La destination ultime des mégots de cigarettes

Au Texas, on estime qu’environ 130 millions de mégots de cigarettes échouent sur les bords des autoroutes de l’État au cours d’une année.

Photo : Leo Reynolds/Flickr
Photo : Leo Reynolds/Flickr

FouineurBien souvent, les ordures qui atterrissent dans l’océan proviennent de milieux urbains… même après avoir été jetées à la poubelle ! Un simple coup de vent suffit à emporter un sac en plastique dans les égouts, où aboutissent également les innombrables mégots jetés par terre en ville, avec l’aide involontaire de la pluie ou des services de nettoyage. Une fois dans le réseau d’eaux pluviales, ces détritus sont déversés dans des cours d’eau, où les animaux marins les méprennent parfois pour de la nourriture.

Durant l’automne 2013, 650 000 volontaires à travers le monde se sont mobilisés pour ramasser plus de 12,3 millions de livres de déchets (5,6 millions de kilos) sur les plages et en milieu marin. Dans un rapport, l’organisation non gouvernementale (ONG) Ocean Conservancy présente le bilan chiffré de cette collecte internationale de détritus, à laquelle le Canada a activement participé, au même titre que les États-Unis, les Philippines, l’Inde ou encore le Pérou.

Au-delà des quelques robes de mariée, canapés et lave-vaisselles découverts (!), voici les 10 types d’objets les plus fréquemment retrouvés lors de la collecte de déchets :

-2 043 470 mégots de cigarettes

-1 685 422 emballages alimentaires

-940 170 bouteilles en plastique

-847 972 bouchons en plastique

-555 007 pailles

-441 493 sacs d’épicerie en plastique

-394 796 bouteilles en verre

-389 088 autres sacs en plastique

-368 746 sacs en papier

-339 170 canettes

Des chiffres impressionnants, mais qui ne révèlent qu’une petite partie du problème. Rien qu’au Texas, le département du Transport estime qu’environ 130 millions de mégots de cigarettes échouent sur les bords des autoroutes de l’État au cours d’une année.

Ces mégots disséminés dans la nature, polluant autant les villes que les milieux marins, posent un autre problème environnemental : les filtres de cigarette, constitués de fibres de plastique (l’acétate de cellulose, notamment), ne sont pas biodégradables, mais plutôt photodégradables. Leur décomposition peut nécessiter jusqu’à une dizaine d’années, ce qui pose la question de la contamination du sol durant ce laps temps (les filtres absorbent les substances nocives de la cigarette).

Certaines entreprises ont pris ce problème à bras-le-corps, comme le relate National Geographic. TerraCycle, notamment, collecte les mégots afin de les transformer en bois synthétique, qui peut ensuite être utilisé pour la fabrication de bancs ou de palettes. Des États américains comme le Maine ont quant à eux imposé des taxes supplémentaires sur les cigarettes afin d’aider à défrayer le coût du nettoyage.

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2 commentaires
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Je suis un fumeur, dernièrement je suis allé en vacances dans le sud. Ce que j’ai remarqué le plus, parce que nous sommes allés dans un pays avec aucun règlement concernant la cigarette et je n’en suis pas fier. Les fumeurs jettent leurs mégots partout par terre, sur les chemins (sentiers) d’accès pourtant il y avait des cendriers pas en quantité monstrueuse mais il y en avait assez pour que je passe la semaine sans jeter un mégot par terre. Il y avait aussi d’autres déchets bouteilles d’eau, de boisson, des verres plastic et il y avait pourtant des poubelles à tour de bras.
Ce que je déplore c’est que la plupart de ces touristes sont canadiens, chez eux ils fument dehors mais place un contenant près de l’endroit ou ils fument alors pourquoi ne pas le faire partout ?

C’est beaucoup une question d’attitude. Beaucoup de gens jettent leurs déchets n’impote où, mégots et autres. Pas de classe et pas d’éducation. Car ça ne concerne pas que les mégots, même si ceux-ci sont un problème.

Ceci étant dit, les chiiffres sont hallucinants. Pourtant, je suis un peu renseigné sur l’environnement, donc habitué de voir de tels chiffres. Mais là, ça dépasse mon imagination.