La mine de pot n’est plus

Le fournisseur officiel de marijuana du ministère de la Santé du Canada croyait avoir trouvé un bon filon. Prairie Plant Systems cultivait chaque année plus de 1 800 kilos de pot au fond d’une mine désaffectée de Flin Flon, au Manitoba.

Photo :Frank Gunn / PC
Photo :Frank Gunn / PC

Mais les affaires vont tellement bien que cette mine ne peut plus répondre à la demande. Ne pouvant pas s’agrandir, Prairie Plant Systems a dû se résoudre à tout déménager dans un autre lieu, gardé confidentiel.

Le nombre de personnes auto­risées à consommer de la marijuana à des fins médicales a plus que quintuplé au cours des cinq dernières années. Les demandes proviennent entre autres de personnes atteintes de la sclérose en plaques, du sida, du VIH, d’arthrite et d’épilepsie. Pour s’approvisionner en toute légalité, elles doivent obtenir de leur médecin une attestation de leur état de santé et acheter leur pot directement à Santé Canada, ou bien en faire pousser elles-mêmes. Devant la demande croissante, le gouvernement vient d’assouplir les règles et permet maintenant que quelqu’un cultivant son propre cannabis à des fins thérapeutiques approvisionne aussi une deuxième personne.

Pas question toutefois de légaliser les centres compassion et autres dispensateurs de cannabis au Canada. Ils demeurent interdits par la loi, mais tolérés par la police tant qu’ils ne vendent du pot qu’à des personnes possédant une attestation médicale.

 

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