Haïti: pourquoi tant de victimes?

Le tremblement de terre qui a touché Haïti la semaine dernière n’a rien d’exceptionnel. Si ce n’est qu’il a frappé de plein fouet une population extrêmement vulnérable aux catastrophes naturelles en raison de la pauvreté qui l’afflige.

L’an dernier, il y a eu dans le monde 17 séismes d’une magnitude supérieure à 7 sur l’échelle de Richter, selon les statistiques du United States Geological Survey. Moins de 2000 personnes sont mortes lors de ces séismes, dont plus de la moitié en Indonésie, quand un tremblement de terre de magnitude 7,5 a touché le sud de Sumatra le 30 septembre dernier.

En mai 2008, environ 88 000 personnes ont perdu la vie dans le séisme de magnitude 7,9 survenu dans la province du Sichuan en Chine, ou plus de 5 millions de maisons ou d’immeubles ont été complètement détruits. Cette année-là, 11 autres séismes de magnitude supérieure à 7 ont été recensés dans le monde.

Dans ce qui fait qu’un séisme fait plus ou moins de victimes, il y a les caractéristiques propres de l’événement : sa magnitude, la profondeur de l’épicentre, la durée de la secousse, le type de sol et les caractéristiques géophysiques du lieu où il se produit. Dans n’importe quelle région aussi peuplée que celle de Port-au-Prince, un séisme du type de celui-là aurait fait mal.

Mais pas autant. Ce qui rend cette catastrophe aussi meurtrière, c’est avant tout la pauvreté. Des bâtiments construits sans normes et n’importe où, avec des matériaux de mauvaise qualité. Une population peu éduquée, à qui on n’a jamais expliqué l’attitude à adopter lors d’un séisme. Aucun plan d’urgence alors que la ville est située sur une faille sismique connue. Des secours désorganisés et des soins médicaux défaillants avant même la catastrophe. Des gens à la santé précaire, fragilisés par des conditions de vie insalubres.

À Haïti, l’espérance de vie en bonne santé est de 44 ans, contre 72 au Canada et 60 dans la République dominicaine, avec laquelle Haïti partage l’île d’Hispaniola. La mortalité infantile est de 60 pour 1000 – 25 en République dominicaine et 4 au Canada. Quatre Haïtiens sur 1000 ont la tuberculose et 30% des gens qui vivent en ville n’ont pas accès à l’eau potable, selon l’OMS.

L’horreur que vivent présentement les Haïtiens ne vient pas de la main de Dieu ou du sort qui s’acharne. Ce n’est qu’une autre conséquence de la pauvreté extrême de ce pays. Si ce séisme était survenu quelques dizaines de kilomètres plus loin, dans l’ouest de la République dominicaine, le nombre de victimes aurait été bien inférieur.

En 2003, la ville dominicaine de Puerto Plata, 89 000 habitants, avait été à l’épicentre d’un séisme de 6,4 sur l’échelle de Richter. Bilan : deux morts par crise cardiaque.

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Il est clair que votre documentation n’est pas complète (J’insinuerais meme ,biaisée.
Auriez vous lu Patrick Léveillé dans la presse montréalaise que vous auriez ajouté un ou deux paragraphes additionnels sur l,aspect tant scientifique qu,historique de la problématique .
La pauvreté c’est un prix qu’il a fallu payer tany pour l’indépendance que pour avoir préféré s’isoler dans une étrange FRANCOPHONIE dans un bassin des Caraibes et un continent anglo-hispanique.
et encore davantage……………….
Mme Borde ,continuez à lire plus assidument ;et cela ,une fois fait ayez le courage et l’indépendance d’esprit de rapporter les faits avec justesse et intégrité.
.
D,ores et déjà ,pour le jaillissement de la lumière du savoir , je vous promets quelques hyperliens
Cordialement votre ,
PET

Dites moi POURQUOI Valerie Borde pose le probleme d Haiti et y repond SANS POINTER DU DOIGT les PERSONNES RESPONSABLES :

la CLASSE POLITIQUE haitienne ( presidents, ministres, deputes, senateurs, maires, hauts fonctionnaires comme les juges, les cadres de la fonction publique)

mais aussi les INDUSTRIELS HAITIENS(rhum, biere, ciment, chaussures,) et IMPORTATEURS-GROSSISTES de petrole, de produits alimentaires, de camions et autos, de pneus de vehicules, etc.

Pourquoi tant de victimes? Parce que Haïti est exceptionnellement pauvre et vulnérable.

Pourquoi si pauvre? Parce qu’il y a peu d’activité économique à cause de générations de corruption, d’incompétence, de comportement abusif et d’absence des « élites ».

Un problème qui prend sa source il y a 200 lors de la révolution qui a éradiqué l’élite d’alors (et donc ses descendants qui auraient certainement contribué à rendre le pays plus prospère), mais ce n’est pas vraiment utile de revenir là dessus.

Par contre il faut comprendre que ce pays qui vit une explosion démographique ne s’en sortira pas avec son élite actuelle, surtout pas après ce séisme. La meilleure solution serait que l’ONU (surtout les américains) gouverne ce pays pendant quelques décennies pour le replacer sur la bonne voie.

Mais Mme Borde entre 6,4 et 7 il y a beaucoup de différence.

Ce sont les constructions qui ont tué les Haïtiens. Elles sont de piètre qualité. On remarque très bien que dans les photos de débris de béton, il n’y a aucune armature de métal.

Rien de plus mortel dans un pays où les séismes sont fréquents. Et c’est sans parler que ce béton doit être aussi pauvre en ciment que le pays l’est lui-même.

Finalement, oui c’est la pauvreté qui à tué les Haïtiens.

Avec l’aide des peuples du monde
LE PEUPLE, SEUL, POURRA SAUVER HAÏTI!

La tragédie inqualifiable qui vient de secouer
Haïti a suscité, à juste titre, une immense
vague de solidarité d’un bout à l’autre de la
planète. Des millions de travailleurs, de
paysannes et de gens de peu de moyens se disent
prêtEs à faire ce qu’il faut pour aider leurs
frères et sœurs d’Haïti, aux prises avec cette
nouvelle catastrophe. Ils et elles n’en
attendent pas moins de la part des gouvernements
des États impérialistes, qui ont certes les
moyens de porter secours au peuple haïtien et
dont les immenses capacités, justement, tiennent
de l’exploitation à laquelle ils se livrent des
peuples des pays dominés – le valeureux peuple
haïtien n’étant pas la moindre de leurs
victimes.

Si le séisme qui a décimé Haïti et son peuple
était imprévisible, il est évident que la
faiblesse des infrastructures du pays a
lourdement contribué au désastre actuel, de même
qu’aux faibles possibilités de sauver les
nombreux survivants ensevelis sous les décombres
ou encore, de soigner les dizaines de milliers
de blesséEs. On questionne, non sans raison,
l’incapacité d’agir du gouvernement haïtien, qui
semble avoir pratiquement disparu avec
l’effondrement du Palais national. Il est vrai
que l’État haïtien est un État déliquescent et
que les hommes et les femmes qui ont coutume de
le diriger ont rarement démontré leur capacité
de veiller aux intérêts du peuple. De tout
temps, la bourgeoisie haïtienne n’en a eu que
pour ses propres poches, qu’elle s’est remplies
allègrement au prix du sang et de la sueur des
travailleurs, des travailleuses et paysanNEs.
Mais il en a été de même des grandes puissances
étrangères, qui ont toujours gardé la main haute
sur les affaires du pays.

Certaines semblent se réjouir de la situation
actuelle, y voyant l’occasion de «reconstruire
Haïti», ce dont le peuple haïtien n’aurait
apparemment jamais été capable lui-même. Cette
idée d’un nouveau «plan Marshall» n’augure rien
de bon pour le peuple haïtien. La vérité, c’est
que ce sont les grandes puissances étrangères
qui ont fait d’Haïti ce qu’elle est aujourd’hui.
Ce sont elles qui l’ont colonisée, volée et
subjuguée, et qui l’ont empêchée de se
développer comme elle aurait pu et comme son
peuple l’aurait certes voulu. Ce sont elles qui
ont renversé son président élu le 29 février
2004 et installé un régime qui leur était plus
favorable. Depuis près de six ans que les
services publics, la sécurité et les projets de
«développement» sont sous le contrôle strict et
direct des États-Unis, de la France, du Canada,
du Québec et du Brésil (pour ne nommer que
ceux-là), ce n’est pas exagéré d’affirmer que ce
sont ces États qui sont responsables, en tout
premier lieu, de l’absence de quelque
préparation que ce soit au récent séisme et de
l’incapacité totale des autorités à y faire
face.

Et que dire de ces fameuses «ONG» – ces
organisations mal nommées, qui n’ont de «non
gouvernementales» que le titre dont elles se
parent et qui occupent le territoire haïtien
depuis des temps immémoriaux? On dit qu’Haïti
est le pays où l’on retrouve le plus d’ONG au
kilomètre carré: n’ont-elles donc rien fait pour
aider le peuple haïtien à s’autodéterminer, à
bouter dehors les exploiteurs étrangers?
N’ont-elles donc jamais pensé soutenir les
forces populaires et révolutionnaires qui
auraient pu ouvrir la voie à un développement
national authentique, au service du peuple
haïtien? Qu’ont-elles donc fait de ces dizaines
de millions de dollars qu’elles ont administrés?
N’auraient-elles pas pu s’en servir pour les
développer, justement, ces fameuses
infrastructures dont tout le monde souligne
actuellement la faiblesse? Et ce sont ces
gens-là, ces organisations et ces États, à qui
il faudrait confier la responsabilité de
reconstruire ce pays, qu’elles n’ont cessé
d’avilir?

Si l’on est en droit d’exiger des grandes
puissances impérialistes qu’elles mettent tout
en œuvre, et rapidement, pour porter secours au
peuple haïtien, il ne saurait être question de
les laisser se livrer à une honteuse opération
de recolonisation ni à une occupation militaire
prolongée. Notre solidarité, c’est au peuple
haïtien lui-même qu’il faut l’offrir.

À ceux et celles qui souhaitent exprimer leur
solidarité par le biais d’un soutien financier,
nous vous demandons de considérer la possibilité
de donner aux organisations et aux réseaux qui
luttent pour la libération d’Haïti et
soutiennent les secteurs populaires et
révolutionnaires: ainsi en est-il de
l’hebdomadaire Haïti Liberté, qui témoigne
depuis près de trois ans de la résistance du
peuple haïtien (www.haiti-liberte.com). Vous
pouvez vous abonner à ce journal ou encore, lui
offrir un don en ligne. Si vous tenez absolument
à ce que votre contribution serve au secours
direct et immédiat, le Comité international de
la Croix-Rouge nous semble la meilleure option
dans la mesure où il se consacre uniquement à
cette tâche, contrairement aux ONG telles OXFAM
ou le CECI qui ont soutenu ou justifié le
renversement du président Aristide et l’arrivée
des troupes d’occupation.

Au peuple haïtien, à nos chers frères et sœurs
qui vivent actuellement les moments les plus
difficiles, nous disons: courage, nous sommes
avec vous et avons besoin de vous! Ensemble,
nous serons capables de bâtir un monde meilleur
– un monde d’où les catastrophes humaines
générées par l’impérialisme auront enfin
disparu.

@ Pierre Brasseur

C’est vrai que nous devons nous emparer de ce pays pendant qu’il est foudroyé. Quand le train passe il fait le prendre.

Merci pour la leçon aux Québécois qui veulent faire l’indépendance et qui éradiquerait l’élite par la suite.

Mais savez-vous qu’elle est la responsabilité de la France et des USA pour la dèche d’Haïti?

:La meilleure solution serait que l’O.N.U. SURTOUT LES AMÉRICAINS gouverne ce pays pendant quelques décennies pour le replacer sur la bonne voie: est bonne,je ne croyais pas que en 2010 il y avait quelqu’un qui pouvait croire une chose pareille. Diviser pour mieux reigner, c’est vieux comme le monde, on divise une île en deux, une partie riche et une partie pauvre construit sur la faille des tremblement de terre.Beaucoup de pays sont constitué de la sorte avec un mur ou une clôture avec les riches sur un coté et les pauvres sur l’autre coté.Les pauvres rêvent d’aller travailler pour les riches pour des peanuts.L’esclavage n’a jamais été aboli.

HAÏTI : OÙ EST L’UNION QUI FAIT LA FORCE ?

Oui, ce qui se passe en Haïti est bien triste.
Il est regrettable de voir que la PREMIÈRE RÉPUBLIQUE NOIRE AU MONDE n’a pas pu faire de progrès en 2 siècles en raison des dictateurs au pouvoir. Et que dire du président actuel, René Préval, qui a tardé à prendre des décisions de vrai chef d’État. Pour remettre Haïti sur la bonne voie du progrès et de la prospérité, il faudra élire un chef d’État intègre et apte à prendre des décisions rapidement en toutes circonstances. Le ménage politique doit être fait au plus vite dans ce pays qui sombre chaque jour plus dans l’anarchie. Je verrais très bien la Gouverneure Générale du Canada, Madame Michaelle Jean, haïtienne d’origine, se rendre en Haïti pour prendre la direction ce pays, son pays natal, accompagnée de nombreux intellectuels de la diaspora haïtienne de la France, du Canada, des États-Unis et d’ailleurs qui agiraient à titre de ministres, conseillers et autres. Le Canada, très impliqué depuis longtemps dans ce pays, serait prêt à les aider pour mettre en place un système administratif efficace, en tout cas beaucoup moins corrompu. Il faut se rappeler qu’en 1998 Madame Vaira Vike-Freiberga, lettonienne d’origine, a quitté son poste de professeur à l’Université de Montréal pour revenir en Lettonie où elle a été élue présidente en 1999. Elle a fait deux mandats de 4 ans et a réussi à redresser l’économie du pays. Voilà l’exemple d’une femme très courageuse qui devrait inspirer Mme Michaelle Jean à en faire autant pour remettre Haïti dans le droit chemin. Autre point, et non des moindres, le problème de Haïti est sa croissance démographique immodérée avec une densité de 350 habitants/km2. Or, compte tenu du territoire, de l’espace destiné à l’agriculture et la foresterie, de la capacité à recycler les déchets domestiques et plus, la densité optimale de la population pour un niveau de vie décent serait de 50 habitants/km2, ce qui est loin d’être le cas. Plusieurs Haïtiens n’ont pas encore compris que nourrir 5 enfants coute 5 fois plus cher que d’en nourrir un seul. En 50 ans, la population a plus que doublé. Ceci reflète le faible niveau d’éducation dans ce pays, ce qui engendre la misère. Un contrôle de la croissance démographique s’impose de toute urgence. Mais, dans l’état actuel des choses où volonté et patience font défaut, il y a peu à espérer pour améliorer la situation et je crains que le pire soit à venir.

Le taux de victimes augmente de jour en jour en Haiti c’est parceque ce pauvre pays n’a pas de dirigeant.D’adord ce sont eux qui occasinnent le plus de mal possibles dans ce pauvre coin dit Haiti.
Ce qui serait mieux c’est de bien former les gens afin que chacun soit devenu des hommes et des femmes responsables. Regardons aujourd’hui les actions des responsables des elections de 2011.

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