Infirmières : une relève mais pas assez de profs

Il faut former davantage d’infirmières pour remédier à la pénurie. Mais les cégeps peinent à recruter des enseignantes en soins infirmiers ! Et avec la mise à niveau des connaissances que les cégeps doivent offrir aux infirmiers étrangers qui immigrent au Québec, la coupe est pleine.

La compétition est féroce entre les cégeps et les hôpitaux pour attirer et conserver les infirmières ayant une formation universitaire — nécessaire pour enseigner. « Les établissements de santé, qui manquent de personnel, refusent souvent d’accorder aux infirmières un congé sans solde pour enseigner [pendant un an, par exemple] », dit Lina Bonamie, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), centrale syndicale regroupant la majorité des infirmières du Québec. Nombre d’entre elles préfèrent alors conserver leur emploi permanent.

Le salaire d’une enseignante au collégial est équivalent ou inférieur à celui d’une infirmière dans le réseau de la santé. Et la charge de travail est considérable. Les enseignantes travaillent le soir et la fin de semaine pour préparer leurs cours et corriger les travaux. Lors des stages en milieu hospitalier, elles doivent créer un climat de confiance avec une équipe de soins surchargée, souligne Johanne Hébert, coordonnatrice du programme de soins infirmiers du cégep du Vieux Montréal. Une tâche pas toujours évidente…

Laisser un commentaire