Ils fument… leur alcool

L’inhalation d’alcool, une nouvelle façon — inusitée — de consommer bières, vins et spiritueux, inquiète les autorités de santé publique.

Photo : iStockphoto
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En utilisant diverses techniques, il est en effet possible de faire s’évaporer l’alcool présent dans n’importe quel type de boisson alcoolisée et de l’inhaler au lieu de le boire.

Ainsi aspiré, l’alcool passe directement dans la circulation sanguine et presque directement dans le cerveau, court-circuitant le système digestif.

Or, l’estomac est bien utile pour éviter une surdose, en déclenchant — au besoin — des vomissements…

En vente depuis peu au Canada, le Vaportini permet d’aspirer les vapeurs de whisky, rhum et autres vodkas. On verse la boisson dans un globe de verre déposé sur une base contenant une bougie.

Lorsque le liquide est chauffé, le globe s’emplit de vapeurs alcoolisées, que l’on aspire par la bouche au moyen d’une paille. Pour leur part, des ados en mal de sensations fortes utilisent une pompe à vélo pour vaporiser l’alcool d’une bière versée dans une bouteille de plastique.

De nombreux mythes circulent au sujet de l’alcool inhalé. Il serait indétectable à l’alcootest (c’est faux) et sans calories (faux aussi). Une fois dans le sang, l’alcool est métabolisé et fournit des calories, peu importe la façon dont il s’y est rendu.