Gaz de schiste : pour un débat basé sur des faits

Des chercheurs de l’Energy Institute de l’Université du Texas à Austin ont présenté aujourd’hui à la conférence de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS) à Vancouver un bilan – Separating Fact from Fiction in Shale Gas Development – des faits avérés concernant l’exploitation controversée des gaz de schiste.

Leur objectif : recentrer le débat sur ce qu’on sait vraiment de cette industrie et non sur les perceptions erronées qu’en a une bonne partie de la population, dues aux mensonges et demi-vérités des promoteurs comme des opposants à cette industrie.

Selon leur rapport, qui a été financé à même les fonds propres de leur université, la fracturation hydraulique n’est pas directement en cause dans les cas de contamination d’eau souterraine, contrairement à ce que pensent beaucoup de gens.

Voyez le commentaire de Charles Groat en vidéo (en anglais ) ici.

Ce sont plutôt les opérations de surface de l’industrie, comme des déversements accidentels ou la mauvaise gestion des eaux usées, qui seraient responsables des problèmes survenus dans plusieurs régions, ont expliqué Charles Groat et Danny Reible.

Dans la plupart des endroits où le gaz de shale est exploité, on n’a mené aucune étude sur la qualité des eaux souterraines avant que l’exploitation ne débute.

Ensuite, l’industrie s’est mise en place tellement rapidement que la réglementation n’a pas suivi, selon les chercheurs, qui notent en outre que nombre de reproches adressés à l’industrie du gaz de schiste pourraient tout aussi bien s’appliquer à l’industrie pétrolière ou gazière conventionnelle.

Pour les deux chercheurs, les États, principaux responsables de l’encadrement de cette activité aux États-Unis, devraient rapidement revoir leurs réglementations, surtout là où l’industrie gazière et pétrolière n’est pas traditionnellement présente.

La priorité devrait aller à un encadrement plus étroit des activités de surface : obliger par exemple les compagnies à installer des bassins de rétention d’eaux usées en cas d’inondations ou à déposer des plans précis de gestion de leurs déchets, et imposer des limites en matière de circulation de camions aux environs des puits.

Et partout, on devrait accroître la surveillance et les inspections sur le terrain, conseillent les chercheurs.

De bons conseils à suivre pour Québec…

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C’est comme le nucléaire. Une usine nucléaire peut opérer selon des critères très stricts de sécurité, allant de son mode d’opération à son implantation dans des zones très sécuritaires.
Mais elle génèrera toujours des déchets extrêmement dangereux qui à eux seuls sont des arguments probants pour rejeter l’industrie nucléaire.

En passant il semble que le nucléaire sans uranium possible (http://www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=nucl%C3%A9aire%20sans%20uranium%20&source=web&cd=1&ved=0CCgQFjAA&url=http%3A%2F%2Fmbm.hautetfort.com%2Farchive%2F2011%2F11%2F09%2Fil-existerait-des-alternatives-au-nucleaire-a-l-uranium-le-n.html&ei=8HU-T_jBG7CG0QGD392kBw&usg=AFQjCNFOv5YCMsRKepAEHkQmxR7b014XhA&sig2=P98iIHhdbSO6ZeGM3Ndeow&cad=rja)

Alors l’exploitation du gaz de schistes c’est la même chose. Quand tout sera contrôlé et sans danger dans tous ses phases, alors ce sera le temps d’exploiter cette ressource. En attendant et dans le doute, on s’abstient.

«Ce ne sont pas les études de marché sur la lampe à huile qui ont permis l’invention de l’électricité.»
[Daniel Jouve]

Je ne pense pas que ce soit la gestion des eaux usées qui soit le principal problème de l’exploitation des gaz de schiste. Là où il y a eu une contamination de la nappe phréatique, il a déjà été fait mention que c’est le manque d’étanchéité des puits creusés qui a été le problème et non pas seulement les eaux usées. Les nombreux puits creusés percent la nappe phréatique et si le coffrage des puits n’est pas complèmement étanche, c’est là qu’il y a contamination de la nappe phréatique. C’est un problème majeur, considérant le fait que même si un puits est étanche lors de son exploitation, son coffrage de béton finira inévitablement par se détériorer au cours des dizaines d’années qui suivront sa fermeture. C’est un des nombreux problèmes environnementaux majeurs posés par ce type d’exploitation. Et c’est un problème d’autant plus sérieux que le nombre de puits prévus pour l’exploitation des gaz de schiste est énorme.

wow! quel chercheur ces messieurs croates et ribabell! quel briantes recommendations ; encadrer l exploitation a la surface ! Le sang des victimes coule, encadrons les dommages collatérals . Impressionnant . A t on vraiment besion de savant pour nous dire ce qu il advient lorsqu on libere des gaz d un solide qui les emprisonne depuis des millénaires … L habitude de la science pollue t elle a ce point l intelligeance , a la rendre incapable de simple bon sans ?

C’est drôle comment des sources d’énergie qui sont utilisées par tous les québécois sont très « nocif et dangereux » et qu’elles deviennent soudainement inoffensives pour leur utilisateurs. Je me demande encore comment il est possible de polluer avec du sable, de l’eau, et du gaz naturel car ce sont les trois ingrédients qui sont utilisés ou produit lors de la fracturation hydraulique. Ceux qui pensent que le gaz naturel est produit à 2 km de profondeur et qu’il y reste sont bien naïfs, le gaz produit par la roche va se trouver un chemin vers la surface et certainement pas vers le centre de la terre! Félicitations aux journalistes qui ont l’honneté de rapporter l’information scientifique basé sur des faits.

Il est reconnu qu’une multitudes des quelques puits dans la vallée du St-Laurent ne sont pas étanches. Pas étanches aux gaz, pas étanche à l’eau de fracturation, des milliers de lbs au pouce carré. Il me semble que c’est simple.

@normand pinard

Eh oui, nous avons besoin de «savants». Il existe une réalité en dehors de nos croyances, perceptions et de ce qui, quelque fois, nous semble relever du «bon sens».

Quelle serait votre opinion de messieurs Groat et Reible s’ils avaient émis des conclusions inverses? En passant, le billet traite de la contamination de la nappe phréatique par les eaux de fracturation pas par les gaz.

@ Erick Adam

« Je me demande encore comment il est possible de polluer avec du sable, de l’eau, et du gaz naturel car ce sont les trois ingrédients qui sont utilisés ou produit lors de la fracturation hydraulique. »

Tout faux ce que vous écrivez.

Vous savez S’IL y a du gaz dans l’eau il s’enfuit, principe de physique simple. Dans un deuxième temps le sable lui, il reste dans les fissures gazières ou au fond des réservoirs. Donc il ne resterait que de l’eau.

Expliquez nous alors que s’il n’y a que de l’eau, il faille traiter l’eau ayant servie à la fracturation en Amérique?

Juste pour le fun je suppose.

@ Youlle

« Expliquez nous alors que s’il n’y a que de l’eau, il faille traiter l’eau ayant servie à la fracturation en Amérique? »

J’imagine que dans vos lectures, celle-ci vous a échappée:
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/201102/18/01-4371920-gaz-de-schiste-des-eaux-de-fracturation-ou-survivent-les-truites.php

Les truites survivent dans les eaux de fracturation, je me demande qu’elle serait leur taux de survi dans du « roundup » pourtant étendu à la surface par les agriculteurs ou encore dans l’eau des fosses septiques dans les rangs du Québec. J’oublais, il y a encore des endroits pas trop loin de Montréal, où les égouts sanitaires privé se déverse à la surface dans les fossés sur le bord des routes et là aussi les truites ne survivent probablement pas. Continuez à combattre les méchant gaz de schiste alors que la plus grande pollution se fait sous vos yeux par vos voisins et votre famille immédiate!

Si le gaz n’est pas produit, il remonte dans l’atmosphère, c’est comme ca qu’on prospecte pour les hydrocarbures. La roche qui contient de la matière organique va un jour ou l’autre produire du gaz naturel et celui ci va remonter vers la surface. La roche n’a pas besoin de puits pour produire du gaz. En fait votre tas de compost (si vous êtes soucieux de l’environnement vous vous devez de composter!) produit lui aussi du gaz naturel et que le gaz naturel (CH4) est un gaz a effet de serre 25 fois plus efficace que le gaz carbonique (CO2)(http://www.manicore.com/documentation/serre/gaz.html). Donc il faut s’empresser de capturer le gaz naturel qui s’échappe du tas de compost pour le bruler, de cette facon on réduit de 25 fois les gaz a effet de serre. La meme logique pourrait s’appliquer pour les shales, il serait interessant
de calculer combien de gaz s’échappe de facon naturelle dans les basses terre du St-Laurent et quel est leur contribution réelle.

@ Erick Adam

Ne vous en faites pas je connais le méthane certainement aussi bien que vous.

Mais je connais le forage aussi. Je suis les forages au Québec depuis 1965. J’ai assisté à des construction de têtes de puits, monté sur les plate forme de forage, discuté avec les géologues et les ingénieurs etc… De plus le gaz de schiste n’existe pas.

Méchant échantillonnage que la ville a fait. Une citerne sur 22 et pour un seul puit.

Alors pourquoi les entreprises refusent-elle de soumettre leur eaux à qui veut les analyser? On dit que c’est un secret industriel. Ouin!

Si c’est de la bonne eau pour les truites où est le problème?

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/340662/traitement-des-eaux-de-fracturation-du-gaz-de-schiste-les-usines-d-epuration-ne-suffisent-pas-estime-un-expert

« La meme logique pourrait s’appliquer pour les shales, il serait interessant de calculer combien de gaz s’échappe de facon naturelle dans les basses terre du St-Laurent et quel est leur contribution réelle. »

Il y a effectivement des fuites naturelles de gaz dans la vallée. Ce ne sont quelques bulles à l’occasion. Je ne pense pas que c’est possible de faire un tel calcul. Il y a aussi des poches de gaz dans la vallée. Quant aux gaz contenu dans le schale il est emprisonné.

Les gens ne veulent pas risquer de se faire bouleverser leurs terres et leur eaux et personne n’est capable de donner une garantie. Alors c’est non!

Accepteriez-vous une fuite de gaz dans votre sous-sol ou dans votre eau potable vous?

De toute façon les Québécois ne retireront aucun avantage ni d’argent pour ce gaz. Mieux vaut l’acheter le l’Ouest ou de la Russie et de l’Iran.

De toutes façons les éoliennes sont probablement moins cher que le gaz de schale.

Il est illusoir de penser qu’on a 2-3 km d’épaisseur de shale qui génère du gaz naturel et que celui-ci ne migre pas vers la surface. Un exemple frappant se trouve aux forges du st-maurice:
http://www.youtube.com/watch?v=YgmZQvBeE0s
Il y a a de nombreux puits a eau dans les basses terres du st-laurent qui ont du gaz naturel dissous, des puisetiers pourront vous le confirmer. Il ne faut pas attendre qu’il y ai de la fracturation hydraulique pour voir si l’eau de votre puits s’enflamme a cause du gaz naturel qui s’y trouve. La peur de voir son eau potable s’enflammer est légitime mais quels en sont les vrais risques et est-ce lié à de la fracturation hydraulique ou est-ce un phénomène naturel. Les compagnies pétrolières et gazières échantillonnent de plus en plus les puits avant de réaliser leur travaux pour vérifier l’impact de leur travaux mais en partie pour éviter les « fausses réclamations ». Pour que le gaz fasse des bulles comme vous le dite, il faut que le sol soit saturé en eau, s’il n’y a pas d’eau vous ne verrez pas les bulles mais le gaz s’échappe quand meme.
Quant aux risques, il y en a pour tout, meme lorsque vous prenez l’avion ou votre autombile, y-a-il une activité qui ne comporte aucun risque. Est-ce qu’il y a eu des décès causés par le fait qu’il y a du gaz dissous dans l’eau? des brulures graves? Il faut savoir balancer le risque avec les bénéfices, au Quebec on en consomme du gaz naturel (pour environ 2 millards de dollar) et a part les profits de la distribution par gaz metro, le reste s’en va a l’extérieur de la province.

On tente de garder la composition des liquides de fracturation secrète parce que ca donne un avantage par rapport aux autres compagnies (ce n’est pas pour le cacher au public). Il est probable que les succès de Talisman au puits de St-Edouard sont liés à la recette de leur liquide de fracturation alors que Forest Oil n’a pas eu le meme succès en utilisant une recette différente. Le gouvernement pourrait exiger de fournir cette information et je ne crois pas que ca causerait un probleme. Certaines compagnies, comme Questerre, ont choisie de rendre publique la liste des additifs dans l’eau de fracturation: http://www.questerre.com/assets/files/PDF/Hydraulic%20Fracturing%20Backgrounder%20FR%20%283%29.pdf
La composition des liquides peux varier d’un puits a un autre puisque la composition de la roche est variable.

L’article auquel vous faites référence fait en partie référence à la capacité des usine d’épuration. S’il y a une industrie qui a les moyens de se nettoyer c’est bien l’industrie pétrolière et gazière. En phase exploration et test de production, on ne peux pas vraiment justifier la construction d’une usine dédié à cette industrie. Dans le cas où le développement devait se faire et que de telles installations seraient requises, alors je suis certains que les compagnies auraient les moyens de les construire. Puisque que vous comparer l’industrie gazière aux autres industries qui utilise de l’eau ce graphique vous sera probablement utile:
http://www.questerre.com/assets/files/PDF/Water%20Use%20Backgrounder%20FR%20FINAL.pdf

Saviez vous qu’il y a de l’opposition aux éoliennes lorsque qu’il est question de les installer près de chez nous. Tous ce débat n’est qu’en fait un syndrome « du pas dans ma cour ». Je permettrais à l’industrie de venir forer sur mon terrain demain matin car je crois qu’il y a plus de bénéfices (pour les québécois) que de risques (pour moi). Je suis aussi d’avis que la production doit être le plus près des consommateurs pour éviter les risques liés au transport.

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