de plusieurs puits par km2 est déjà atteinte aux USA sur les sites exploités de 2007 à 2010. Le réseau de gazoducs locaux doit s’adapter à la configuration changeante dans le temps du champs d’exploitation. Il faut terrasser, construire des routes et pistes pour l’accès aux engins, enfouir un réseau de tuyaux (gazoduc), ce qui est source d’impacts écopaysagers non évalués.

NE PAS PRENDRE UNE DÉCISION LES YEUX FERMÉS, IL FAUT PRENDRE EN CONSIDÉRATION L’ENVIRONNEMENT, NOTRE QUALITÉ DE VIE ET DE NOTRE SANTÉ !!!

INFORMATIONS À SAVOIR !
Certains schistes contiennent aussi du méthane piégé dans leurs fissurations. Ce gaz est formé par la dégradation du kérogène présent dans le schiste, mais, comme pour le gaz de charbon, il existe deux grandes différences par rapport aux réserves de gaz conventionnel. La première est que le schiste est à la fois la roche source du gaz et son réservoir. La seconde est que l’accumulation n’est pas discrète (beaucoup de gaz réuni en un point) mais continue (le gaz est présent en faible concentration dans un énorme volume de roche), ce qui rend l’exploitation bien plus difficile. Une technique permettant l’exploitation du gaz contenu dans ces roches consiste à utiliser l’hydrofracturation en association avec l’injection de nombreux produits chimiques. Un bon nombre de ces produits sont dangereux pour l’environnement et les organismes vivants. Cette technique se base sur la fracturation des poches de gaz par injection d’eau. Chaque puits peut être fracturé entre 15 et 20 fois, chaque fracturation consommant entre 7 et 28 millions de litres d’eau. Environ la moitié de ce volume est récupérée,l’autre moitié percole dans le milieu géologique jusqu’aux nappes phréatiques. TRÈS INQUIÉTANT !

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