Granby : paradis de la soie

D’ici quelques années, on portera peut-être des vêtements en soie d’asclépiade commune… une mauvaise herbe !

Granby : paradis de la soie
Photo : L. Provencher / CC BY-SA 2.0

Cette soie végétale provient des fils se trouvant dans le fruit de cette plante qui pousse en bordure des routes et dans les champs en friche d’Amérique du Nord. Une fois séchés, pressés, filés et tissés, les filaments prennent l’apparence d’un tissu soyeux, aussi léger et doux que la soie traditionnelle produite par les vers.

La soie d’asclépiade a d’autres vertus : elle peut notamment absorber les hydrocarbures lors de déversements de pétrole ou servir d’isolant dans les vêtements d’hiver. « Des tests réalisés par le Groupe CTT, un centre de services aux entre-prises pour le développement de produits textiles, ont démontré que la toile de soie végétale absorbe jusqu’à 40 fois son volume en huile », dit François Simard, président de Protec-Style, l’entreprise de Granby qui commercialisera la soie à compter de 2015. Les promoteurs cherchent maintenant 120 hectares de terres peu fertiles et inutilisées pour y cultiver la mauvaise herbe.