Grippe porcine : quand la politique s’en mêle

Je vous avoue que je suis larguée : le Québec et le Canada déconseillent à leurs citoyens de voyager au Mexique, mais pas l’Organisation mondiale de la santé. Je cherche en vain une justification à la décision de ces deux paliers de gouvernement. Aucun ne s’est expliqué à ce propos. Ils invoquent simplement un principe de précaution.

Il faut pourtant une très bonne raison pour aller à l’encontre des décisions de l’OMS dans ce dossier. Voilà la dernière recommandation, datée du 28 avril au soir, de l’Organisation:

 L’OMS ne recommande aucune restriction aux voyages ordinaires, ni la fermeture des frontières. On considère qu’il est prudent pour les personnes malades de retarder leur voyage international et, pour les personnes manifestant des symptômes après un voyage international, d’aller consulter un médecin, en appliquant les recommandations des autorités nationales.

La consommation de viande de porc ou de produits dérivés bien cuits n’entraîne aucun risque d’infection. Il est conseillé à chacun de se laver soigneusement et régulièrement les mains à l’eau et au savon et d’aller consulter un médecin, dès que le moindre symptôme d’un syndrome de type grippal se manifeste.

 Et vous, avez-vous une idée de ce qui motive nos autorités sur cette question? La peur irrationnelle de la maladie? Le protectionnisme? Ou simplement parce que c’est ce que la population demande même si les experts ne sont pas de cet avis?

Les commentaires sont fermés.

Il ya des pays qui refusent d’importer le porc nord-américain… comme quoi l’idiotie est planétaire.

N’y a t-il pas de la politique qui se joue au niveau de l’OMS aussi ? En tout cas c’est ce qu’indique le refus de passer le niveau d’alerte au niveau 5, malgré que les conditions selon la définition même de l’OMS soient remplis.

« Phase 5 : elle se caractérisée par une propagation interhumaine du virus dans au moins deux pays d’une Région de l’OMS. Si la plupart des pays ne sont pas touchés à ce stade, la déclaration de la phase 5 est un signal fort indiquant qu’une pandémie est imminente et qu’il reste peu de temps pour finaliser l’organisation, la diffusion et la mise en oeuvre des mesures d’atténuation prévue »

http://www.who.int/csr/disease/avian_influenza/phase/fr/index.html

Ou bien ils refusent pour des questions politiques, ou bien ils n’ont plus confiance en leurs critères.

(1)Déconseiller et (2)interdire sont deux choses différentes.

(1)Les gouvernements dont vour parlez déconseillent à leurs citoyens de voyager au Mexique. Ils ne les interdisent pas (restriction, fermeture).

(2)L’OMS ne recommande aucune restriction aux voyages ordinaires, ni la fermeture des frontières.

Les gouvernements québécois et canadien ne vont donc pas à l’encontre des décisions de l’OMS comme vous le prétendez.

Je pense qu’ils ne savent pas vraiment quel est le danger réel encouru. (…)

Ici les politiciens ne veulent pas prendre de chance. Alors ils adoptent une position conservatrice, because un jour ou l’autre ils seront en élection. Faudrait pas que ça leur saute au visage.

En attendant j’aurais tendance à suivre le vieux conseil: dans le doute abstiens toi.

Le Mexique, pour moi, ce sera à une prochaine fois.

Bien sûr il faut être sur un pied d’alerte.

J’ai beau lire et m’informer et mon petit doigt commence à me dire que cette grippe fera plus de ravage politiques qu’humain.

Je crois qu’elle ne fera pas plus de ravages que la grippe de tous les ans.

Plusieurs en profiteront pour se faire du capital politique d’autre garderont le silence pour sauver des sous.

D’ailleurs, le NY Times écorchait le Canada à ce sujet dans sa livraison d’hier. On mentionnait que depuis la crise du SRAS, le Canada faisait campagne pour que ce soit l’OMS qui décide des restrictions de voyager, et non les États individuellement (c’est que le Canada considérait avoir été traité injustement par plusieurs pays lors de la crise du SRAS, ce qui a gravement touché son industrie touristique). Aujourd’hui, le Canada fait fi des avis de l’OMS et recommande à ses citoyens de ne pas aller au Mexique… deux poids deux mesures, c’est le cas de le dire.

Si le politique ne dit rien et qu’il y a pandémie, on lui reprochera de ne pas avoir agi avant l’éclatement de la pandémie.

Si le politique agit et qu’il n’y a pas de pandémie, on lui reprochera d’avoir alarmé la population inutilement.

Faites votre choix !

@ Jérôme Thibaudeau

Que l’on me trouve une maladie contagieuse qui n’a pas été pandémique depuis 30 ans.

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