Jeunes et minces? Les maths contre la retouche photo

Des chercheurs du Dartmouth College ont mis au point un algorithme capable de déterminer quand une photo a été retouchée hors de proportion par des outils comme Photoshop, un procédé abondamment utilisé dans les photos de mode et dans les magazines de célébrités et dénoncé par les spécialistes en santé publique.

Le logiciel mis au point par Hani Farid, décrit dans une publication dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, permettrait de quantifier la retouche effectuée sur une photo, et donc de déterminer objectivement à partir de quand on exagère.

Cet outil pourrait permettre de lutter plus facilement contre ces images dont on sait qu’elles nuisent à la bonne santé et à l’estime de soi de ceux et celles qui les regardent.

Sur son site, le chercheur donne en exemple quelques images avant/après analysées par son logiciel. Cliquez sur «Toggle» pour voir la transformation. Hallucinant!

(mesdames, si vous craquez pour le beau George Clooney, vous risquez d’avoir tout un choc. Et vous messieurs, vous n’êtes pas près de voir une poitrine comme celle-là en vrai! :-))

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C’est intéressant, mais à mon avis difficilement utilisable dans un cadre législatif; la mesure informatique proposée requiert l’image avant et après retouche, et pas seulement l’image finale, ce qui rend la fraude aisée: le journal ou magazine n’a qu’à soumettre une image intermédiaire à la place de l’image d’origine, produite de nos jours à peu de frais par un outil de « morphing » par exemple, pour échapper automatiquement à une note trop sévère.

Non Sylvain, Valérie a pourtant été claire : cet algorithme ne travaille qu’à partir de l’image finale… les images d’origine sur le site de l’auteur sont là pour la démonstration.

Bon, après avoir regardé l’article dans PNAS pour en avoir le cœur net… mes excuses, Sylvain tu as raison.

Je n’en reviens pas qu’on arrive à publier dans PNAS avec ça, c’est complètement nul…

Pour moi, ça reste intéressant quand même, car l’auteur semble avoir réussi à établir un modèle psycho-visuel robuste qui qualifie le degré de manipulation d’une photo tel que perçue par un lecteur informé.

C’est indubitablement utile: imaginez cette mesure intégrée comme greffon (« plug-in ») directement dans les logiciels de traitement d’images tel Photoshop. On ne peut certes pas légiférer, mais on peut encourager les publications à l’utiliser comme balise, et je suis sûr que certaines l’incluraient dans leur politique éditoriale.

Je vois pas trop en quoi ça peut être utile pour les magazines de mode et autre, si ils avaient tant d’influence que ça, les jeunes filles d’aujourd’hui ne seraient pas plus d’un tiers à être en surpoids.
L’utilité est réelle sur des photos où il est important de déterminer la véracité d’un cliché, pour la justice par exemple.

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