La médecine du NICE

Un système de santé plus performant et moins coûteux, c’est possible. À la condition d’écouter plus souvent les conseils des spécialistes en évaluation des technologies de la santé.

En Grande-Bretagne, le National Institute for Health and Clinical Excellence (NICE) a été créé en 1999 pour évaluer les médicaments et les traitements pris en charge par l’État et rationaliser la prise de décisions. Nombre de ses avis ont entraîné de vastes débats publics et l’organisme est régulièrement pris à partie par des groupes de malades, des médecins, ou encore par des sociétés pharmaceutiques qui ont vu leurs produits retirés de la liste des médicaments remboursés à la suite d’évaluations des experts. Ces dernières années, le NICE a notamment conseillé au gouvernement de restreindre le remboursement de deux médicaments anticancer particulièrement coûteux, le Gleevec, contre la leucémie, et l’Herceptin, contre le cancer du sein. En novembre, un expert du NICE affirmait qu’en 2006 il avait fallu débourser 100 millions de livres [environ 200 millions de dollars] pour traiter avec l’Herceptin 5 000 femmes, dont seulement 500 avaient réellement tiré profit du médicament. Selon lui, la même somme investie en radiothérapie aurait permis de traiter… 30 000 personnes.

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