Comment expliquer le phénomène de mort subite ?

Comment un homme aussi en forme que Marcel Côté — décédé il y a quelques semaines — peut-il mourir comme ça, sans avertissement ? Peut-on prévenir la mort subite ? Les explications du Dr Alain Vadeboncœur.

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Marcel Côté – Photo : Paul Chiasson/La Presse Canadienne

Fin mai dernier, tout le monde a pensé la même chose : comment un homme aussi en forme, énergique et optimiste que Marcel Côté — qui venait travailler tous les jours en Bixi et qui prenait soin de lui — peut-il mourir comme ça, à 71 ans, sans avertissement ? C’était à la fois triste, troublant et surprenant.
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Comme il s’agissait d’une personnalité publique, le choc a été largement ressenti. D’abord par les proches, à qui j’offre une fois de plus mes condoléances.

Mais chacun s’est aussi reconnu dans ce décès subit et s’est demandé : est-ce que ça peut m’arriver, à moi aussi — par exemple, durant les vacances d’été, en faisant du vélo ou en joggant ? Je me permets de revenir sur le sujet.

S’il est vrai que la majorité des gens ne meurent pas subitement, beaucoup quittent ce monde tout de même chaque jour. La mort frappera plus de 61 000 Québécois cette année, ce qui représente 5 000 décès par mois, 1 200 par semaine, 170 par jour et 7 à chaque heure. Ainsi, toutes les 8 à 9 minutes, un Québécois décède, et le 25 mai 2014, Marcel Côté était l’un de ceux-là. Ce qui ne consolera personne, toutefois.

La mort subite : un problème répandu

Je ne connais pas Marcel Côté et j’ignore tout de son histoire médicale. Je ne peux commenter la cause de son décès que par ce que j’en ai lu dans les médias, où l’on a parlé de crise cardiaque et de mort subite — un sujet important qu’il faut connaître.

La mort subite, qui frappe sans prévenir, concerne combien de gens, au fait ? Le chiffre exact est difficile à évaluer, mais on parle, chaque année, d’environ 1 à 2 décès pour 1 000 personnes de plus de 35 ans (ou d’environ 10 % des décès totaux). On recense de 6 000 à 8 000 morts subites par année au Québec, ou encore 20 par jour, environ. C’est quand même énorme.

La mort subite implique un décès imprévisible, survenant rapidement après le début des symptômes — bien souvent dans les secondes qui suivent, le plus souvent dans l’heure (ou les heures) d’après, et fréquemment sans aucun signe annonciateur.

Le mécanisme le plus fréquent d’une mort subite est une «arythmie maligne», ce trouble du rythme cardiaque qui entraîne un arrêt immédiat de la circulation sanguine en interrompant le travail de «pompe» du cœur.

Au-delà de 40 ans, cette arythmie maligne est habituellement causée par un infarctus aigu, le blocage complet de l’une des trois artères coronaires nourricières du cœur, qui entraîne un dérèglement subit de l’activité électrique.

Toutefois, chez les plus jeunes (soit les moins de 35-40 ans), l’arythmie subite va plutôt s’expliquer par une anomalie cardiaque préexistante — souvent présente à la naissance, parfois visible à l’échographie (problème du muscle cardiaque) ou non (anomalie génétique conduisant à une arythmie grave) — et qu’on peut quelquefois déceler sur l’électrocardiogramme.

À l’âge de Marcel Côté, la cause la plus fréquente de la mort subite est donc l’infarctus aigu, qui se manifeste de cette manière brutale dans à peu près 20 % des cas.

Ces maladies de l’appareil circulatoire (incluant les AVC) sont la seconde cause de décès chez les hommes, avec environ 25 % des décès au Québec, après les tumeurs cancéreuses.

Ce qu’il faut faire en cas de mort subite

Que doit-on faire si l’on est témoin d’une mort subite ? Habituellement, la personne va s’effondrer, sera inconsciente et respirera peu ou pas du tout. À partir de ce moment, chaque seconde compte.

Comme la cause est habituellement une arythmie maligne, le seul traitement efficace est un choc électrique donné le plus rapidement possible. En attendant, on doit faire un massage cardiaque rapide — sans donner le bouche-à-bouche, qui n’est plus recommandé —, immédiatement après avoir appelé les secours (911).

On achète ainsi du temps, en faisant circuler un peu de sang. Mais ce qui sauvera vraiment le patient, c’est ce choc, dont l’objectif n’est pas de «repartir» le cœur (contrairement à ce qu’on croit souvent), mais bien d’interrompre l’arythmie pour laisser le cœur reprendre naturellement le contrôle.

Le plus rapide est d’utiliser un défibrillateur portable, qu’on trouve maintenant dans beaucoup de lieux publics et que tout le monde peut manipuler sans danger. À défaut, ce sera le premier geste posé par les paramédics.

Il faut toutefois savoir que même dans de bonnes conditions, la réanimation ne sera efficace que dans une minorité de cas. Corolaire : bien souvent, l’atteinte est trop sévère ou les délais sont trop longs, et le patient va alors décéder. Alors, on est porté à vouloir prévenir.

Peut-on prévenir la mort subite ?

Ne peut-on tout simplement empêcher ces drames ? Oui et non, pourrait-on dire.

Il est d’abord clair que les méthodes habituelles de prévention (faire de l’exercice régulièrement, bien manger, ne pas fumer) prolongent la vie et, par extension, diminuent l’incidence de mort subite et de décès.

Il est tout aussi clair que l’amélioration des déterminants sociaux de la santé (revenu, travail, support social, redistribution, etc.), qui expliquent aussi une bonne part de notre longévité, nous évite bien des décès précoces.

On pense par ailleurs que la médecine elle-même explique seulement 30 % de la hausse de l’espérance de vie de 30 ans constatée au XXe siècle. Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas non plus la mer à boire.

Mieux vaut investir dans le social et la prévention, bien souvent. Par contre, il est vrai qu’avec les traitements modernes, la longévité des cardiaques s’est accrue.

Les preuves d’allongement de la vie (donc d’évitement de la mort subite, notamment) par le dépistage des conditions cardiovasculaires sont enfin plutôt limitées.

Par exemple, en dehors de syndromes génétiques spécifiques, l’effet du traitement du cholestérol en prévention primaire (c’est à dire avant toute complication cardiovasculaire) est encore l’objet de débats. S’il y a un gain de mortalité, il est assez limité.

On sait aussi que le dépistage (par des tapis roulants, par exemple) de la maladie coronarienne chez les personnes qui n’ont aucun symptôme n’amène pas nécessairement une diminution de la mortalité. En réalité, il est toujours difficile de prévenir un phénomène assez rare.

Un phénomène rare

Le fait qu’on puisse difficilement prévenir la mort subite, surtout chez les personnes sans symptômes, n’est pas très surprenant. Il faut rappeler qu’on parle, bon an mal an, d’une incidence de mort subite de 1 à 2 personnes sur 1 000.

Pour diminuer cette incidence déjà très basse, il faudrait donc dépister 1 000 personnes et disposer d’un traitement efficace. Les répercussions seraient donc majeures, parce qu’elles toucheraient de toute manière un très petit nombre de patients à risque réel.

C’est un peu comme cette idée de mettre des bracelets électroniques pour éviter que des bébés ne soient kidnappés dans les pouponnières. Si le bébé de Trois-Rivières était vraiment le premier à être «volé» au Québec, il sera impossible de savoir si n’importe quelle mesure de prévention est efficace : il s’agit d’un événement bien trop rare.

L’autre problème est l’ampleur des ressources à investir. Il faudrait appliquer une stratégie à 1 000 personnes pour en sauver une ou deux par année… en autant que l’approche soit vraiment efficace.

Par exemple, ne pourrait-on pas dépister tout le monde, pour aller débloquer les vaisseaux coronariens ? En réalité, ce serait très difficile, voire presque impossible.

Peut-on prévenir l’infarctus ?

On me demande souvent pourquoi un homme qui s’entraîne et qui semble n’avoir aucun problème peut avoir subitement un infarctus. C’est que l’on confond souvent l’infarctus aigu avec la maladie sous-jacente : l’athérosclérose.

Cette maladie des artères coronaires, qui mène éventuellement à l’infarctus et à l’AVC, prend forme sur des décennies — depuis l’adolescence, en fait, étant donné que la mort subite n’est qu’une manifestation ponctuelle tardive qui peut survenir à n’importe quel moment de son développement. Si c’est bien un infarctus qui a emporté l’infortuné monsieur Côté, sa maladie coronarienne ne datait donc pas d’hier.

Par ailleurs, je ne sais pas s’il présentait d’autres facteurs de risque (comme le diabète, l’hypertension, le tabac et le cholestérol, ou l’histoire familiale), mais il demeure que l’âge devient rapidement le premier des facteurs de risque pour ce qui est des maladies coronariennes. Et à 71 ans, une bonne proportion de personnes ont déjà des plaques d’athéromatose sur les artères coronaires, qui, dans bien des cas, ne transmettent encore aucun symptôme.

Je ne sais pas si l’homme présentait ou non des symptômes, mais une maladie cardiaque sans symptôme est assez fréquente. La première manifestation d’un infarctus en est la mort subite (dans environ 20 % des cas).

C’est que les plaques d’athéromatose (la maladie qui conduit à l’infarctus et l’AVC) se forment très lentement dans les artères coronaires. Parfois, une plaque se rompt et enfle subitement. C’est ce qui cause un infarctus aigu. Or, ce sont surtout les plaques «jeunes» qui se brisent ainsi.

Par contre, tant qu’elles restent tranquilles et trop minces pour donner des symptômes de blocage — soit l’angine de poitrine, une douleur dans la poitrine souvent ressentie comme un serrement et qui survient à l’effort —, on ne peut aisément les soupçonner.

Les tests de dépistage de la maladie coronarienne ont montré peu d’efficacité chez les gens qui ne présentent justement pas de symptômes.

Par ailleurs, le traitement médical (contrôle des facteurs de risque, exercice, alimentation) est probablement aussi efficace que le «déblocage» des artères chez ces personnes qui ont peu de symptômes.

Il est vrai, par contre, que des données toutes récentes (les premières en ce sens) commencent à montrer que certains de nos traitements modernes pourraient allonger la vie.

L’identification des facteurs de risque habituels ne permet pas non plus de bien distinguer qui est à risque de maladie cardiaque «normale» et qui est à risque de mort subite, mis à part chez certains patients très malades.

Ce qu’il faut faire pour vivre longtemps

Que peut-on faire, alors, pour éviter d’être victime d’une mort subite ? Essentiellement, il s’agit de faire ce qu’il faut pour vivre longtemps.

Ça commence avec le style de vie et le travail ; avoir un bon revenu et du support social ; être heureux, quoi. Ça continue avec de bonnes habitudes, comme éviter de fumer, faire de l’exercice régulier et bien manger, puis, parfois, prendre certains médicaments. Par ailleurs, une consommation d’alcool par jour éloignerait également le risque d’infarctus (pas obligé de boire une Mort subite, cependant).

Est-ce qu’on peut trop s’entraîner ? Oui : il a été montré que ceux qui font trop d’exercice meurent plus jeunes que ceux qui font un exercice modéré, bien que le pire à cet égard soit d’être sédentaire. J’en ai d’ailleurs déjà parlé (à propos du IronMan).

Mais si l’on fait tout cela, vivra-t-on nécessairement longtemps ?

Le problème, c’est qu’on ne peut pas toujours éviter le pire. Il faut voir que l’âge de 71 ans est supérieur à l’espérance de vie des hommes nés en 1942, qui était d’environ 63 ans.

Il arrive aussi qu’on attrape des maladies graves et qu’on ne survive pas, peu importe les soins reçus en prévention ou en traitements.

C’est pour ça qu’il faut bien profiter de la vie, ce qu’a beaucoup fait Marcel Côté, dit-on. Tant mieux pour lui : sa mort est triste, mais il aura bien vécu.

* * *

À propos d’Alain Vadeboncœur

Le docteur Alain Vadeboncœur est urgentologue et chef du service de médecine d’urgence de l’Institut de cardiologie de Montréal. Professeur agrégé de clinique à l’Université de Montréal, il enseigne l’administration de la santé et participe régulièrement à des recherches sur le système de santé. On peut le suivre sur Facebook et sur Twitter : @Vadeboncoeur_Al.

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Au sujet de l’espérance de vie, on oublie que lorsqu’on survivait aux guerres, aux famines, aux épidémies et a l’accouchement, on pouvait vivre longtemps. J’ai des ancêtres qui ont vécu jusqu’à plus de 80 ans au 17e siècle. Sans médecine, sans ambulance, sans antibiotiques, sans 911…

En fait, un des facteurs qui diminuait le plus l’espérance de vie, c’est la mortalité infantile. Un gros pourcentage des bébés et enfants mourraient très tôt, ce qui diminue l’espérance de vie moyenne et explique un peu pourquoi les familles d’antan étaient plus grosses qu’aujourd’hui. Si un bébé survivait à sa première année ou deux, il avait de fortes chances de mourir de vieillesse (à moins d’une guerre, pandémie, etc.)

@Jack2, que ce soit aux 17ème, 18ème ou 19ème siècle, de 6 à 9 % de mes ancêtres sont morts plus vieux que 85 ans et 364 jours. Une bonne proportion de nos ancêtres vivaient très vieux, même au 17ème siècle.

Je considère que c’est une belle mort. J’espère mourir ainsi…vite , pas dans un CHSLD, pas impotent, sans acharnement, sans être sénile, sans être bourré de médicament, sans avoir besoin des autres ( famille, amis ou employés du gouvernement) pour me laver et s’occuper de mon hygiène personnelle.

Finalement, être en forme, n’a rien à voir avec une image qu’on projette, mais bel et bien avec quelque chose d’intérieur et de mécanique. On aura beau faire tout ce qu’il faut et même plus, parfois trop, quand la machine est due pour lâcher, elle lâche…

Quelque chose me trotte dans la tête depuis le décès de Marcel Côté et dont n’a pas parlé Dr Vadeboncoeur.
C’est lié à la personnalité de M Côté. Il pourrait être possible qu’il ait ressenti certains symptômes précurseurs et qu’il ait refusé de s’arrêter parce qu’il partcipait à une compétition de groupe et qu’il était du genre à ne jamais abandonner…
Un peu comme le joueur de hockey d’une ligue de garage qui ressent des douleurs cardiaques mais qui ne veut pas s’arrêter de peur que ses chums le voit comme un lâcheur. La suite est souvent dramatique…

Ouin, j’ai fini par lire votre article docteur Vadeboncoeur, après l’avoir mis dans un onglet de mon navigateur puis être venu y lire le titre à plusieurs reprises.
C’est qu’à 65 ans bientôt, plusieurs symptômes m’inquiètent…à tort jusqu’à récemment.
Au début de mon âge adulte, à l’hôpital Notre-Dame, un docteur m’avait recommandé de faire vérifier l’arythmie qu’il avait reconnu ou cru reconnaître mais sans plus.
Depuis, je ne m’en suis pas préoccupé.

J’ai déjà été très obèse (+ de 300, heureusement en livres), mais j’ai fait ce qu’il faut pour reprendre un poids près « d’un poids santé ». J’ai maigri jusqu’à 170 (livres) il y a une vingtaine d’années. Puis mon poids a joué au yoyo. Mais j’arrive à maintenir depuis plusieurs années les 96 kilos de moyenne.
Mais je dirais que de tout temps j’ai connu des symptômes d’essoufflements soudain, même en période de repos.

J’ai fait beaucoup d’exercices et de vélo, de marche. Le vélo et la marche sont à toute fin pratique terminés. C’est devenu trop difficile et même dangereux. Une perte de la vue à cause « probablement » du glaucome me fait déjà les déplacements périlleux, me heurtant sur ce qui est à gauche pendant que je regarde à droite, etc…
Depuis, après plusieurs hésitations, j’ai accepté de prendre des médicaments pour l’hypertension qui dépassait légèrement celle recommandée (par qui?) lorsque j’allais chez le médecin de famille pour mon examen annuel. Vers 1998 j’ai accepté cette médication. La pression a toujours été sur la ligne…chez le médecin.
J’ai donc acheté un appareil et pris ma pression à tous les matins, puis constatant qu’elle était toujours assez bonne et stable, j’ai pendant presqu’un an, j’ai ajouté le soir généralement avant d’aller au lit. Cet appareil m’alertait lorsqu’il y avait de l’arythmie, soit environ 1 fois sur 7. Au rendez-vous (annuel) suivant, j’ai apporté un imprimé sur 36 pages des lectures en lui faisant la remarque concernant l’arythmie. La recommandation venant avec l’appareil étant d’avertir le médecin traitant lorsque cela arrivait. Il ne savait pas qu’un tel appareil existait. Mais étant donné « mes inquiétudes et mes questionnements » il m’a donné une prescription pour un appareil à aller chercher à l’hôpital qui vérifierait sur un période de 24 heures ma pression à toutes les x minutes.
Pour avoir cet appareil, il fallait envoyer un fax de la prescription, évidemment allez le chercher un jour donné et le rapporter le lendemain. Constatant ce que je considérais « trop de troubles » probablement inutilement, pas très motivé par mon médecin, percevant peut-être à tord, qu’il me l’avait prescrit pour me contenter, je ne l’ai jamais demandé.
Tant qu’aux essoufflements, aucun médecin à qui j’en ai parlé, n’a fait autres choses que de m’écouter.
L’arythmie est restée « stable à 1 sur 7 ou 8 jusqu’à il y a quelques mois, alors que pendant 4-5 jours d’affilé mon appareil m’en averti avec des pauses d’une journée ou deux.
Aussi j’ai lu que la moyenne de battements cardiaques pour la population est généralement entre 60 et 70 au repos. Hors mon rythme cardiaque, sur mon appareil, est à la moyenne de 57 actuellement sur une période d’un an, mais plus près du 50 lorsqu’il y a de l’arythmie. J’avais l’habitude de dire que j’avais un coeur d’athlète…mais je n’en suis plus aussi certain.
Les essoufflements sont de plus en plus présents au repos, mais beaucoup plus et violents aussi au moment ou je me penche, au moment de me relever, quelques fois comme si j’avais couru un kilomètre. Il arrive aussi depuis quelques années des étourdissements qui s’accentuent aussi. Des engourdissements depuis longtemps également qui s’accentuent au bout des doigts, des orteils, mains et bras au levé le matin. Et depuis quelques semaines, j’ai des fourmis et l’impression que le sang bouille dans mes cuisses lorsque je prend la position debout.

Au point de vue social, depuis la mort de mon conjoint l’an dernier, c’est aussi mort que lui. Les sorties difficiles à effectuer sont au minimum et les revenus sont très limitées. Le propriétaire a fait changer toutes les fenêtres, le système de chauffage et les chauffes-eau au sous-sol, tout cela un à la suite des autres…et donc le jeu du déplace, place, replace et nettoie dure depuis plusieurs mois. En plus depuis les 2 derniers mois, la ville refait la rue…certains matins à 5 heures l’édifice commence à branler.

Tel que vous le mentionné dans: « Ça commence avec le style de vie et le travail ; avoir un bon revenu et du support social », je me dis que mes différents symptômes qui n’ont peut-être aucun lien entre eux, mon rythme de vie « agrémenté » de beaucoup de bruits, de saletés et de déplacements de meubles et de choses à répétition doit y être pour beaucoup. Je mise sur leurs conclusions bientôt pour reprendre « mon souffle ».

Mais comme vous le mentionnez aussi, il n’est pas toujours évident de prévenir.

Quoi que les derniers remontent à plus de 10 ans, les électros et même le tapis roulant ont toujours été inutiles…enfin négatif…dans leurs résultats…ou positif démontrant aucun problème à ces niveaux concernant ce qu’ils pouvaient m’apprendre qui auraient pu être…négatifs !!!???

C’est d’ailleurs ce qui m’inquiète le plus.
Les résultats d’examens qui démontrent aucune maladie, bien que des symptômes soient présents, persistants et même qui s’accentuent.
Si c’est vrai, ne peut-on pas que s’en réjouir?
Et si c’était comme vous le mentionnez, tout simplement pas toujours détectable avant l’instant fatale.
Et puis, un électro et le tapis roulant comme moyen de prévention, même que pour un dépistage c’est bien peu, car il faudrait avoir des problèmes assez graves et des maladies assez avancées pour nous prévenir de quoi que ce soit!
Et à cause de cela, ça ne donne pas tellement le goût de faire les démarches et d’attendre longtemps pour ce genre de tests aussi minimalistes.

Mais pour ajouter à la situation, la mort de mon conjoint ne m’a pas donné de bonnes raisons pour augmenter ma confiance à l’utilité des démarches. Je l’avais expliqué en long et en large sur un autre de vos billets et je resterai bref:
mon conjoint suivi attentivement en externe à l’hôpital Sacré-Coeur pendant ses sept dernières années de vie, pour de l’arthrite-rhumatoïde aigu, a développé un cancer des poumons sans que quiconque s’en aperçoive, à part 2 mois avant sa mort, alors qu’il était subito-presto, comme par l’intervention d’un saint-esprit quelconque, était diagnostiqué à un stade 4.
Ayant arrêté de fumé vers 1998 avec l’aide d’un médecin, aucune radiographie des poumons ne lui avait pourtant été prescrit après avoir fumé pendant plus de 50 ans.
Puis à l’hôpital pour sa maladie, avant de demandé son rendez-vous régulier, comme d’habitude il avait subit des prises de sang (en août) avant de téléphoner pour l’obtenir. Mais lors de la demande de rendez-vous, à la place de l’obtenir quelques semaines après, à cause d’une décision administrative pour réduire le nombre de patients rencontrés chaque semaine, son rendez-vous lui a été donné 14 semaines plus tard.
Son médecin ayant reçu les résultats, même en constatant des anomalies n’a pas jugé bon de devancer son rendez-vous…??????????????
Il n’est pas impossible, que cette décision lui fut fatale…comme vous le dites dans d’autres mots: il arrive que les secondes comptent et font la différence entre la vie et la mort!

Mourir ne m’inquiète pas…quoi que je sois pas prêt au point de vue de faciliter les procédures genre « paperasse » et légales à laisser aux autres.
Sauf que je demande si je ne retarde pas la finalisation de ses procédures comme pour « retarder » la mort.
Car je peux ainsi continuer de m’illusionner en affirmant: « Mourir ne m’inquiète pas…. ».

Ce qui m’inquiète vraiment et terriblement, serait de survivre très dépendant des autres.
Bien des vieux ne l’ont pas toujours très faciles dans les institutions spécialisées…mais ceux qui perdent leur autonomie vivent souvent leur purgatoire sur la terre. Heureusement je ne suis pas croyant!

Mais il est certain que votre article m’interpelle!

Corrections:
1- « Je l’avais expliqué en long et en large sur un autre de vos billets… »
en réalité c’était sur un billet de: Alec Castonguay, dont voici le lien:
http://www.lactualite.com/actualites/politique/mourir-dans-la-dignite-peter-mackay-et-la-campagne-de-peur/

2- « …à cause d’une décision administrative pour réduire le nombre de patients rencontrés chaque semaine… »
j’aurais dû écrire: …pour rationaliser et maximiser les opérations ce qui a eu pour effet, comme cela arrive trop souvent avec ce genre de décisions, bien qu’on nous promettre, promettre le contraire, de diminuer le nombre de patients rencontrés par le médecin concerné chaque semaine. Cette décision qui ne devait avoir que des effets positifs, avait pour conséquence de faire passer le nombre de jours des visites externes, de 2 à 1, sans augmentation des heures, soit en fait à une demi-journée par semaine.. Les heures avaient déjà été réduites de deux jours entiers à une demi-journée deux jours par semaine. Eh bien pourquoi pas? Méthode Toyota sans aucun doute?

On exagère beaucoup quand à la supposée faible espérance de vie dans le passé.

La longévité de mes ancêtres morts aux 17ème, 18ème, 19ème et 20ème siècle est de 65 ans, 70 ans, 73 ans et 76 ans. Dès le 18ème siècle, mes ancêtre vivaient pas mal longtemps. Pour exprimer cette longévité, je ne compte pas les ancêtres qui sont morts avant 40 ans (souvent pour des causes comme la noyade ou une grossesse).

Dans le passé, une fois qu’on arrivait à l’âge adulte, une belle et longue vie nous attendait, même aux 18ème et 19ème siècles. Quant aux ancêtres morts au 17ème siècle, leur longévité un peu plus faible s’explique peut-être entièrement par une vie de pionnier un peu difficile aux débuts historiques de la Nouvelle-France.

Mon père est mort passé 101 ans.
Ma mère à un peu moins de 75 ans.
Peut-on faire une moyenne?
Je ne crois pas que cela soit aussi simple.
D’autant plus que ma santé actuelle ressemble beaucoup à ce qu’elle vivait à mon âge…
Youpi j’en ai encore pour une dizaine d’année ???
Mourir subitement n’importe quand comblerait mes souhaits à ce niveau.
Mes douleurs à moins de s’améliorer subitement et ma situation sociale également ne m’incite pas à espérer plus tard que plus tôt!
C’est peut-être l’inverse aussi? Difficile à déterminer avec certitude.
Qui a dit que tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie?
Et lorsqu’il n’y a plus d’espoir alors?

Si vous connaissiez vraiment vos ancêtres morts au 19ème siècle, ou même au 20ème siècle, vous constateriez qu’ils sont PLUS nombreux que 2 et que, oui, on peut très bien faire une moyenne. La moyenne est d’autant plus valable qu’on recule dans les siècles!

Un grand merci honorable pour vos précisions.
Sincèrement, je croyais véritablement qu’avant mon père et ma mère, il n’y avait personne d’autres et que j’avais donc que 2 ancêtres.
J’ai toujours cru qu’ils étaient arrivés sur terre par une cigogne!

J’en profite pour ajouter un mot manquant à: « D’autant plus que ma santé actuelle ressemble beaucoup à ce qu’elle vivait à mon âge… » soit mère…ma santé actuelle ressemble beaucoup à ce qu’elle vivait à mon âge.

Merci encore!

(p.s.: sur le côté paternel on meurt très vieux, à plus de 90 ans et il y a eu beaucoup de centenaires; sur celui de ma mère la moyenne est avant d’atteindre les 80 ans, plus près des 75. Malgré l’importance que vous y accordez, je ne crois pas m’y inspirer pour prédire l’âge de ma mort! Par contre, les similitudes avec ma mère m’inspirent bien d’avantage tout en gardant en tête que les avancés médicales depuis sa mort étant ce qu’ils sont, ils devraient peut-être m’être positifs…mais je n’y compte pas comme étant une assurance pour autant!)

Sir DeCellese ne crois pas UNE SEULE SECONDE que seuls vos parents sont morts au 20ème siècle. Dans mon cas, sont morts au 20ème siècle: un père, 4 grands-parents et de nombreux arrière-grands-parents, par exemple. A chaque siècle, il y a typiquement 3 ou 4 générations qui meurent.

Mais Honorable, j’ai un peu tordu vos commentaires surtout pour amuser.
Mais puisque vous insistez!
Si j’accorde de l’importance à votre raisonnement, plus d’ancêtres inclus dans les statistiques devraient en faire des résultats plus justes et plus fiables, je suppose?
Et si on remontait tous à nos ancêtres communs et donc jusqu’à Adam et Ève?
Encore une boutade!

Sincèrement ça ne tient pas la route.

Les données sont trop différentes que seulement l’âge de la mort, non seulement comme le mode de vie, l’alimentation, les avancées scientifiques et médicales, mais la pollution, la transformation des aliments aussi, l’industrialisation qui est à la fois comme le dieu et le diable de notre ère, mais encore plusieurs autres paramètres qui entrent en ligne de compte … l’accessibilité aux soins appropriés en temps opportuns.

L’hérédité et le bagage génétique sont importants, mais jusqu’à quel point?

Plusieurs pistes de réponses se trouvent dans ce billet du docteur Vadeboncoeur!

A Sir Decelles: j’ai environ 1000 ancêtres qui sont morts au 17ème siècle. Forcez-vous un peu la tête avant d’écrire n’importe quoi.

Désolé honorable d’avoir répliqué selon ce que vous m’aviez inspiré…!!!

1000 ancêtres morts au 17 siècle.
Au 17ième siècle seulement?
Et avant?
Et après?
Ils ne sont pas à négliger!

Et puis ce n’est pas commun, que quiconque soit aussi bien renseigné sur ses ancêtres.
Encore moins, lorsqu’ils sont aussi nombreux, et en plus au 17ième siècle seulement, sans compter les autres!
Connaissez-vous leurs noms et adresses à tous?
Leurs numéros de téléphone en plus?

Moi je connais au moins 100,000 Chinois, mais je ne pourrais pas tous vous les nommer…j’ai commencé à souffrir de nombreux trous…de mémoire!

Mon Dieu que vous me semblez hors sujet, Sir DeCelles. Je vous ai dit que je connais mes ancêtres à partir du 17ème siècle.Il n’y a rien d’étonnant à cela. C’est vous qui êtes remarquablement à plaindre puisque vous ne connaissez que vos parents, selon vos dires.

Selon vous, je serais à plaindre parce que je ne connaîtrai que mes parents.
Si je n’avais que cela à plaindre, dans le sens que vous l’utilisez, ce serait bien peu et j’en serais incommensurablement ravi.
Quoi qu’il en soit, à plaindre de quoi que ce soit, après vous avoir lu ici et là honorable, ce serait bien insignifiant!

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