Là où ça va chauffer en 2010

Après l’échec relatif de la conférence de Copenhague, en décembre, les négociations internationales sur le climat pourraient échapper aux Nations unies et se jouer directement entre les grands pays émetteurs de gaz à effet de serre, selon Philippe Le Prestre, professeur d’écopolitique internationale à l’Université Laval. À Copenhague, les pays industrialisés ont refusé de se fixer des objectifs contraignants et ne se sont pas entendus sur la suite à donner au protocole de Kyoto. Tout au plus, ils ont convenu d’une aide à accorder aux pays en développement. Voici les villes qui seront à l’avant-scène des négociations sur le climat en 2010.

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WASHINGTON

Le projet de loi sur les changements climatiques en discussion ce printemps au Sénat aura un effet majeur sur les négociations internationales sur le climat, s’il aboutit comme le souhaitent les démocrates. Mais beaucoup doutent que le sénateur John Kerry parvienne à faire adopter une loi qui risque de faire augmenter les prix de l’énergie.

BONN

C’est ici qu’on préparera la voie au rendez-vous international de fin d’année à Mexico. Sous l’égide de l’ONU, deux groupes de travail tenteront de trouver de nouvelles pistes pour relancer les discussions.

 

TORONTO ET HUNTSVILLE

L’Ontario accueille les sommets du G20 et du G8 du 25 au 27 juin. Stephen Harper veut faire de la santé maternelle et infantile dans le monde la priorité du sommet du G8, mais il serait surprenant que le climat ne fasse pas l’objet d’âpres négociations, puisque les plus grands émetteurs de GES – la Chine et les États-Unis – seront présents au G20.

MEXICO

En décembre, nouvelle réunion de la Conférence des parties des 193 pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Ces pays parviendront-ils à relancer les négociations après le très timide accord de Copenhague et la démission, début février, du secrétaire exécutif de la Convention, Yvo de Boer ?