«La grippe est le talon d’Achille de la vaccination»

Bon an, mal an, l’efficacité du vaccin tourne autour de 60 %, mais plafonne à 30 % pour les personnes âgées et les bébés, qui sont les plus à risque.

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Photo: Tetra Image/Getty Images

« La grippe est le talon d’Achille de la vaccination », dit la Dre Maryse Guay, du Comité sur l’immunisation du Québec. Dans le monde, chaque hiver, environ un adulte sur 10 et un enfant sur 5 attrapent ce satané virus. Les souches en circulation changent d’une année à l’autre, et l’Organisation mondiale de la santé tente de prédire celle qui sera présente pour qu’on puisse produire à temps le vaccin correspondant. Parfois, le virus déjoue les pronostics, comme l’hiver dernier — le pire à ce point de vue depuis au moins 10 ans. Bon an, mal an, l’efficacité du vaccin tourne autour de 60 %, mais plafonne à 30 % pour les personnes âgées et les bébés, qui sont les plus à risque. « Ça diminue la mortalité, désengorge les urgences et fait baisser l’absentéisme, mais c’est loin d’être idéal », admet la Dre Guay.

À quelques exceptions près, adultes et enfants en bonne santé doivent payer pour recevoir ce vaccin, car les autorités jugent que le risque de complications n’est pas assez important pour qu’il soit avantageux de l’offrir gratuitement. « On trouve que ça ne vaut pas la peine pour nous », dit Élisabeth Simard, dont la famille n’est pas vaccinée contre la grippe.

Depuis au moins 20 ans, les chercheurs travaillent sur un vaccin qui protégerait contre toutes les souches du virus et que l’on n’aurait pas besoin de refaire chaque année. « On s’approche du but », croit Denis Leclerc, professeur à l’Université Laval. Avec le personnel de son entreprise, Folia Biotech, il a mis au point un adjuvant fait de nanoparticules qui imitent un virus de plante et peuvent frapper au cœur du virus grippal, et non pas à sa surface, comme le font les vaccins actuels. Il a mélangé cet adjuvant au vaccin saisonnier et l’a injecté à des souris. Dix mois plus tard, il leur a inoculé une souche de virus différente de celle contre laquelle le vaccin était censé les protéger… et ses souris n’ont pas été malades. « On a commencé les tests sur l’humain », explique le chercheur. Mais pour l’instant, les multinationales se concentrent sur les vaccins saisonniers — un marché bien plus lucratif qu’un vaccin unique !

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Ainsi, à la lumière de ces données, voilà un endroit où des coupures du gouvernement s’avèreraient judicieuses puisque à chaque année on crée un psychose de la grippe chez les gens pour enrichir les compagnies pharmaceutiques qui produisent ces vaccins et tout le branle-bas pour les donner avec un médecin surveillant comme on a relevé le cas il y a quelques semaines pour si peu de résultats auprès des vraies personnes à risques…remettrait des $$$$ dans les coffres du gouvernement….