La pilule intelligente

La société néerlandaise Philips vient de créer la iPill, soit la pilule intelligente. Mais cette dernière n’a rien à voir avec les comprimés vendus en pharmacie, sinon par sa forme… et parce qu’il faut l’avaler.

Il s’agit en fait d’un robot miniaturisé muni d’une caméra vidéo, capable de se déplacer et de se diriger dans le système digestif afin d’aller déposer des médicaments à certains endroits bien précis. Grâce à un système de transmission sans fil, il peut aussi être téléguidé par un médecin. Cette capsule comprend en outre des détecteurs de pH et de température corporelle, un microprocesseur, une pile, un réservoir à liquide et une pompe. Elle pourrait inspirer de nouveaux traitements, plus ciblés, notamment de la maladie de Crohn et du cancer du côlon. Le prochain défi des chercheurs: trouver une manière de récupérer cette pilule à usage unique à la sortie…

Le cerveau des intimidateurs

Qu’est-ce qui se passe dans la tête des jeunes intimidateurs lorsqu’ils tyrannisent, humilient ou taxent leurs camarades de classe ? Pour le savoir, des psychologues de l’Université de Chicago ont observé le cerveau d’adolescents au moyen d’un appareil d’imagerie médicale. Les résultats sont troublants. Alors que les chercheurs s’attendaient à ce que les oppresseurs soient insensibles à la douleur de leurs victimes, ils ont constaté que ceux-ci éprouvaient au contraire du plaisir quand ils infligeaient de la souffrance aux autres.

Les chercheurs ont fait voir de courtes vidéos à une dizaine d’adolescents de 16 à 18 ans particulièrement agressifs, ainsi qu’à un groupe témoin de jeunes sans passé violent. Dans certains films, des personnes étaient victimes de petits accidents douloureux — elles recevaient un marteau sur les orteils, par exemple. Dans d’autres, des gens faisaient volontairement souffrir quelqu’un, notamment en écrasant son pied. L’analyse par résonance magnétique fonctionnelle a révélé que, chez les jeunes intimidateurs, les parties du cerveau associées à la récompense et au plaisir étaient stimulées. Au contraire, chez les adolescents du groupe témoin, les films activaient les zones cérébrales liées à la douleur, signe d’empathie. Les auteurs de la recherche croient que la fonction qui provoquerait la réaction naturelle d’empa­thie dans le cerveau pourrait être déficiente chez les jeunes intimidateurs. Ils espèrent que leurs travaux pourront mener à des thérapies novatrices pour eux.

Du cuivre contre les maladies nosocomiales

Les Égyptiens s’en servaient il y a 4 000 ans pour stériliser les plaies, et Hippocrate, pour traiter les ulcères aux jambes. Dans un essai mené à l’Hôpital universitaire Selly Oak, en Angleterre, les chercheurs ont redécouvert les propriétés antimicrobiennes du cuivre. Ils ont observé qu’il y avait beaucoup moins de micro-organismes (dans une proportion de 95 %) sur les objets en cuivre que sur les autres surfaces. La science ne sait pas encore précisément comment le cuivre agit, mais il détruit rapidement certains virus, dont celui de la grippe, le SARM et le C. difficile.

Il suffirait donc d’installer des portes, des interrupteurs, des sièges de toilettes et des robinets en cuivre pour ralentir la propagation des maladies nosocomiales.

Bedaines sous surveillance

On savait que l’obésité prédisposait au diabète, aux maladies cardiovasculaires et à certains types de cancer. Mais une nouvelle étude, menée auprès de 359 387 Européens, confirme que les médecins devraient aussi prêter attention à la manière dont le gras est réparti chez leurs patients. À indice de masse corporelle égal, une augmentation de 5 cm du tour de taille accroît le risque de mort prématurée de 17 % chez les hommes et de 13 % chez les femmes. En moyenne, ce risque est deux fois plus élevé chez les hommes dont le tour de taille atteint 120 cm que chez ceux dont la taille mesure 80 cm. Une raison de plus pour lutter contre les bourrelets et autres poignées d’amour !

Les écouteurs, mauvais pour le cœur

Les écouteurs de baladeurs MP3 peuvent nuire au fonctionnement des stimulateurs cardiaques et des défibrillateurs, même lorsqu’ils ne sont pas branchés à l’appareil. C’est la mise en garde émise lors du récent congrès de l’American Heart Association par des chercheurs du Beth Israel Medical Center, à Boston. Au cours d’une expérience, ils ont placé huit modèles d’écouteurs sur la poitrine de 60 patients et détecté des interférences sur quatre stimulateurs et dix défibrillateurs. Ces interférences seraient attribuables aux minuscules mais puissants aimants nécessaires à la production du son dans les écouteurs. Selon les chercheurs, il n’est pas dangereux pour les patients de porter des écouteurs sur la tête, mais ceux-ci doivent être tenus à au moins trois centimètres de leur poitrine.

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