Innovation : comment éliminer les cancres ?

L’Acfas, comme d’autres,  accueille positivement la nouvelle stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation 2010-2013 (SQRI) qui maintient l’objectif de consacrer 3 % du PIB à la recherche malgré le contexte budgétaire difficile.

Mesure remarquée, la nomination d’un scientifique en chef pour le Québec, qui pilotera le nouveau Fonds Recherche Québec amené à remplacer les trois fonds subventionnaires (FQRNT, FRSQ et FQRSC), abolis lors du dernier budget.

Pour l’instant, cette mesure a surtout pour effet de faire parler un peu de la stratégie (document pdf) sortie hier, à une date que les spécialistes en communication qualifieraient de bien choisie pour ne pas faire de remous.

Nommer un grand responsable de la science au sein du gouvernement semble a priori une bien bonne idée. À condition, toutefois, que cette personne soit bien choisie, qu’elle jouisse d’une grande crédibilité auprès des chercheurs et surtout qu’elle sache se faire entendre au sein du gouvernement.

Le premier scientifique en chef du Québec sera nommé à l’automne.

Outre la confirmation des cinq grands projets mobilisateurs annoncés lors du dernier budget, la SQRI explique comment le gouvernement du Québec compte s’attaquer au point faible numéro un du Québec : la piètre performance des entreprises en matière de R et D.

L’objectif est ambitieux: on veut « augmenter le nombre d’entreprises actives en recherche de près de 8 000 actuellement à 10 000 d’ici 2013. » Tout un défi !

Dans les faits, Québec semble surtout miser sur le démarrage de nouvelles entreprises pour atteindre cet objectif.

Mais comment va-t-on aider les cancres, ces centaines d’entreprises qui n’innovent d’aucune manière, et qui finiront probablement un jour ou l’autre par fermer boutique, écrasées par leurs concurrentes plus allumées ? Devrait-on les laisser mourir à petit feu? Ce serait injuste pour les gens qui y travaillent ! Et pourtant…

L’Observateur de l’OCDE consacre justement aujourd’hui un article à cette question intitulé « Innovation: stratégies intelligentes pour des reprises durables ». On peut y lire que :

Il n’y a pas de solution miracle pour renforcer l’innovation. Le succès de l’action publique repose sur l’amélioration de la performance du système dans son ensemble et l’élimination des maillons faibles qui peuvent nuire aux résultats.

La SQRI va-t-elle éliminer le maillon faible du Québec ? Bilan dans trois ans.

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Une nouvelle politique résolument orientée vers la commercialisation. Pas certain que c’est une avenue prometteuse. Vi$ion à court terme, et qui favorise indûment certains secteurs de recherche. Le scientifique en chef sera-t-il un pur scientifique ou un scientifique-entrepreneur ?

La commercialisation est un problème fondamental au Québec, on dépense beaucoup plus au Québec en R/D que les autres provinces, pourtant beausoup ne réussissent pas à être commercialisés.

La commercialisation est un processus qui coûtent très cher, depuis il faut que le produit réponde à un réel besoin et à un prix compétitif.

Mais comme le Québec, est avant dernier rang sur le Liberté économique en Amérique du Nord, il faudrait régler les problèmes fondamentaux avant de dépenser des milliards en R/D, si l’on est même pas capable d’être compétitif.

Genre: fardeau réglementaire, coût sur la masse salariale, … mais demander à un politicien Québécois d’avoir une vision juste sur la problématique est tout à fait insensé quant sa seule préoccupation est de se faire réélire.

Faire de la recherche pour de la recherche c’est bien beau, il faut que la recherche amène à la concrétisation en entreprise qui crée des emplois.
Le gouvernement fédéral et provincial investit énormément en recherche depuis de nombreuses années, on forme des docteurs en sciences à pleines portes et pourtant ces docteurs préfèrent s’expatrier que de fonder des entreprises ou même travailler au Canada ou au Québec. Le fruit de leurs recherches est vendu au plus offrant bien souvent américain. Il y a tout ce qu’il faut au Québec pour faire de la belle recherche dans beaucoup de domaine il suffit d’intéresser les entreprises à utiliser les services déjà en place.

« Mais comme le Québec, est avant dernier rang sur le Liberté économique en Amérique du Nord,.. »

Toujours la même complainte des droitistes et libertariens qui chiâlent à chaque cenne.

Donnez donc des preuves de ce que vous avancez. Vous n’avez que toujours fait du bla bla.

DES PREUVES.

Une stratégie globale pour financer la recherche dans tous les domaines et sphères d’activités est un pas dans la bonne direction. Les maillons faibles se manifesteront au fur et à mesure. Toutefois, dans certains secteurs, les résultats sont très peu visibles à court terme, c’est le cas des sciences humaines qui axent leurs interventions sur des phénomènes tantôt intangibles, théoriques, ou sur une portée visant le long terme. Le danger c’est d’interpréter l’absence de résultat à court terme, comme l’indicateur d’un maillon faible …

« La commercialisation est un processus qui coûtent très cher, depuis il faut que le produit réponde à un réel besoin et à un prix compétitif.
Mais comme le Québec, est avant dernier rang sur le Liberté économique en Amérique du Nord, il faudrait régler les problèmes fondamentaux avant de dépenser des milliards en R/D, si l’on est même pas capable d’être compétitif. »

Pauvre libertarien:

On dit une liberté et non pas un liberté et avec une minuscule.

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La recherche ne donne des résultats que souvent 20 ans plus tard.

Alors monsieur, il faut dire que l’économie du Québec par les Québécois n’a que 35 ans, 40 si vous voulez.

Aujourd’hui si le Québec n’a pas subi la crise, c’est surtout à cause de l’instruction de 40 dernières années et de la R&D.

Les investissements de la révolution tranquille commencent à porter fruit.

40 ANS.

Ha! ces chers libertariens droitistes qui se croient très instruits.

Ils se sont téléphonés pour ce billet.

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« Nos recherches changent le monde qu’ils disaisent … »

Et elle l’ont changé.

En mieux en mal?

C’est comme vous voulez.

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