La santé, ça se cultive

Nos carottes contiennent 50 % plus de bêta-carotène que celles de nos grands-parents. Parce qu’il y a 20 ans, des biochimistes et des biologistes sont parvenus à hybrider différentes variétés de carottes pour obtenir de meilleurs légumes. En collaborant avec les scientifiques, les agriculteurs pourraient donc améliorer l’alimentation et la santé de l’ensemble de la population.

« Trop souvent, les recherches en hybridation sont dirigées vers l’esthétique ou la productivité, mais il faut revenir à la base : cultiver pour la santé », affirme Linda Pollack, du département de l’Agriculture des États-Unis.

Son équipe de recherche veut maximiser les nutriments des plantes qui se trouvent dans nos champs. Déjà, elle est parvenue à diminuer la proportion d’acides gras dans les graines de soya, afin de réduire les quantités de gras trans dans les aliments transformés. Ses chercheurs ont aussi mis au point des lignées de canola présentant de faibles taux d’acide érucique, un acide gras nocif pour la santé humaine, ainsi que des variétés de maïs et de tournesol dont l’huile réduit les risques de maladies cardiaques. « Et ce n’est qu’un début, les possibilités sont infinies », dit Linda Pollack, enthousiaste.

Les diverses variétés d’un même légume contiennent des nutriments différents. Les scientifiques devront analyser chacune d’elles pour trouver celles qui sont les plus riches en nutriments, faire les meilleurs croisements possibles et obtenir des lignées plus nutritives commercialisables. « Nous cherchons à exploiter toute la biodiversité afin de la mettre au service de la santé », explique Linda Pollack. Quelle quantité de bêta-carotène doit idéalement contenir une carotte ? Les recherches devront se poursuivre pour répondre à cette question et à bien d’autres. En attendant, les scientifiques suggèrent de consommer des fruits et légumes de diverses variétés. Ainsi, les amateurs de pommes devraient manger des mcintosh, par exemple, mais aussi des spartans et des cortlands.

La piste des cheveux
Pour dépister le cancer du sein, les scientifiques étudient… des mèches de cheveux ! Chez les femmes atteintes d’un cancer du sein, les cheveux seraient marqués de motifs microscopiques particuliers qui pourraient servir à diagnostiquer la maladie. Les chercheurs ignorent pourquoi, mais ils avancent l’hypothèse que certaines protéines liées au cancer altèrent la structure du follicule du cheveu. Malgré le taux d’erreur encore élevé, cette technique pourrait contribuer à diminuer les faux diagnostics dus aux mammographies.

Il n’y a pas que les caries, avertissent les dentistes, il y a aussi l’acide !
De plus en plus de Canadiens souffrent d’érosion dentaire, c’est-à-dire d’usure de l’émail des dents par l’acide. Les coupables seraient les brossages trop fréquents et les aliments acides : fruits, jus, boissons gazeuses et énergétiques, etc. Évitez de vous brosser les dents immédiatement après un repas ; patientez plutôt une heure avant de le faire, pour ne pas frotter l’acide sur l’émail. L’Association dentaire canadienne recommande aussi de boire avec une paille, d’éviter de remuer les boissons dans la bouche en les faisant passer sur les dents et de se rincer régulièrement la bouche.

Conseiller en génétique
À la fois généticien et travailleur social, le conseiller en génétique interprète les avancées dans ce domaine et les traduit en données utiles aux gens qui le consultent. Il les informe des différentes maladies héréditaires, les aide à décider s’ils doivent subir des tests de prédisposition génétique et leur en explique les résultats. La sensibilisation accrue du public aux tests génétiques ainsi que les nombreuses percées scientifiques dans cette discipline font du conseiller en génétique un spécialiste de plus en plus demandé.

Maladies infectieuses
Les plus répandues
1. Bilharziose: 261 millions de malades
2. Paludisme: 143 millions de malades
3. Maladies diarrhéiques: 80,6 millions de malades

Les plus grandes tueuses
1. Infections respiratoires: 4 millions de morts/année
2. SIDA/HIV: 2,8 millions de morts/année
3. Maladies diarrhéiques: 1,8 million de morts/année

(Source : Organisation mondiale de la santé et World Health Report 2004)

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