La deuxième vie des médicaments

Un antihistaminique pour traiter la malaria ? Un antifongique pour vaincre le cancer ? Pourquoi pas ! Grâce à Curtis Chong, jeune pharmacien américain de 31 ans, des médecins et chercheurs d’un peu partout dans le monde découvrent des vertus nouvelles à certains médicaments déjà existants.

Mettre au point un médicament coûte plus d’un milliard de dollars et exige en moyenne une quinzaine d’années de recherche, d’où son prix de vente élevé. Ainsi, de nombreuses maladies à faible incidence ou qui touchent essentiellement le tiers-monde, comme la malaria, sont négligées par les chercheurs. C’est pourquoi Curtis Chong a décidé de passer au crible la composition de médicaments existants, en quête de nouvelles applications. Il n’est pas rare, en effet, de découvrir d’autres usages à des médicaments conçus pour soigner une affection précise. De plus, en misant sur des produits déjà approuvés par les organismes de santé, les chercheurs ne sont pas obligés d’effectuer de laborieuses études toxicologiques et de rédiger des rapports pharmacocinétiques décortiquant les principes actifs de chaque nouvelle molécule.

Pour mener à bien son entreprise, Curtis Chong a créé, en 2002, un catalogue informatique, appelé Johns Hopkins Clinical Compound Screening Initiative, sur le modèle de Wikipédia. Chaque scientifique peut y contribuer en fournissant des échantillons de médicament ou en analysant lui-même la composition de médicaments. À l’heure actuelle, ce catalogue répertorie 2 600 produits. À moyen terme, il devrait permettre de tester en laboratoire, pour chaque maladie, les 10 000 médicaments utilisés en médecine, le tout pour environ 50 millions de dollars ! Tous y trouveraient leur compte, les patients comme les sociétés pharmaceutiques, qui gagneront de nouveaux marchés à peu de frais.

Techno
Dans le cyberunivers de Second Life, les internautes mènent une deuxième vie dans des villes virtuelles. Ils ont maintenant accès à des cybercliniques grâce à l’État espagnol, qui vient d’y ouvrir La Isla de la Salud (l’île de la santé). Les adolescents timides sont invités à s’y rendre pour discuter de leurs problèmes de santé : infections transmissibles sexuellement, dépendance aux drogues, etc. Dans des cabinets virtuels, ils pourront consulter, de manière tout à fait anonyme, de vrais médecins, incarnés par des avatars. Ils pourront aussi y recueillir de l’information et profiter des salles de rencontre pour discuter avec d’autres résidants de Second Life. D’ici la fin de l’année, une deuxième clinique, consacrée aux maladies chroniques, devrait aussi ouvrir ses portes… virtuellement.

Le French paradox
Alors que les Français cessent de manger lorsqu’ils se sentent rassasiés, les Américains réagissent plutôt à un signal de leur environnement : la fin d’une émission de télé, le moment où les autres convives se lèvent de table, etc. C’est ce que révèle une enquête menée par des chercheurs de l’Université Cornell et publiée dans la revue Obesity. Voilà qui pourrait en partie expliquer pourquoi la France compte moins de personnes obèses que les États-Unis.

Conseil santé
On n’a pas fini de sonder les mystères entourant le sexe des bébés. Une équipe de scientifiques britanniques a effectué une étude sur le sujet et conclu que le sexe de l’enfant dépendrait de l’alimentation de la mère avant la grossesse, et plus particulièrement de ses petits-déjeuners. L’étude révèle en effet que 59 % des femmes qui mangeaient au moins un bol de céréales chaque matin ont eu des garçons, contre 43 % de celles qui passaient l’avant-midi le ventre creux… Certaines habitudes alimentaires rendraient donc le corps de la femme plus accueillant pour les spermatozoïdes porteurs du chromosome mâle.

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