Interdictions de fumer : ça suffit!

Depuis le 23 mai, il est interdit de fumer dans les parcs, plages et centres commerciaux piétons de la ville de New York. Et de telles mesures se multiplient dans le monde. Mais est-ce bien raisonnable?

Dans la dernière édition du New England Journal of Medicine, James Colgrove, Ronald Bayer et Kathleen E. Bachynski, trois chercheurs en santé publique de l’Université Columbia, publient une sévère mise en garde contre les dérives de la prohibition tabagique.

Petite précision avant tout: leur recherche n’est pas payée par l’industrie du tabac ni publiée dans une revue complaisante. C’est du sérieux.

Cela fait 40 ans que l’on restreint les endroits où l’on peut fumer, dans le but de protéger les non-fumeurs de la fumée secondaire et d’inciter les fumeurs à abandonner leur vice, rappellent les chercheurs.

La réglementation dans les lieux clos est tout à fait justifiée, croient-ils.

Mais au fur et à mesure que la zone de prohibition s’étend, les preuves scientifiques qui justifient les interdictions sont de plus en plus minces.

Dehors, le risque associé à la fumée secondaire chute nettement au delà de deux mètres, rappellent les chercheurs.

D’ailleurs, dans la plupart des lieux extérieurs, la fumée secondaire n’aurait aucun impact sur la santé des non-fumeurs, selon l’éditeur de la revue savante Tobacco Control.

D’autre part, la dénormalisation du tabagisme aurait aussi des effets pervers sur les fumeurs.

D’abord, parce qu’arrêter de fumer est très difficile. Plutôt que d’aider les fumeurs à écraser, des mesures trop sévères pourraient avoir un impact négatif sur leur santé physique et mentale en les isolant du reste de la société.

Toutes ces interdictions soulèvent aussi des questions de justice sociale, car les fumeurs sont en proportion beaucoup plus nombreux parmi les populations défavorisées.

En interdisant de fumer dans les parcs, ne risque-t-on pas de décourager la fréquentation de ces lieux par les gens qui en on le plus besoin dans la société?

Les chercheurs notent aussi que certains arguments invoqués par les promoteurs du nouveau réglement new-yorkais, comme la saleté générée par les mégots et l’effet d’entrainement sur les enfants qui fréquentent ces lieux publics, relèvent plus de questions de moralité ou de gestion municipale que de santé.

Nous voici à la croisée des chemins, écrivent James Colgrove et ses collègues.

Dans un sens, il faut continuer à lutter contre le tabac qui reste la première cause de maladie et de mortalité évitable.

Mais on approche de la limite raisonnable à restreindre les libertés d’une partie de la population au nom de l’intérêt public, alors même qu’aucun impact sur la santé de la population n’est avéré.

À quel point voulons-nous d’une société restrictive qui recourt à la prohibition au nom d’arguments parfois fallacieux? 

Quand des spécialistes en santé publique se posent la question, il est peut-être temps de réagir!

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Bah voyions : aucun impact sur la santé si quelqu’un fume à proximité de vous en plein air…c’est sûr si on parle de risque à long terme.
Mais faut aussi penser à ceux qui ont une maladie pulmonaire et chez qui la fumée déclenche des réactions plus ou moins importante, même en plein air : de la simple quinte de toux à la crise d’asthme sérieuse!
On s’est battu pendant des années pour avoir des interdictions de fumer dans certains lieu, ce qui permet aux gens comme moi de retourner au restaurant, dans un bar ou dans tout endroit public sans crainte d’avoir une réaction.

C’est quoi le plus important la justice sociale ou la santé publique ?

Parce que certaines personnes ont besoin de se socialiser il faudrait les autoriser à avoir des comportement qui gênent la majorité ? parce que oui, la fumée incommode la majeure partie de la population qui est non fumeur!!!
Je ne savais pas que fumer pouver aider à se socialiser ? en voilà une belle publicité pour les entreprises du tabac!
Limite raisonnable ? de quelle raison parle t on ? de la votre ou de la mienne ? aucun impact avéré ? vous voulez en voir des gens qui ont un impact : allez dans un centre de pneumologie, sortez les patients en plein air et fumez à 2 mètres d’eux pour voir ?
Votre petit confort de fumeur passe avant ces gens qui ont un handicap invisible : ils sont intolérants à la fumée du tabac, mais ça ne se voit pas, alors c’est pas grave!
ça doit être un argument falacieux!

L’hystérie de certains intervenants démontre que nous ne sommes plus dans le domaine de la connaissance mais bel et bien de la croyance… Je crois donc je sais …

Mon problème et mon seule que j’ai avec cette histoire c’est ceci.

Si le tabac est si mauvais pour la santé de tous et chacun pourquoi en fabriquons-nous encore.

C’est si simple. Pas de cigarette, pas de fumé, pas personne qui se plaind.

Mais dans notre monde niaisieux. La loi de New York est trop sévére. A un moment donné vivre et laissez vivre.

Fumer, la belle affaire! J’ai arrêté, il y a maintenant 26 ans, et je projette de reprendre cette joie dans 13 ans, quand j’en aurai 80. Qui me blâmera alors avec la longévité, les dommages pour mes jolis poumons, l’entourage, qui ne sera plus là? L’acupuncteur me dit que le tabac fait office de dilatateur bronchique, ce qu’on prend quand on est asthmatique , ou allergique… Et échapper au terrorisme de la santé, science sans conscience, un beau pied de nez, si je le peux encore…

À Nadia: n’oublies pas que c’est l’argent qui mène le monde. Si on interdit le tabac du jour au lendemain c’est des fermetures d’usines et de dépanneurs (combien de ceux-ci vivent grâce aux ventes de tabac?. C’est plusieurs travailleurs qui se retrouvent au chomage tout d’un coup. Et il ne faut pas oub;ier les revenus des taxes pour les gouvernements, surtout ici au Québec.

À valérie et Nadia: Suite… Au lieu d’interdire, on restraint l’espace et on limite l’accessibilité au produit (produits cachés dans les points de ventes et cartages presque agressif). Et jusqu’à date ça marche. Il y a de moins en moins de fumeurs et ils cessent de fumer plus jeune.

Les parcs, peut-être, mais suis-je le seul à etre sérieusement incommodé par la fumée presque chaque fois que je mange sur une terrasse à Montréal? Il y a toujours un ou deux ou trois bozos qui ne peuvent s’empêcher de s’en allumer une, et deux, et trois alors qu’ils sont à un mètre de vous. Ça pue! Ça empeste! Alors on ne me fera pas pleurer pour les fumeurs: ils ont encore trop peu de respect des autres avec leur sale manie.

Un jour, assis à une terrasse, j’ai reçu la braise d’une cigarette que le vent avait soufflée sur la veste de cuir que j’étrennais.
Un trou de près de 1cm qui m’a obligé à jeter la dite veste, devnue impossible à porter (perte de 500 $)
La fumée secondaire en plein air peut être nuisible, vous savez!

Je suis d’accord avec Eric.

Quoi de plus déplaisant que de se faire enfumer lorsqu’on est assis tranquille au soleil sur une terrasse???

Et la fameuse distance des portes aux endroits plublics? Combien de mètres supposément? pourquoi doit-on retenir son souffle chaque fois qu’on traverse un vestibule d’hôpital?? ça me dépasse! les malades sortent en jaquette bleue avec la bonbonne d’oxygène et le soluté accrochés pour aller fumer dans l’entrée!

Est-ce que j’ai rêvé ou s’il avait été question à un moment donné d’obliger les compagnies de tabac à réduire graduellement la concentration de nicotine dans les cigarettes? est-ce que ça serait un bon moyen d’aider les fumeurs à diminuer ou au contraire, fumeraient-ils davantage pour tenter d’aller chercher le même effet?

Pourquoi n’interdit-on pas la cigarette tout court?! Il a été prouvé que les revenus des taxes ne suffisent pas à compenser pour les frais de santé lié après tout…

Entièrement d’accord avec ceux qui sont incommodé par la fumée de cigarette à l’entrée des hôpitaux et encore plus découragés de voir certains malades, visiblement affecté par leur propre fumée, s’en griller une juste à la sortie. On devrait leur fournir une patch ou une gomme de nicotine pour les aider à se sevrer :-/

Je n’ai pas de voiture. Je recycle, je composte. Je limite mes déplacement en avion.J’achète local autant que possible. Je donne de l’argent à plusieurs organismes de charité et je fais du bénévolat auprès des personnes âgées.Mais je fume. Alors, j’imagine que je suis un monstre.

Cher Azalée, vous êtes libre de faire ce qui vous plaira à l’âge qui vous plaira. Mais de grâce changez d’acupuncteur, car peu importe son action, je serais très très surpris que le tabac puisse être bénéfique pour soulager l’asthme. En fait, il agit plutôt comme facteur aggravant.

Ancien fumeur invétéré, médecin avec une carrière de santé publique, je partage tout à fait ce point de vue. Même fumeur j’étais partisan du « harcellement social » du fumeur, moi qui avais déjà fumé le cigare pendant les tournées de malades alités !!! Mais là j’estime que ça suffit, et je crois que la guerre est gagnée ou presque. Le monde ne sera jamais stérile, et utiliser l’oppression pour y tendre à l’infini finira par rendre le monde invivable… Resterait à y encadrer la vente et la consommation en légalisant du même coup la vente de toutes les drogues utilisées pour le « plaisir », toutes, alcool tabac pot-ash-mescaline cocaîne, héroîne speed etc. pour en minimiser les conséquences malsaines impossibles à bannir, en contrôlant au moins leur qualité, identifier pour informer et aider directement le consommateur, faire disparaître la criminalité importante qui y est liée, l’emprisonnement et ses côuts économiques et sociaux faramineux… Le tabac dans le même panier, sans plus ni moins….