Guérison garantie ou argent remis !

Imaginez un monde où les sociétés pharmaceutiques rembourseraient le prix des médicaments si le traitement ne s’avérait pas efficace. C’est ce que promet Johnson & Johnson au système public de santé du Royaume-Uni, le National Health Service, par un accord novateur conclu en novembre dernier.

Imaginez un monde où les sociétés pharmaceutiques rembourseraient le prix des médicaments si le traitement ne s’avérait pas efficace. C’est ce que promet Johnson & Johnson au système public de santé du Royaume-Uni, le National Health Service, par un accord novateur conclu en novembre dernier.

L’entente porte sur le Velcade, médicament destiné à traiter le myélome multiple, une des formes de cancer du sang les plus répandues. Plus précisément, Johnson & Johnson s’engage à rembourser au régime public d’assurance le coût du traitement (qui s’élève à 48 000 dollars par patient) si à la suite de celui-ci des tests sanguins ne révèlent pas un recul suffisant de l’affection. Mais les deux parties ne s’entendent pas encore sur ce que peut être une « réduction suffisante » de la maladie.

Cette situation illustre bien un des obstacles majeurs à ce type de pratique : la difficulté de définir les critères de réussite ou d’échec d’un traitement. Malgré tout, d’autres accords semblables, quoique moins radicaux, sont en voie d’être signés au Royaume-Uni et en France, ce qui pourrait marquer le début d’un changement des mentalités au sein de l’industrie pharmaceutique.

Depuis plusieurs années, les gouvernements européens hésitent à autoriser de nouveaux traitements, très coûteux, avivant ainsi la concurrence entre les sociétés pharmaceutiques. Et souvent, un refus des autorités ferme définitivement l’accès d’un médicament à tout un marché. C’est d’ailleurs parce que Johnson & Johnson avait essuyé un tel refus avec le Velcade, il y a deux ans, que l’entreprise en est venue à proposer cette nouvelle approche. Voilà donc une façon d’assurer aux patients une plus grande diversité de traitements. Et de stimuler la recherche pharmaceutique.

Techno

Qu’est-ce qui permet à la fois de naviguer dans Internet, d’utiliser des logiciels de bureautique et de faire des échographies du cœur ? Le nouvel ordinateur portable Acuson P50 de Siemens. Conçu pour accélérer les diagnostics dans les salles d’opération et les services d’anesthésie, il comprend des capteurs et des émetteurs d’ondes ultrasonores, le nécessaire pour faire des échographies de stress — qui mesurent la contraction de la paroi cardiaque —, ainsi qu’une panoplie de logiciels de cardiologie.

Insolite

« Jeune homme célibataire, non fumeur, sans enfants, sans infections transmissibles sexuellement, certificat de bonne santé sexuelle no 23432. » C’est le type de fiche que l’on pourrait bientôt trouver dans les sites de rencontre en ligne si les ambitions de la société américaine SSP BioAnalytics se concrétisent. Depuis le 1er décembre, l’entreprise technologique délivre en effet des certificats de santé sexuelle (www.safesexpassport.com). Des droits d’adhésion de 75 dollars sont exigés, puis le nouveau membre passe des analyses sanguines à un des laboratoires affiliés de SSP, pour un coût de 225 dollars. Les résultats sont ensuite acheminés à la base de données de l’entreprise. L’utilisateur reçoit alors une carte de membre avec son numéro de dossier, ainsi qu’un certificat virtuel accessible en ligne, qu’il peut ajouter à son profil dans un site de rencontre ou dans sa page MySpace. Mais il faut y mettre le prix, car les tests, ainsi que les droits d’adhésion, doivent être renouvelés tous les six mois !

Quoi de neuf au Québec ?

Notre flair nous fournirait beaucoup plus d’information qu’on ne le pense, affirment les chercheurs de l’Institut neurologique de Montréal. Nous serions capables de distinguer avec précision l’odeur d’un ami de celle d’un inconnu. Des participants ont été invités à identifier quatre odeurs — la leur, celle d’un inconnu, celle d’un ami et une odeur familière — tandis qu’ils se trouvaient dans un appareil d’imagerie cérébrale. Ils ont perçu l’odeur de l’inconnu comme plus intense et moins agréable que les autres. Les chercheurs ont pour leur part observé que cette odeur activait les zones cérébrales associées à la peur ou au danger, soit le noyau amygdalien et l’insula.

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