La norme LEED: balise verte

Quand pétrolières et alumineries commencent à se dire «vertes», quand la majorité des entreprises se découvrent un côté écolo — et en font grand état —, il est parfois difficile de départager le vert foncé du turquoise.

Pour nous aider à s’y retrouver, il existe des normes – ISO 14 001, FSC… – qui attestent du côté vert des produits, pratiques et services. En architecture, la norme LEED, créée aux États-Unis en 1998, joue ce rôle de chien de garde.

LEED, pour Leadership in Energy and Environmental Design, s’appuie sur un système de pointage attribué selon divers critères. Des exemples? S’établir près des transports en commun: 3 points. Récupérer l’eau de pluie: 4 points. Produire sa propre énergie renouvelable: jusqu’à 10 points. Plus on accumule de points, sur un maximum possible de 168, plus on grimpe dans l’échelle de la certification. LEED se décline en quatre niveaux: certifié (45 points); argent (60 points); or (75 points); platine (90 points).

Particularité de cette norme: elle ne récompense que les pratiques jugées novatrices. Ses exigences évoluent. Ainsi, le jour où l’isolation des tuyaux d’eau chaude fera partie des pratiques courantes, elle ne vaudra plus aucun point. Et deviendra cependant un critère obligatoire pour obtenir la certification, comme l’est en ce moment l’usage d’appareils électroménagers Energy Star, synonymes d’efficacité énergétique.

Il y a beaucoup de choses à dire sur LEED. J’y reviendrai. En attendant, vous pouvez consulter le site du US Green Building Council, ou consulter cette liste (en anglais, fichier PDF) des travaux à réaliser pour obtenir la certification. LEED Canada travaille actuellement à une version canadienne – bilingue – de la norme «LEED pour les maisons».

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