Vivement la fin des bilans de santé !

Le Collège des médecins vient d’abolir l’examen médical périodique. C’est un geste courageux, qui ouvre la porte à une révolution dans les pratiques de prévention et de dépistage.

En médecine, on se souviendra de 2015 comme de l’année de la fin de «l’examen médical périodique». C’est déjà une grosse nouvelle dans le monde de la santé. Mais on en parlera peut-être aussi comme d’une année charnière dans la remise en cause de bien des dépistages. Voyons un peu.

Le Collège des médecins vient d’émettre de fortes réserves sur certaines pratiques actuelles et propose de simplifier les approches de prévention et de dépistage. En abolissant le concept de l’examen médical périodique, qu’on s’était pourtant appliqué à définir avec beaucoup de précision ces dernières décennies, l’organisme met la table pour une discussion beaucoup plus large, qui pourrait éventuellement remettre en cause beaucoup de nos croyances et pratiques.

Cette révolution dans le monde de la médecine a récemment été annoncée par le docteur Yves Robert, secrétaire du Collège :

«L’examen médical périodique (EMP), longtemps recommandé et pratiqué au Québec et au Canada, visait à évaluer la condition générale du patient et à effectuer certains examens de dépistage en fonction de l’âge ou de facteurs de risques. Avec l’EMP, on privilégiait l’évaluation exhaustive du patient, mais il est apparu au fil du temps que les niveaux de preuves variaient beaucoup d’une mesure à l’autre. Voilà pourquoi en février 2015, en accord avec les experts concernés, nous avons retiré le guide sur l’EMP de notre site Web.»

Cette idée (somme toute assez récente dans l’histoire de la médecine) qu’on doit examiner périodiquement toute personne en bonne santé… vieillit donc un peu mal, si on peut dire.

La nouvelle fiche de prévention clinique

Qu’est-ce qui remplace l’examen médical périodique ? Cette nouvelle fiche de prévention clinique, qui tient sur une seule page et qui regroupe les 11 facteurs suffisants pour être inclus dans une démarche raisonnée de prévention — bien qu’on puisse en questionner quelques-uns, comme vous le verrez plus loin.

 

Nouvelle fiche de prévention clinique du Collège des médecins du Québec.
Nouvelle fiche de prévention clinique du Collège des médecins du Québec. Note (11 juin 2015): pour économiser l’espace, l’image précédemment affichée omettait la section du bas, qui contient le nom des auteurs. Mes excuses, celle-ci aurait du être présentée. AV.

En comparaison avec l’examen médical périodique, la fiche est donc un guide, un rappel, plutôt qu’un plan de match très structuré, qui peut impliquer plusieurs professionnels et qui s’éloigne de la dynamique de l’examen annuel systématisé  une approche également critiquée, avec raison, par le Collège des médecins.

On y trouve un nombre limité de dépistages et d’interventions pertinentes, présentés dans l’optique d’une ouverture évidente aux autres professionnels :

«Compte tenu de ces faits, le Collège adhère aux nouvelles recommandations et ne juge plus nécessaire de conserver l’examen périodique ou annuel traditionnel, mais préconise plutôt une approche préventive plus globale qui n’est pas limitée à la seule intervention du médecin.»

La nouveauté est dans l’approche et le constat que les gestes de prévention qui fonctionnent ne sont pas si nombreux, et que ceux-ci peuvent être réalisés à l’occasion d’autres visites que les rendez-vous réguliers : quand on est malade et qu’on doit voir son médecin ponctuellement, par exemple.

Exit l’examen médical annuel

Est-ce que ça veut dire qu’on ne recommande plus l’examen annuel ? Si on veut. Il est tout de même mentionné qu’on peut effectivement appliquer la prévention à des rendez-vous réguliers. Mais le glissement est assez clair par rapport à l’examen annuel :

«Parlons maintenant de l’examen annuel. D’une part, nous avons observé ces dernières années un nombre croissant de patients qui souhaitaient voir leur médecin sur une base annuelle sans qu’il y ait nécessairement un problème de santé identifiable. Ces rendez-vous annuels n’avaient pour effet que de remplir l’agenda du médecin, limitant ainsi sa disponibilité pour les patients nécessitant une consultation plus urgente ou ayant un problème de santé particulier.»

Le Collège affirme donc qu’un examen annuel — le fameux check-up —, avec ses prises de sang et autres tests compliqués, … n’améliore pas la santé des gens en bonne santé. C’est presque une évidence, quand on y pense.

Le Collège se montre même particulièrement virulent face à l’expansion de ces régimes d’assurance qui offrent des bilans de santé annuels parfaitement inutiles  une pratique que je critique moi-même depuis longtemps :

«D’autre part, nous avons vu émerger des cliniques privées (V.I.P.) offrant des bilans annuels de santé où on fait subir une « batterie de tests » à un patient, un examen souvent offert par un employeur comme un avantage à ses employés ou à ses cadres. (…) Or, les examens effectués, bilan hématologique, biochimique, radiologique, échographique et, dans certains cas, électrocardiographique, ne détectent à peu près rien. Lorsque des problèmes sont identifiés, cela mène à des interventions inutiles, parfois nuisibles, et qui ont peu à voir avec l’ancien EMP ou avec la fiche de prévention clinique.»

Tant qu’à être aussi direct, on peut se demander pourquoi le Collège ne va pas encore plus loin et ne remet pas en cause directement la qualité de la pratique médicale de ceux qui effectuent des tests sans indication médicale, surtout qu’on reconnaît que de telles pratiques peuvent nuire aux patients en ouvrant la porte à des procédures inutiles.

Plus de tests n’est pas toujours bon

Beaucoup d’interventions dites de «dépistage» et de «prévention» ne remplissent pas la condition requise : améliorer la santé. Le check-up annuel en est un excellent exemple : des données très solides démontrent qu’il n’allonge pas la vie et n’améliore pas la qualité de vie, justement.

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Cochrane, la plus grande  et indépendante  organisation médicale du monde, avec ses 22 000 scientifiques répartis dans un grand nombre de pays. La conclusion est simple : un bilan de santé annuel, ça ne donne rien pour les gens en bonne santé (on ne parle pas de grands malades ici). Pire : ça nuit (un peu) à la santé !

«Il n’existe aucune évidence convaincante que les bilans de santé annuels sont bénéfiques.»

Mais ça ne s’applique pas à tout le monde : si on est un malade, surtout avec une ou des maladies chroniques à risque de décompensation rapide (maladies pulmonaires ou insuffisance cardiaque, par exemple), il faut continuer à voir son médecin régulièrement, à une fréquence qui dépend de la gravité de la maladie.

La prévention reste importante

On peut quand même encore prévenir la détérioration de la santé. Et comme les gestes utiles sont peu nombreux, prenons le temps de les réviser un par un, en nous basant sur la fiche du Collège et en séparant ce qui est médical de ce qui ne l’est pas.

Le dépistage non médical est probablement le plus important et pourrait être fait par bien d’autres gens que des médecins :

  • Tabagisme : réussir à mettre fin à ce fléau serait probablement la plus extraordinaire avancée en santé publique, puisque la moitié des fumeurs meurent des conséquences du tabagisme.
  • Alimentation et exercice : la base de toute prévention, sans doute la plus importante.
  • Embonpoint : viser le poids santé et diminuer l’obésité abdominale.
  • Abus d’alcool : pas plus de 2 consommations par jour chez les femmes et 3 chez les hommes.

Pour ce qui est du dépistage médical proprement dit (la recherche de maladie chez les personnes sans symptômes), le Collège continue d’abord de recommander ceci pour ce qui est des maladies chroniques :

  • Hypertension : à chaque visite appropriée, ce qui n’est pas défini. Prendre de temps en temps sa pression n’est pas mauvais… sans en faire une obsession, puisque généralement, l’hypertension essentielle prend forme très lentement.
  • Hyperlipémie : mesure sanguine tous les trois à cinq ans à partir de 40 ans, et jusqu’à 75 ans. C’est fort peu, et certainement pas chaque année. Quand je vois tous ces patients qui me demandent à l’urgence comme «va leur cholestérol aujourd’hui»… D’une part, il faut savoir que c’est surtout la génétique qui détermine le niveau de cholestérol, et, d’autre part, que votre génétique ne change pas. Par ailleurs, la prévention primaire (sans maladie cardiaque connue) demeure un sujet controversé en médecine. Le docteur Martin Juneau, directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie de Montréal, estime que des centaines de millions de dollars sont gaspillés pour des statines non indiquées chez des personnes sans maladie cardiaque ; il faut admettre que beaucoup de cardiologues pensent plutôt qu’il faut agir aussi en prévention primaire. Le débat est donc loin d’être clos.
  • Diabète : après 40 ans, il est bon de vérifier le glucose à jeun… ce qui prend une minute, en prélevant une goutte de sang au bout du doigt. Encore là, on ne parle pas de dépistage annuel ni même de prise de sang.

Notons que ces trois dépistages n’exigent pas nécessairement d’intervention médicale. Bref, la prise de sang annuelle, avec ses 30 cases cochées et un peu de tout, ça ne sert à rien ! Mais je sais qu’il est difficile de convaincre les gens de cela.

Pourquoi ne pas vérifier tous les ans les paramètres de base ? Parce que, généralement, à moins de changer complètement son mode de vie, les problèmes d’hypertension, d’obésité, de cholestérol, de diabète ou autres n’apparaissent pas en quelques semaines.

Bien sûr, si on prend 50 livres, qu’on arrête de bouger et qu’on se met à fumer, les risques vont changer. Mais ça, on le sait un peu sans faire des tests, non ?

Les seuls autres tests recommandés sont les dépistages des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) chez les patients ayant des comportements sexuels à risque, de même que la revue du journal de vaccination  un des gestes médicaux les plus simples et présentant le meilleur ratio avantage/risque.

Le Collège recommande aussi une mesure de la densité osseuse après 65 ans, afin de dépister l’ostéoporose, et aussi d’évaluer la possibilité de chute chez les personnes âgées. Cette mesure est reconnue comme étant efficace pour diminuer les risques de fracture, notamment en adaptant les lieux de vie à l’aide des ergothérapeutes. On pourrait en discuter, mais je n’ai pas revu ces données récemment.

Et les cancers ?

Bien sûr, il y a aussi les cancers, LA crainte, l’autre grand tueur dans nos sociétés, avec les maladies cardiovasculaires (infarctus/AVC). Les cancers qui effraient  avec raison  tant de monde. Et font vivre des drames à tant d’autres. La question du dépistage est un sujet d’autant plus délicat.

En fait, le dépistage du cancer reste un grand sujet de controverse, malgré notre souhait de le trouver à temps pour le guérir. Il a même tendance à s’amplifier depuis quelques années. Alors qu’on a l’impression qu’il faut tout dépister, tout le temps, on se rend compte que beaucoup des dépistages de cancer qu’on croyait si utiles le sont bien peu.

Allons-y avec les recommandations. Le Collège suggère d’abord un dépistage aux deux ans de deux cancers pour les hommes — les cancers colorectal (par la recherche de sang dans les selles, soit le «fit test») et de la prostate (par le dosage de l’APS et le toucher rectal) — et de trois cancers pour les femmes : les cancers du sein (par la mammographie), du col de l’utérus (par le pap test) et colorectal.

On ajoute, avec raison, que les décisions de dépistage doivent faire l’objet d’une «décision éclairée» du patient. Autrement dit, on ne devrait jamais dépister le cancer de la prostate par prise de sang sans en parler à son patient. (J’ai pourtant vu cela bien souvent !) Mais cela remet en cause le fonctionnement du programme de dépistage du cancer du sein, plus ou moins «automatique» pour beaucoup de femmes, même celles qui n’ont pas de médecin de famille. En un sens, c’est une bonne chose  justement en raison du manque d’accès au médecin. Mais dans un autre sens, c’est fort problématique, puisqu’on dépiste sans décision éclairée du patient.

Et pourtant, la décision éclairée est fondamentale, pour une raison bien simple : dans certains cas, le dépistage ne semble pas fonctionner, comme mentionné plus haut.

Faut-il encore dépister le cancer de la prostate ?

L’exemple le plus évident de recommandations bouleversant les croyances et les habitudes est celui du cancer de la prostate. C’est que le dépistage n’est plus recommandé, ni aux États-Unis (depuis 2012) ni au Canada (depuis 2014), par les organismes qui s’occupent de formuler les recommandations à cet effet.  Le Collège des médecins de famille du Canada abonde dans le même sens :

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Pourquoi ne pas le dépister ? Parce que les hommes ne vivent pas plus longtemps lorsqu’on fait un dépistage du cancer de la prostate. Cochrane l’a souligné dès janvier 2013.

Je trouve même le Collège plutôt timide à cet égard, alors que le consensus international sur cette question est de plus en plus solide. Pourquoi recommander une pratique contre laquelle les évidences scientifiques s’accumulent ? C’est, pour moi, un mystère. À un moment donné, il faut accepter les limites de la médecine, même si ce n’est pas facile.

La mammographie remise en doute

Par ailleurs, un autre dépistage sera certainement remis en cause dans les prochaines années : on commence à douter de l’efficacité de la mammographie pour prolonger la vie ou améliorer la qualité de vie, selon des recherches de plus en plus convaincantes.

Les données Cochrane montrent qu’il faut dépister 2 000 femmes pendant 10 ans pour sauver une vie, au prix d’un très grand nombre d’interventions inutiles et de répercussions psychologiques. À tout le moins, chaque femme passant une mammographie devrait être informée de ces résultats somme toute limités avant de prendre la décision de passer le test.

On imagine que le débat risque d’être difficile à cet égard, puisque les programmes de mammographie sont bien implantés et la culture autour de ce dépistage, fort bien établie. C’est un dossier à suivre.

Le dépistage en mutation

Rappelons un point fondamental : on parle ici de dépistage. Si on a des symptômes soutenus, ce n’est pas du tout la même chose — il faut alors voir son médecin (si vous pouvez le voir), qui devra entreprendre une démarche diagnostique. Ce n’est plus du dépistage.

Or, il y a un lien entre les deux : s’il y a moins de rendez-vous pour des dépistages (inutiles), il y aura plus de place pour des rendez-vous en vue de répondre à des besoins plus urgents (et utiles).

Nous assistons actuellement à une mutation des pratiques et des connaissances entourant les questions de prévention et de dépistage. Remercions d’abord le Collège de prendre position aussi clairement. Les pratiques devront cependant changer et cela risque de prendre du temps.

Certains poussent encore plus loin l’idée que le dépistage est assez peu efficace : dans une analyse récente de l’ensemble des tests de dépistage, des chercheurs crédibles ont conclu que seulement quatre interventions diminuent la mortalité liée à la maladie (échographie pour déceler une dilatation de l’aorte, mammographie pour le cancer du sein, recherche de sang dans les selles et sigmoïdoscopie pour le cancer du côlon).

Selon l’analyse, aucune de ces interventions ne diminuerait la mortalité totale. Ainsi, peu importe le dépistage, on ne réussirait peut-être pas à allonger la vie ! Et un autre groupe vient tout juste de conclure que le dépistage du diabète ne changerait peut-être rien quant à la mortalité sur 10 ans. Aïe !

Je le mets au conditionnel, parce que c’est une bombe ! Mais ça donne à réfléchir. Voilà qui risque de soulever de gros débats dans la communauté médicale et parmi les patients. Ce sont des débats qu’il faut tenir.

Revenir à la base

On devra donc remettre en cause le dépistage tel que nous le pratiquons et revenir aux facteurs essentiels : tabagisme, exercice, alimentation, embonpoint et alcool, qu’il faut aborder de la manière la plus large possible  comme de vrais problèmes de santé publique.

Ce qui demande l’implication de multiples professionnels et l’adoption de politiques appropriées par nos gouvernements, qui sont encore bien timides à cet égard. Le Collège voit juste à cet égard :

«Entre un examen annuel dans une clinique V.I.P. et un abonnement dans un gym avec un soutien à l’arrêt du tabagisme, c’est la deuxième option que l’employeur devrait choisir s’il voulait vraiment changer quelque chose dans la santé préventive de ses employés.»

Quant au dépistage, concentrons-nous sur les facteurs importants et oublions dès maintenant les rendez-vous, bilans de santé et prises de sang annuels pour les personnes en bonne santé, puisque cela ne sert tout simplement à rien.

Quant aux cancers, limitons-nous pour l’instant à ce qu’on a raison de croire efficace (sein, cancer colorectal, cancer du col) et poursuivons les discussions pour remettre en question nos croyances, à la lumière des plus récentes données. Il faut au minimum nous assurer que les patients sont bien informés des effets réels (positifs et négatifs) des tests demandés.

Ce serait un bon point de départ. Il n’y a pas de doute qu’une révolution dans la manière de penser le dépistage s’en vient. Préparons-nous ensemble.

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67 commentaires
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C’est la clé, enfin! Par contre, les dépistages pour les cancers débuteraient un peu trop tard selon moi.

Pas nécessairement. Déjà que les preuves de l’efficacité du dépistage sont fragiles.

Bravo et » WOW » pour le bilan sante surtout pour les personnes agees ils sot trop vieux pour le depistage.

Je ne sais pas si votre commentaire est ironique ou pas. Pour ce qui est des personnes âgées, généralement, il n’y a pas d’indication de dépistage de maladies surtout parce que cela ne changera pas leur espérance de vie. Merci du commentaire.

Bravo. Je crois que de cette manière, les gens se responsabiliseront plus face à leur santé. La médecine est là pour nous aider pas pour faire le travail pour nous. Il y aura peut-être plus d’écoute aussi de la part du médecin.

Le médecin peut aider, mais bien d’autres professionnels le peuvent aussi, pour la plupart des questions de prévention. Merci du commentaire.

Il faut publiciser le plus possible votre article. Les patients doivent comprendre pourquoi on doit cesser de faire tous ces tests. La plupart des tests, ce sont eux qui les demandent!

Bravo pour cet article.
Mais qui a donné l’idée à tout le monde qu’il fallait voir « son » médecin une fois par année???
Je crois que c’est la machine capitaliste de la santé.

Cela a du s’installer au fil des décennies, avec le développement de l’idée d’une médecine de « suivi », qui a été développée sans vraiment avoir de preuves de son efficacité clinique. Maintenant, c’est devenu une culture partagée. Cela sera long à détricoter. Merci du commentaire.

Reste que c’est un travail de long haleine, c’est un vrai changement de culture, mais il faut en discuter pour avancer, je suis bien d’accord. Merci du commentaire.

Je suis entièrement d’accord avec ce que propose le Collège des médecins. Aussi Merci au docteur Alain Vadeboncoeur pour avoir depuis des années prévenu
les gens de ce que plusieurs examens n’étaient pas nécessaire pour vivre en santé.

Je ne suis pas le seul et je ne fais que suivre ce que des chercheurs constatent. Mais il reste qu’il est important de partager ces questions et d’en discuter publiquement, je suis bien d’accord. Merci du commentaire.

Bravo. J’ai 68 ans et j’en étais rendue à me questionner sérieusement sur ces bilans annuels et à les remettre en question pour moi-même car, étant en excellente santé, je me sentais un peu coupable de prendre la place de personnes qui auraient des raisons plus sérieuses de voir un médecin pour des problèmes de santé. Aller voir mon médecin pour me faire confirmer ce que je savais très bien, i.e. que j’étais en bonne santé, commençait à me peser. Bravo aussi pour mettre la lumière sur les facteurs réels de santé (alimentation, exercice, consommation modérée d’alcool et arrêt du tabagisme…) et les indicateurs de problèmes. Cette nouvelle orientation remet dans les mains des personnes la responsabilité de leur santé au lieu de les amener à se fier à la pilule miracle (?) et fait appel à leur intelligence et non à leurs peurs. Espérons cependant qu’il ne s’agira pas seulement d’une soustraction et que nos instances publiques redirigeront l’argent économisé sur des mesures préventives et des conditions sociales susceptibles d’aider les personnes à prendre des décisions éclairées sur leur hygiène de vie et à avoir les moyens et les opportunités de les mettre en action.
La médecine a sa raison d’être, mais elle ratisse actuellement trop large, ce qui sert, à mon avis, plus les médecins que la population.

Le tout est dans la mesure. Il ne faudrait pas passer qu’un extrême à l’autre. Il y a des familles qui ont des historiques de cancer par exemple, d’autres ont des historique de problèmes cardiaques, etc. Moi même, j’ai eu 6 pontages, moins d’un an après avoir été déclaré en top shape suite à un examen médical complet exigé par mon employeur, alors.. Mon hérédité indiquait des risques de problèmes cardiaques, mon père étant décédé d’un infarctus à 58 ans. Mais 100% d’accord pour l’abolition de l’examen généralisé.

Bien d’accord, il faut tenir compte des facteurs de risque. Ceci dit, on peut prendre votre exemple d’une autre manière: MALGRÉ un examen complet, rien n’a été décelé quant à votre condition. Cela montre les limites d’un tel examen. Bonne chance pour la suite. Merci du commentaire.

Voilà un sujet bien délicat. Il est vrai qu’il se fait une multitude d’examens inutiles. Mais…il y a un mais très sérieux: ces dépistages permettent de découvrir un certain nombre de maladies graves comme le cancer du sein. Bien sûr pour les décideurs découvrir un seul cancer sur 2000 femmes examinées peu paraître anecdotique mais si vous êtes la femme qui est sauvée par cet examen vous remerciez le ciel et le médecin qui l’a prescrit. On vient de découvrir ce cancer chez ma soeur, elle a 55 ans aucun symptôme et aucun antécédent familial..si elle survie cela sera grâce à cet examen.
Je ne peux m’empêcher de penser que c’est davantage la question des coûts qui guideras nos décideurs. Evidemment c’est une réalité que nous ne pouvons pas ignorée mais dans un monde idéal la prévention telle que se fait actuellement est la meilleur façon de sauver des vies.

Il faut comprendre que 2000 femmes suivies pendant 10 ans, cela signifie aussi beaucoup de souffrance et d’opérations inutiles. Mais l’étude canadienne, elle, a montré que le nombre de décès dans le groupe avec et sans mammographie était identique. C’est troublant, mais c’est comme cela et ça fait maintenant partie de ce que l’on sait sur la mammographie. Cela implique une vaste réflexion sur ces questions. L’étide en question: http://www.bmj.com/content/348/bmj.g366. Merci du commentaire.

La prévention est dans les choses simples de tous les jours.

Ça fait longtemps que je sais que l’exercice, la qualité de l’alimentation, la qualité de l’eau, le tabagisme, l’alcoolisme et le bien-être mental sont des éléments très importants de prévention.

Les grecs voilà 2000 ans savaient qu’il y avait quatre besoins fondamentaux : des besoins physiques, des besoins sociales, des besoins intellectuels et des besoins spirituelles, tout en ayant un équilibre entre les quatre .

L’exercice, c’est le seul point qui revient le plus souvent dans la prévention de toutes les conditions. Je suis retraité et j’ai refusée et je refuse de m’assoir devant la télévision à cœur de jour.

Je n’en dirai pas plus.

Merci Alain

René

Vous avez probablement raison: je pense aussi que l’exercice est un facteur fondamental de maintien de la santé, surtout en vieillissant. Et a tous les points de vue. Je dirais probablement que les deux choses les plus importantes en prévention sont l’arrêt du tabagisme et l’exercice. Merci du commentaire.

Le Québec prend une bizarre de tournure. Oui à l’euthanasie et non à l’examen médical et au dépistage. Ça ressemble étrangement à un génocide cette affaire ….

Je crois que vous n’avez pas bien compris le message… soit de concentrer le travail des médecins là ou sont les besoins réels… on est loin de votre génocide appréhendé!

Vous verrez bien, Monsieur Richard Tanguay, l’espérance de vie descendre de 10 ans dans 10 ans. Quand vous allez mourrir 5 ou 10 ans après votre père et mère, vous aurez peut-être compris que le Québec prend une tangeante génocidaire. En plus, les québécois appaludissent. Bizarre de peuple …

Ça serait vrai si le dépistage fonctionnait. Mais il faut croire que sa portée est plutôt limitée. Et les recommandations ne sont pas québécoises, mais bien nord-américaines et même internationales. Reste à les incorporer dans la pratique. Merci du commentaire.

Cas réel: un homme subit un examen général à tous les deux ans à partir de 50 ans. À 60 ans, l’examen devient annuel. À 70 ans, on détecte un APS élevé. Visite chez l’urologue, nouveau test d’APS, puis biopsie de la prostate. Un cancer est détecté. Quelques mois plus tard, traitements par radiothérapie. Depuis dix ans, test annuel qui révèle la guérison. Que serait il arrivé si le cancer avait été détecté deux ou trois ans plus tard? L’homme ne serait peut-être plus là pour conter son histoire. Des cas comme celui-là se comptent par milliers au Canada. Faut-il les négliger pour sauver de l’argent? Pour finir, vous avez bien raison sur l’abus des statines: les médecins devraient en être avertis.

Monsieur Jack Lord. En fait, votre histoire est bien pire que ça. On va vous détecter un PSA élevé et un touché rectal positif dans 5 ans, et on va vous dire que l’on ne vous traite pas, parce que votre espérance de vie est la même si on vous traite que si on vous traite pas. Puis, dans 15 ans, vous allez être mort d’un cancer de la prostate. Votre père qui a été traité il y a 10 ans, va mourir de pneumonie dans 14 ans; donc, un an avant vous. … Elle est là la réalité. C’est un génocide cette affaire …

Monsieur Lafond, je suis sensible à vos arguments, qui paraissent logique en effet. Malheureusement, dans la réalité, ça ne se passe pas comme cela. On disait la même chose à l’époque du dépistage du cancer du poumon par radiographie. Pourtant, ce dépistage ne modifiait pas le taux de mortalité, raison pour lequel il a été interrompu. Je vous réfère aussi à l’étude canadienne sur la mammographie: c’est troublant, mais c’est la réalité. http://www.bmj.com/content/348/bmj.g366 Par ailleurs, ne pas dépister ne veut pas dire ne pas soigner: bien entendu, il s’agit de traiter les gens qui ont des symptômes. Ce qui est le cas d’une majorité de malades. Merci du commentaire.

Par milliers? J’en doute fort. Si c’était le cas, les taux de mortalité suite au dépistage du cancer de la prostate auraient chuté. Ce qui n’Est pas le cas. Par ailleurs, je connais aussi des cas de gens qui ont failli mourir suite à une chirurgie pour un cancer ne donnant pas de symptômes. Mais évidemment, on parle moins de ces cas. Merci du commentaire.

En ce qui me concerne. J’ai passé un examen annuel à chaque Année depuis plus de 15 ans. J’ai 65 ans et je ne prend aucun médicament. D’après moi un examen à tous les 4 ans serait amplement suffisant. Il y aurait alors des rendez-vous disponibles pour ceux qui en ont besoin.

C’est exactement le raisonnement qu’il faut tenir. Remplacer des rendez-vous sans impact sur la santé par des rendez-vous pour des gens malades, surtout s’ils ont des besoins urgents. Merci du commentaire.

Excellent article! J’ai vécu 35 ans en Ontario et l’examen annuel n’était pas obligatoire. En fait, c’était plus facile d’obtenir un rendez-vous quand on avait un problème, parce que les médecins n’étaient pas surchargés avec les examens annuels. Je pense que les gens sont assez intelligents pour demander un rendez-vous s’ils ont des doutes par rapport à leur santé. Comme n’importe quoi, il y a toujours des avantages et des inconvénients à toute prise de décision.

Vous pensez tout à fait comme moi. C’est largement une question de culture. Merci du commentaire.

Enfin, fini le gaspillage et surcharge des laboratoires et points de services. Quand il y aura vraiment lieu d’avoir des examens sanguins et autres , le médecin pourra s’occuper de son patient et faire un suivi selon les résultats au lieu de recevoir des clients pour leur dire que les examens sont normaux .

Cela fait longtemps que je peste contre cette obligation d’examen annuel, mais mes prescriptions ne sont valables que pour 12 mois et si je veux un renouvellement, je dois aller pour mon examen annuel.
Dr. Vadeboncoeur, je suis très souvent en accord avec vos commentaires, donc continuez à nous tenir informé. Merci

Bien d’accord avec vous. Sauf que si vous prenez des médicaments, vous avez probablement des maladies. Dans un tel cas, il est possible queles suivis régulier soient plus importants. Merci du commentaire.

C’est bien de parler de gym, de programme contre le tabagiste et même de banaliser les test APS de la prostate mais on oublie encore de parler de saine alimentation préventive provoquant les maladies et les désordres physiques divers dont une partie est même consignée dans le guide alimentaire canadien ! Que dire des additifs alimentaires et les méthodes de traitements des fabricants alimentaires qui hypothèquent de plus en plus la santé des gens de manière sournoise mais pire que le tabagiste à moyen et long terme.

L’alimentation est en effet une des clés majeures. D’Ailleurs, le gouvernement devrait sortir la politique de prévention qui est prête depuis longtemps. Merci du commentaire.

Ah! Ce docteur Vadeboncoeur! Toujours pertinents ses commentaires… et surtout empreints de sagesse… et de gros bon sens…Digne fils de son père , Pierre, philosophe. Ses propos permettent de réfléchir sur la pratique médicale qui est autre chose qu’une histoire de quota. M. Barrette semble l’avoir compris. Mais pourquoi coter les patients selon leur âge, leurs maladies??? Un patient est un patient…pourquoi serait-on payer plus cher selon la gravité ou la vulnérabilité du patient???

En général, c’est surtout parce que d’une part les personnes âgées sont plus malades, et que par ailleurs, suivre un grand malade est plus complexe et plus long. Merci pour les aimables commentaires.

Par contre, déjà dès le départ, un patient ayant une santé problématique à plusieurs égards, peu importe son âge, demandera plus de suivis et donc plus de visites. Les médecins étant payés à l’acte mais en plus recevant une prime spécifiquement pour prendre des cas lourds ne devraient pas rechigner à les prendre.
Est-ce à-dire que les médecins, disons plusieurs d’entre eux en tout cas, ses professionnels privilégiés à plusieurs égards ont les mêmes réactions à l’égard des patients, qu’ont des travailleurs ordinaires de tous métiers qui sont payés à l’heure, souvent au salaire minimum et qui choisissent lorsqu’ils le peuvent d’effectuer le travail le plus facile et de laisser le plus difficile au suivant lorsqu’ils le peuvent? Une différence marquante et qui fait sans aucun doute une différence est que le travailleur à l’heure a généralement un superviseur qui peut forcer son choix si nécessaire…sans avoir à lui verser de prime, mais entre autres aussi lorsque nécessaire, en lui soulignant que ça fait aussi parti de sa job et qu’en cas de récidives il pourrait peut-être devoir se chercher un autre emploi.

C’est sans parler de plusieurs médecins, qui limitent une visite à un ou 2 problèmes et demandent au patient de prendre un ou plusieurs rendez-vous pour compléter. C’est le cas chez mon médecin de famille si on s’y rend aux heures réservées aux « sans rendez-vous ». C’est sans aucun doute pour donner une meilleure accessibilité à un plus grand nombre de patients.

Mais encore plus, ou pire, ça m’est arrivé il y a plusieurs années lorsque mon médecin de famille de l’époque a changée de pratique et a quittée son bureau pour se concentrer seulement sur des visites gériatriques dans des hôpitaux, pour passer plus de temps avec ses enfants. Malgré cela, je dirais qu’elle fut l’une des 2 ou 3 médecins que j’ai appréciée le plus.
J’étais donc à la recherche d’un nouveau médecin.
J’en ai trouvé un dans une clinique privée qui travaillait au public (Je choisi mes mots, car pour moi, c’est aussi ridicule que je l’écris alors que le privé devrait totalement être absent du domaine de la santé…). Et donc, « elle a choisit » pour me prendre en charge, tel que demandé par son patron, et c’est ce qu’elle m’a dit tout en s’excusant d’avoir à le faire et à le faire ainsi, de faire un bilan de santé, sur 3 rendez-vous aux 2 semaines.
J’ai eu la chance de me trouver un autre médecin avant le deuxième rendez-vous.
Déjà, que j’étais embarrassé par l’accueil (à part du médecin qui était une femme âgée que dans d’autres lieux j’aurais certainement appréciée à sa juste valeur…) unilingue anglais même si je m’adressais en français.

Voilà une autre facette de l’histoire de la médecine! C’est aussi ça!

En ce qui me concerne, les visites quasi « annuelles » ont permis de trouver des problèmes qui nécessitaient des examens et suivis supplémentaires. C’est aussi souvent la seule chance que j’ai de voir mon médecin qui est excellent, mais complètement débordé.

Je rêve d’ailleurs du jour où on pourra prendre rendez-vous par internet au lieu de perdre une demi-journée de travail afin de faire la file pour, peut-être, avoir un précieux rendez-vous dans 5 mois…. On oublie ça autrement…

Non seulement qu’en 2015, tout les rendez-vous médicaux devraient pouvoir se prendre par internet pour ceux qui le désirent ainsi, sans exclure les autres moyens, mais il devrait être possible de consulter une liste de ses demandes, dans l’ordre d’arrivée, et la ou les raisons qui fait qu’un patient passe avant un autre.

Je pense que cela s’en vient. Dans l’entente récente MSSS-FMOQ, on insiste beaucoup sur la nécessité d’élargir l’utilisation de ces outils. Merci du commentaire.

Pourvue que nous puissions les consulter quand nous en avons besoins pas quand ils ont besoins de nous.

Billet qui tombe bien car je dois prendre rendez-vous avec mon médecin pour le renouvellement de mes médicaments. Et donc pour mon rendez-vous annuel et ma prescription des prises de sang à être prélever et peut-être d’autres examens.

Tombe bien aussi parce qu’au dernier revouvellement mensuel de médicaments, mon pharmacien m’a averti de l’arrivé des statines « génériques », les brevets concernés étant échus.
Je me suis empressé de lui faire effectué le changement de l’Accuretic à l’Apo Quinapril HCTZ.
Ça m’a permis d’obtenir un feuillet de renseignements sur ce poison, de le lire et de constater les nombreux effets secondaires qui me touchent directement à divers degrés, mais en augmentation continuelle. J’ai constaté également l’interaction négatif, très égatif même avec les suppléments de calcium, de vitamine D et avec le Dompéridone qui supposément favorise le transit intestinal…et l’augmentation mammaire indésirable chez l’homme que je suis, ainsi que la montée de lait…que je ne peux prendre étant allergique aux produits laitiers…:-).
J’ai résisté longtemps aux recommandations de médecins qui insistaient pour me prescrire des statines…parce que lors des rares rendez-vous…à l’époque, ils constataient ma pression plus élevée que les recommandations…des mêmes organismes américains, canadiens, québécois et autres qu’actuellement qui font indirectement l’objet de votre billet qui recommandaient des rendez-vous de dépistages, des rendez-vous annuels et toute la panoplie d’abonnements à vie à une multitude de médicaments plus préventifs qu’autres choses pour maintenir une bonne santé et une meilleure longétivité.

Connaître les véritables motivations des uns et des autres, des médecins et de leurs pairs, de l’industrie de la santé, de nos gouvernements, nous apprendraient beaucoup sur leurs véritables intentions, sur leurs véritables attentions envers la population qu’ils soignent pour les uns et qu’ils sont supposés servir pour d’autres, hier et aujourd’hui. Toutes ses attentions, cette bienveillance, cette philosophie pour le mieux-être et le bien-être des individus, patients, malades ou non, hier comme aujourd’hui basées sur des études et des statistiques dites honnêtes et sérieuses, mais mennant à des recommandations fort opposés pour plusieurs des mêmes exégètes et décideurs.
Dites-moi les véritables motivations et les intérêts de chacun et peut-être ainsi comprendrons-nous mieux tout ce qui se cache derrière leurs recommandations et leurs décisions d’hier et d’aujourd’hui.
Ainsi le changement de cap actuel serait-il le même, s’il n’existait pas de système de santé universel supporté par plusieurs états dont le nôtre et qui pennent à suffir et à suivre? Si chacun de nous avait les moyens de payer ce qu’il faut pour subvenir à payer tous les examens, les traitements et les médications que l’on impose pour obtenir un premier rendez-vous et une prise en charge rapide de certaines cliniques médicales alors qu’il n’est pas complètement claire s’ils sont publiques ou privées et que les organismes chargés de les suppervisés et nos gouvernements tolèrent comme si rien n’était?
Les études et les statistiques en santé comme ailleurs j’en conviens sont utiles et essentielles, mais tout de même emmènent des conclusions globales qui incluent tout le spectre des différences du plus petits au plus grands d’une manière ou d’une autre et ses applications inconditionnelles lorsque l’on a affaire à un individu, pire et surtout lorsque je suis celui-là, m’exaspèrent souvent et m’inquiètent aussi.
Je peux ou ma situation peuvent-être une donnée d’études et de statistiques, mais je ne suis pas des pieds à la tête, dans mon quotidien et tout le reste de ma vie que cette donnée et surtout pas la ou les conclusions de ses études et de ses statistiques. Je suis toutes sortes de choses d’autres en constante évolutions.

Quoi qu’il en soit, les statines ont été le premier véritable abonnement à un médicament qui m’a été prescrit et d’autres ont suivis. Je ne pourrai jamais en être certain, mais plus j’y pense et plus je me renseigne, les statines m’ont rendus malade des yeux, de l’estomac, des intestins, des malaises musculaires, des étourdissements et vertiges, problèmes urinaires et ça n’a cessé d’empirer depuis plus de 10 ans, maintenant, peu importe mes efforts d’alimentation et les exercices.

Une chose est certaine, c’est qu’au prochain rendez-vous je demanderai à mon médecin l’aide nécessaire pour cesser de prendre ce poison. J’aurai toujours ce regret d’avoir accepté un jour de commencer son absorption pour une lecture de pression annuelle ou plus dépassant légèrement la norme recommandée de l’époque. (Jamais dépassé avant les statines 145, une fois par année ou +; moyenne actuelle en prenant la pression à tous les matins depuis 3 ou 4 ans, avec statine: 123/75, rythme cardiaque: 55; arythmie lors de 40% des lectures, passée à 70% avec le commencement de Alfuzosin (un autre poison) en janvier…).

En même temps de ces recommandations dont vous parlez et qui ont changées leurs philosophies, des médicaments « plus efficaces et plus performants » font leurs arrivés, dont l’industrie fera la promotion agressive auprès du milieu médical et des médecins, qui devraient (ont commencés à) remplacer entre autres les statines à jusqu’à 40 fois le coût de l’abonnement mensuel actuel. Qui pourra se le payer?
Notre ministre et docteur Barette s’opposera-t-il à ce que notre système de santé étatique en austérité absorbe l’augmentation des budgets nécessaires?
Pendant combien de temps?
Une augmentation dites obligatoire des coûts pour les individus accompagnera-t-elle alors son acceptation pour permettre d’enrichir encore d’avantage ceux qui en vivent déjà grassement et qui sont déjà très riches?
Prendra-t-il sa retraite après sa vie politique ou retournera-t-il à sa ou ses cliniques ou encore « au service » d’une compagnie médicale? La sienne peut-être?
Dites-moi vos motivations véritables actuelles ou futures et je comprendrai vos actions et décisions! Peut-être les compredrais-je dans quelques années?
Tout ceci est relié et bien ficelé!

Tant qu’à moi, à moins de $17,000. de revenus par année, dont $8,500. au poste de dépense du loyer, je ne peux plus me payer d’abonnement à quelque médicament que ce soit, même si notre système de santé est gratuit et notre système d’assurance médicaments l’est presque!
$30.00 pour 2 gouttes dans les yeux chez l’ophtalmologiste: c’est ça le système gratuit? $2,500. d’examens chez le même spécialiste qui ne pratique pas au privé avant l’oprération des cataractes: c’est gratuit?
Parlons-donc de la gratuité et des bons coûts de notre système à ceux qui sont diabétiques…!

Je vois le médecin de famille, dans mon cas, comme un gestionnaire de projet, ou un gestionnaire de ma santé Je souffre d’une maladie neurologique dégénérative. Suivi par plusieurs spécialistes; neurologue, urologue, ORL, etc, mon médecin de famille est très utile et indispensable pour faire le suivi de tout cela, décoder et faire le point. Il s’occupe des examens sanguins demandé par Santé Canada pour le suivi des risques des différents médicaments et me réfère aux spécialistes si ma santé se détériore. Par exemple, lorsque mon coeur s’est mis a battre comme un fou et que ma pression s’est élevée comme un presto, c’est lui, en collaboration avec mon pharmacien qui a mis le doigt sur le probleme; un antibiotique. J’ai été vu par un cardiologue rapidement grace a lui.
Si je ne me trompe pas, les généralistes sont payés plus pour des patients qui ont une pathologie particulière, justement parce qu’ils doivent être suivi de très près.

En effet, en tant que malade, votre condition demande un suivi particulier. Pour ce qui est de la rémunération, il y a des majorations en fonction de l’âge, et les forfaits de prise en charge sont plus élevés pour les « clientèles vulnérables », c’est à dire les patients malades. Merci du commentaire.

Mais qu’adviendra-t-il des maladies silencieuses en leur début comme l’hypertension alors que je n’avais que 35 ans ou comme ce fut mon cas de mon mari avec le diabète
Lors d’un examen de routine alors qu’il avait 50 ans on a découvert une glycémie un peu trop élevée chez mon mari. Le sachant il a commencé à surveiller son alimentation , à faire plus d’exercice et à mesurer sa glycémie avec un glucomètre maison. Il a maintenant 68 et il réussi encore à contrôler sa glycémie sans médicament. Comme il n’avait aucun symptôme il aurait continuer à s’alimenter sans se préoccuper et son diabète aurait été découvert beaucoup plus tard au moment ou il aurait développé des symptômes , les dommages auraient été faits. Même chose dans mon cas avec l’hypertension.

Dans le cas de l’hypertension, c’est pourquoi il est recommandé de la prendre de temps en temps, sans spécifier la fréquence (probablement qu’une fois l’an est suffisant). Ce qui ne demande pas de RDV médical d’ailleurs. C’est effectivement une maladie silencieuse. Pour ce qui est du DB, encore là, les recommandations actuelles suggère une prise de glycémie aux trois ans, à partir de 40 ans. L’étude citée met le doute sur un gain réel de ce dépistage, mais il est tout de même suggéré. Par ailleurs, il est possible que cela ne change rien, comme l’autre étude le montre. Admettons qu’il n’y ait pas eu de dépistage. Il aurait sans doute développer quelques symptômes, et on aurait trouvé son diabète, et on l’aurait traité. Alors la question devient: est-ce que cela aurait changé quelque chose de le traiter un peu avant ou après? Sans doute que non. Par ailleurs, peu importe tout ceci, il faut garder à l’esprit que l’exercice est important et doit être fait de toute manière, de même que de garder un poids santé. Dans ce contexte, il aurait sans doute lui-même gardé sa glycémie normale… même sans le savoir. Quoi qu’il en soit, je suis bien content qu’il se trouve bien. Merci du commentaire.

Évidemment que je ne suis pas médecin. Je ne veux donc pas répliquer spécifiquement ici aux affirmations d’un médecin en prétendant savoir mieux. Je veux quand même le faire, parce que la santé, ma santé est importante et m’a coûté cher sous plusieurs aspects, et non seulement en dollars. Peut-être cela peut-il en faire réfléchir d’autres avant…
En ce qui concerne l’hypertension, il est certain qu’en 2015, il n’existe pas un seul médecin qui réussirait à me convaincre de prendre des médicaments d’autant plus en abonnement à vie à partir du moment qu’on commence, pour la contrôler, parce qu’une fois par année elle était à 142/89 par exemple, même s’il est indéniable qu’il connait mieux que moi et qu’il applique les normes recommandées.
Il ne faut oublier le possible syndrome de la blouse blanche.
J’insisterais d’abord pour qu’elle soit prise chez le médecin au moins mensuellement pendant 5 ou 6 mois. Ensuite je m’achèterais un appareil pour la prendre à la maison à tous les jours comme c’est le cas depuis 3 ou 4 ans. En plus à chaque fois que la présence d’un appareil me le permettrait dans certains commerces comme des pharmacies je prendrais également ma pression comme je le fais aussi depuis plusieurs années. Pour terminer j’envisagerais tout ce qui peux m’aider: moins de sel, améliorations à l’alimentation, plus d’exercices, etc.
Seulement après j’envisagerais une décision. Mais si mes efforts emmenaient une amélioration, je reporterais encore cette décision.
Les médicaments sans aucun effets secondaires sont comme les opérations sans aucun risque sont rares si non inexistants.
D’autant plus que les statines comme de nombreux autres médicaments sont à prendre qu’avec nécessité et qu’on ne peut cesser de les prendre selon notre bon vouloir…sans risques.
Une mauvaise lecture de pression chez le médecin une fois de temps en temps, certainement qu’une fois par année est une norme qui devrait être revue…peut-être comme étant un point de départ dans un premier temps pour une surveillance accrue par des rendez-vous planifiés, réguliers pour un certain temps chez une infirmière ou son pharmacien par exemple, à des heures variées accompagné d’efforts divers pour son amélioration…avant…une médication aussi lourde et régulière…pour le reste de sa vie dans les pratiques actuelles.

D’un usager depuis plus de 17 ans (après vérifications), bien que pas professionnel de la santé, mais qui a expérimenté et c’est beaucoup informé et qui fera le nécessaire avec assistance médicale du médecin traitant habituel ou un autre si nécessaire pour cesser la prise des statines et de d’autres médicaments possiblement…s’il s’avère que les résultats des efforts le permettrent.

(p.s.: pour les statistiques: Presque toute ma vie, j’ai fait des exercices beaucoup plus que la moyenne de la population (ex.: pendant 15 ans: vélo ou marche pour aller au travail: 17 km par jour en plus des autres exercices) et j’ai été sensible à améliorer mon alimentation également plus que la moyenne.)

Pour terminer (oui je sais que mes interventions sont longues).
Selon ma compréhension et même si selon les études et statistiques le dépistage précoce pour plusieurs maladies en tout cas, « globalement » ne prolonge pas la vie de façon significative ou pas du tout, comme le cas cité de db, quand est-il alors pour un individu en particulier? Cet individu à qui on accorde peut-être des soins appropriés immédiatement à cause d’un dépistage en rapport avec un autre que l’on soigne après des symptômes réels?
Hors qui n’ a pas entendu parlé du patient à qui le médecin dit: « Si vous étiez venu avant… » et maintenant il est trop tard: au mieux aura-t-il sa vie prolongée de quelques mois?
Les cas sont nombreux, la presse en parle, et je l’ai vécu avec mon conjoint décédé, qu’une fois que le patient se rend chez le médecin pour parler de ses symptômes, ou parce que l’on retarde en plus son rendez-vous, il est trop tard! Pour certaines maladies comme des cancers, les mois comptent.
D’ailleurs une cousine de mon conjoint se meurt du cancer et c’est définitif si ce n’est pas déjà le cas. Mais sa vie a été prolongée de près de 10 ans à cause d’un diagnostic précoce. Sans les traitements commencés il y a près de 10 ans, serait-elle à la porte de sortie de la vie ou décédée depuis 8 ans?

FIN! 🙂

Bien sûr il est facile d’adhérer à ces conclusions.
Alors ont peut dire que les tests de dépistages ont été utiles pour établir qu’ils sont inutiles
CQFD!!

Merci pour votre article. La fin des bilans de santé est une très bonne chose et aura certainement un impact positif sur notre façon de prévenir les problèmes de santé en se responsabilisant davantage. Un bilan sanguin positif peut avoir l’effet de banaliser l’importance d’une approche préventive par l’exercice et l’alimentation, par exemple. Je sais que l’effet rassurant de ces bilans chez certaines personnes fera en sorte que cette nouvelle façon de faire demandera du temps à être acceptée. Mais, je crois qu’il ne faut pas s’arrêter là. Et je pense à la « médicalisation » de la vieillesse. Je suis en contact étroit avec des personnes âgées et je suis sidérée de voir tous les examens, médicaments et traitements qu’on leur fait subir sans effets positifs sur leur santé globale. Je crois qu’un changement drastique devrait être envisagé sur la façon d’aborder les problèmes de santé qui viennent avec la vieillesse, sans pour autant négliger les soins nécessaires. C’est très délicat, mais ça sera inévitable si on veut conserver l’accessibilité à notre système de santé avec le changement démographique qui s’opère actuellement et dans les années à venir.

Il faut faire attention avec les changements imposés en réactions aux réalités constatées et à prévoir alors que rien n’a été fait alors que les constations actuelles avaient été évaluées, prévues sans qu’aucune actions concrètes ou si peu ne soient entrepries pour en contrer les effets.

Il est facile à partir de constations, d’études et de statistiques d’imaginer des solutions. En face d’un mur, il est facile de penser rapidement et d’aussi vite de donner un coup de volant et s’il n’est pas trop tard, les dommages pourraient être même inexistants. Une bonne frousse et espéront une leçon pourraient n’être que les conséquences.
Les êtres humains ne se manoeuvrent pas aussi facilement et ne changent pas des habitudes de toujours, à 75 ans, parce que quelqu’un en a décidé ainsi.

Ça ne veut pas dire qu’il ne fasse rien faire pour autant. Mais ça doit se faire dans le respect des individus et de leurs capacités à tout points de vue: pas en fonction des populations selon les études et les statistiques, mais des individus.

Par contre je ne constate pas beaucoup de changements prometteurs qui devraient s’exercer dès le plus bas âge dans nos écoles par exemple.
Non seulement, mais c’est le contraire. Les budgets qui ont été déjà diminués autant dans les activités physiques qu’intellectuelles, continuent à décroître avec le gouvernement actuel.
La pensée magique semble être le letmotiv de nos gouvernements.
Si on remonte la chaîne des actions nécessaires ici et là pour améliorer les différents secteurs de notre société, dont et y compris la santé, ça craint pour le futur!

Il y a fort longtemps alors que j’étais étudiant, les activités de toutes sortes, dont des périodes de sport et d’exercices obligatoires étaient plus nombreuses qu’aujourd’hui et « les activités para-scolaires » étaient plus nombreuses.

À l’école en face de mon domicile, à 15h30 tout le monde quitte. Le soir et les fins de semaines il n’y a pas âmes qui vivent à part exceptions. Lorsque j’étais jeune, après « l’école » de jour comme de soir et la fin de semaine, il se passait toutes sortes d’activités sportives et intellectuelles pour le bien du développement des enfants.
S’il en était ainsi et qu’on a les résultats actuels, c’est que tout était fait sans un but précis.
Mais je m’inquiète encore plus pour l’avenir alors qu’il semble n’avoir plus rien et « même moins » !
Chaque jour et à chaque récréation les élèves allaient jouer obligatoirement dehors: des jeux de ballons, de la course, etc…
Presque chaque école avait sa patinoire extérieure.
À l’école d’en face, jamais, jamais aucun élève n’y sort jouer avec un ballon dans la cour. 40% de celle-ci est réservé au stationnement. Quelques dizaines d’élèves sur quelques cents sortent sur le parvis avant, sur le trottoir et dans la rue, point à la ligne!
Le reste de la cour sert une fois à l’occasion comme à la fête de fin des cours en juin.

Si ce n’est pas mieux lorsque ses élèves auront 70 ans, il sera trop tard pour leurs demander de changer leurs habitudes. D’autant plus que l’obésité se constate presqu’en majorité alors que lorsque j’étais jeune, « le gros » était l’exception!

D’ailleurs lorsque j’étais jeune il y avait peu de prévention contre le tabagiste, l’obésité et le reste. Tout était à ses débuts ou à imaginer, à mettre en place.
Cinquante années plus tard, en 2015, on a fait de grands pas contre le tabac, mais en utilisant aussi des moyens cohersitifs.
Contre l’obésité qui est en forte progression, à parle du parle parle jase jase, que fait-on?
N’est-ce pas inquiétant?

Vous avez raison: d’où l’accent à mettre en prévention à propos d’alimentation et d’exercice. Merci du commentaire.

Vous touchez plusieurs points importants, quoique délicats, comme vous dites. Il y a une réflexion à faire sur l’ensemble de ces sujets. Merci du commentaire.

Excellent résumé! Il faut commencer à s’inquiéter de la multiplication des tests inutiles qui engendrent des complications et des coûts importants pour la société. Cela fait l’objet d’une campagne de l’AMA et maintenant de l’AMC (www.choosingwisely.org) visant à sensibiliser les médecins et la population. Il y a encore bien du travail à faire pour changer les mentalités cependant.

Campagne très importante. Le problème, c’est que je doute qu’elle ait de larges effets sur le terrain. Il faudrait que ces questions soient très largement discutées à tous les niveaux de la formation des médecins.

Excellent article. Il est anormal que plus de 50% des activités de nombreux omnipraticiens soit consacré à des « check ups » et des « tune-ups »! Ces activités devraient être exclues des prestations défrayées par la RAMQ. Le premier rôle d’un médecin est de soigner les malades. La prévention et le dépistage devraient en majorité être dévolus à d’autres intervenants spécialement formés qui pourraient référer les cas problèmes à des médecins le cas échéant. Nous sommes encore loins de « la coupe aux lèvres ». Notre système de santé est à revoir . Il devrrait surtout ne plus dépendre presqu’exclusivement des aléas des partis politiques qui se succèdent au pouvoir. Création d’une régie?

Je ne sais pas si une « régie » changerait quelque chose à la dynamique, mais nul doute qu’une réflexion en profondeur s’impose. Merci du commentaire.

J’ai lu cet article; pourquoi avoir enlever la bande du bas des auteurs à la Fiche de prévention clinique ?
Je suis le rédacteur en chef de cette Fiche , de même que de l’Examen médical périodique depuis 2005. J’aurais apprécié être consulté sur ce vaste sujet très complexe et sensible pour la population. La réalité est plus complexe que ce qui fut écrit dans cet article.
Tel 514 528 2400 ext 3508

Bonjour Docteur Thivierge. Merci pour les commentaires. Pour l’image, cela a été corrigé, vous aviez raison. Notez toutefois que les liens en référence menaient au document original et qu’il est évidemment mentionné que c’était une publication du CMQ.

Par ailleurs, je tiens à mentionner qu’il s’agit d’un texte de blogue, et non d’un « article ». Il s’agit donc essentiellement d’un texte d’opinion, en l’occurrence, la mienne, à propos d’un sujet important sur lequel j’ai très souvent écrit dans le passé, autant dans mon livre « Privé de soins » que dans de multiples autres textes publiés ici ou bien sur le site de profession santé. J’aimerais donc faire une nuance essentielle : il ne s’agit pas d’un article de journaliste et un blogueur n’est pas tenu aux mêmes standards qu’un journaliste.

Comme j’écris beaucoup (près de 200 textes sur ce blogue depuis janvier 2013) et que je traite aussi de tels sujets dans d’autres médias (par exemple à Medium large), vous comprendrez si je devais à chaque fois consulter les auteurs pour discuter des contenus, je n’y arriverais tout simplement pas. Or, il m’apparait très important de traiter de tels sujets publiquement pour éclairer un public qui, malheureusement, est très peu exposé à des analyses critiques de tels contenus.

Je comprends toutefois qu’il s’agit de sujets sensibles, et c’est pour cela que j’essaie de nuancer le mieux possible de telles analyses et d’utiliser les meilleurs sources disponibles pour documenter mes positions (bien souvent les plus récents analyse Cochrane, qui se trouvent justement en lien avec plusieurs des points amenés dans ce texte), afin d’informer, et de susciter des débats, justement, parce que le public demeure très peu informé dans ces questions, qui sont pourtant fondamentales. Par exemple, quand je vois qu’il y a encore des médecins qui prescrivent le PSA sans même informer les patients des réserves de nombreux organismes crédibles nationaux et internationaux, je pense que ça vaut la peine d’aborder de front cette question.

Vous me dites que la réalité est plus complexe que ce que j’ai écrit, et c’est certainement vrai. Toutefois, puisqu’il s’agit d’un lieu de débats, je vous invite justement à ajouter ici les points qui vous semblent importants et que je n’ai pas traités, ou bien souligner les erreurs que j’aurais pu faire, ceci afin d’enrichir les débats, justement. J’essaie de lire toutes les réactions et autant que possible d’y réagir, avec toute la prudence et la nuance requise. Au plaisir de vous lire.