Le cycle de l’info scientifique

Besoin d’un peu d’humour pour attaquer la semaine? Jetez un oeil sur les dessins humoristiques du site PhDComics, preuve que les aspirants chercheurs savent aussi s’amuser. J’adore celui ci-dessous (traduction plus bas). Et vous?

phd051809s

 

Traduction approximative

Le chercheur écrit: «Conclusions: A est correlé avec B (?=0,56),  en prenant C pour hypothèse, en considérant que D et sous les conditions E.»

Au bureau des relations publiques de l’université, on publie un communiqué: «POUR DIFFUSION IMMÉDIATE: DES SCIENTIFIQUES ONT TROUVÉ UN LIEN ENTRE A ET B (sous certaines conditions)»

Les agence de pressent publient: «A CAUSE B, SELON LES SCIENTIFIQUES»

Sur internet, on voit apparaître: «Les scientifiques veulent encore nous tuer!… (377 commentaires)»

Sur les nouvelles cablées de CNC, on voit «Dernière heure: A cause toujours B. Quelles sont les conséquences pour Obama?»

Ce qui donne, sur la chaîne de TV régionale: «Ce que vous ne savez pas à propos de A… peut vous tuer. Plus de détails à 11 heures»

Finalement, compris par la grand-mère du chercheur: «Je porte ça pour me protéger de A».

Laisser un commentaire

Fort réaliste. Avis aux journalistes. Très peu de gens réussissent à lire ce que les autres écrivent, puis le comprendre. Trop souvent, ils se mettent dans la tête une interprétation apocalyptique, ou exagérément jovialiste (selon ce qu’ils souhaiteraient que le scientifique ait écrit), les 2 étant totalement fictives, pour ensuite jurer que c’est ce que le scientifique a écrit. Je rencontre ce problème quotidiennement hors du laboratoire.

Il y a aussi le problème inverse: les gens qui refusent d’accepter les faits les plus incontournables et établis parce que ceux-ci ne cadrent pas avec leurs préjugés bien ancrés. La phrase est simple, l’évidence est claire, mais ils ne voient toujours pas. Aussi, il y a nombre de sujets qui requièrent, pour être compris et en parler, une intelligence que tous n’ont pas. Tout serait si simple si les gens ne s’exprimaient que sur ce qu’ils comprennent. Trop oublient qu’ils se nomment Homo Sapiens, et non Homo Volubilis.

Les plus populaires