IPv6: un bogue mondial le 8 juin prochain?

Le 8 juin prochain, Google, Facebook et Yahoo!, entre autres, vont tester l’internet du futur, à l’occasion de la journée mondiale du IPv6.

Pour l’instant, les adresses IP (internet protocol) dont sont munis tous les appareils ou sites connectés à internet sont codés sur 32 bits, suivant la quatrième version du protocole IP (IPv4). Au total, il y a donc 2 à la puissance 32 adresses possibles, soit près de 4,3 milliards.

Officiellement, ce nombre d’adresses a été dépassé en février dernier, mais des mécanismes permettent aujourd’hui de traduire automatiquement les adresses pour diminuer leur nombre en les regroupant.

Ainsi, les routeurs capables de faire de la traduction d’adresses réseaux (NAT) peuvent gérer des équipements installés dans un même intranet, ayant chacun une adresse IP, mais leur faire correspondre une seule adresse IP publique visible sur internet.

La NAT a permis de libérer nombre d’adresses IP et de satisfaire la demande jusqu’à présent.

Au début des années 1990, il est devenu clair que le protocole IPv4 ne serait pas suffisant. En 1993, l’Internet Engineering Task Force, le groupe qui élabore les standards pour internet, a décidé de lui chercher un remplaçant.

Le protocole IPv6 est né en 1998. Les adresses y sont codées non plus sur 32 bits, mais sur 128, ce qui donne 667 millions de milliards d’adresses. On devrait être tranquille pour un petit moment!

Aujourd’hui, les spécialistes estiment qu’il est temps d’abandonner définitivement IPv4 pour le remplacer par IPv6. Le problème, c’est que les deux ne sont pas compatibles (ce serait trop simple!).

Néanmoins, plusieurs techniques ont été développées pour faciliter la transition, qui devrait être transparente aux yeux des utilisateurs d’internet.

Dans les dernières années, le protocole IPv6 est déjà utilisé à petite échelle à plusieurs endroits dans le monde. Selon Google, en décembre 2010, 0,25% de ses utilisateurs avaient des adresses IPv6. 

Aujourd’hui, de nombreux serveurs web acceptent les connexions via IPv6. On peut ainsi accéder à Google en IPv6 depuis 2008, à YouTube et Facebook depuis 2010.

Le 8 juin prochain, le test sera mondial. L’Internet Society organise une journée du IPv6, pendant laquelle fournisseurs d’accès et sites sont encouragés à tester le protocole. Google, Facebook et Yahoo, entre autres, y participent.

 Google estime que 99,95 % des utilisateurs ne seront pas affectés par ce test.

Dans une interview à la BBC, Vint Cerf, l’un des pères d’Internet aujourd’hui à l’emploi de Google, estimait quant à lui que la transition à IPv6 pourrait rendre Internet instable pour plusieurs années.

Qui croire? Rendez-vous le 9 juin pour un premier bilan!

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«Aujourd’hui, les spécialistes estiment qu’il est temps d’abandonner définitivement IPv4 pour le remplacer par IPv6. Le problème, c’est que les deux ne sont pas compatibles (ce serait trop simple!).»

Les deux cohabitent parfaitement, et personne ne parle d’abandonner l’IPV4. N’importe quel réseau qui supporte l’IPV6 est capable de continuer à router de l’IPV4 («dual stack»).

Comme le dit ThomasB, ipv6 et ipv4 peuvent coexister sur un même réseau, mais l’enjeu n’est pas sur le transport des paquets IP soit v4 ou v6 mais dans la résolution des noms sur le net. Soit dans les DNS pour parler jargon. Car il n’y a pas de mécanique qui permette de faire une translation à ce niveau … Soit la couche applicative. Car présentement si une personne roule IPv6 chez elle peut atteindre Google par exemple en entrant dans son furteur http://www.google.ipv6.com.

Le nb d’adresses V6 est plutôt 64 milliards de milliards de milliards de milliards (environ). Ce nombre dépasse très largement l’entendement humain.
667 millions de milliards, c’est le nombre de RESEAUX pouvant être composés CHACUN de 16 milliards de milliards de machines, autant dire une infinité car personne ne possède de bâtiment pouvant en abriter autant, malgré la miniaturisation..
Google répond déjà en v6 sur « www.google.fr ». Si bug il y a, ça ne viendra probablement pas de Google, Yahoo ou autre mais de sites tentant l’expérience mais n’ayant pas les compétences … ou des pirates v6, race en voie d’apparition !

Le VRAI nombre c’est le suivant :
-340,282,366,920,938,463,463,374,607,431,701,211,156 adresses
– soit 340 milliards de milliards de milliards de milliards d’adresses
– soit 667 millions de milliards d’adresses par m² terrestre

Et le dual stack c’est bien joli, mais il faudrait s’y mettre AVANT qu’il n’y ai plus DU TOUT d’adresses V4. Parce qu’il va manquer la moitié du dual stack au bout d’un moment.