Haro sur la contrefaçon

L’heure est venue de mettre en échec le commerce de faux médi­caments, affirme dans un texte d’opinion publié dans le British Medical Journal Amir Attaran, professeur à l’Université d’Ottawa et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit, en santé de la population et en politique de développement mondial.

Photo : Chris Radburn/PC

Il pro­pose l’adoption d’une convention internationale, à l’image de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT). Selon l’OMS, 10 % des médicaments distribués dans les pays pauvres sont contrefaits. Dans les pays riches, la vente de médicaments est mieux encadrée, mais la contrefaçon y cause tout de même des milliers de réactions indésirables et, à l’occasion, des décès.

Malgré cela, il n’existe aucun plan de lutte concertée entre les pays producteurs de médicaments. « Grâce à la CCLAT, un système international de suivi et de traçabilité des produits du tabac sera bientôt mis en place pour contrer le commerce illicite, explique Amir Attaran. Il nous faut l’équivalent pour les médicaments. »

 

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