La science s’invite dans la présidentielle française

Inspirés par les initiatives canadienne Je vote pour la science (élection fédérale de mai 2011) et américaine Science Debate (présidentielles 2010 et 2012), le collectif de blogueurs de science en français Café des sciences a lancé cet automne le projet Votons pour la science pour susciter des discussions autour de la science dans la campagne électorale française.

Plusieurs candidats, dont François Hollande, Jean-Luc Mélenchon et Éva Joly, ont répondu aux questions que leur ont adressées le groupe de blogueurs, qui s’est associé aux organismes Deuxième Labo, Sciences et Démocratie et Volta pour ce projet.

À moins de trois semaines du premier tour des élections, Nicolas Sarkozy n’a toujours pas répondu, pas plus que Marine le Pen ou François Bayrou.

Dommage, car le collectif pose plusieurs questions cruciales qui permettrait aux Français de faire des choix plus éclairés les 22 avril et 6 mai.

Voici le début de la réponse du candidat François Hollande à la question  «comment définissez-vous les sujets à traiter en priorité en matière de science et technologie ?» :

Le pouvoir politique ne peut être à même de définir par lui-même quels doivent être les grands choix scientifiques et technologiques pour notre pays. C’est d’ailleurs l’un des reproches majeurs que j’adresse au système actuel mis en place par la droite : depuis plusieurs années, le pilotage de la recherche se retrouve placé entre les mains d’une bureaucratie centralisée et opaque, aux techniques managériales, qui dicte ses priorités – et les financements qui en dépendent – à la communauté scientifique. Or c’est tout le contraire qu’il faut faire. Gouverner c’est choisir, bien sûr. Et je sais trancher quand il le faut. Mais cela ne doit pas se faire de manière arbitraire ou unilatérale. Tout choix scientifique et technologique doit résulter d’un dialogue constant entre le pouvoir politique et le monde de la recherche. Il faut bien distinguer le niveau politique qui, informé largement, doit fixer les grandes orientations pour lesquelles le soutien budgétaire sera fort, et le niveau de la mise en application, c’est-à-dire du choix de tel ou tel axe de recherche en particulier, qui doit être géré par la communauté scientifique.

S’il est élu, ce sera fort intéressant de voir comment se traduiront concrètement ses belles paroles…

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Et si c’est Sarkosy qui est élu, alors ce sera fort intéressant de voir comment se traduiront concrètement ses belles paroles que nous ne connaissons toujours pas puisqu’il n’a pas répondu.
Ne pas répondre n’oblige à rien une fois élu.

Je suis consterné par la position de cet homme rond de cuir. Je parle ici de monsieur Hollande. Sur un sujet aussi important qui se résume à dire ce que peut et doit faire la science pour résoudre ou sinon atténuer une situation désastreuse quant à l’évolution existentielle de l’humain, il nous répond le brave homme que lui, homme politique, qu’il ne peut rien proposer aux scientifiques. Mais bon sang ! les scientifiques se doivent de converser avec les politiques et les politiques avec les scientifiques pour choisir des programmes qui soient à la hauteur des enjeux. Finie cette indépendance de corps d’élites murés dans leurs labos qui trouvent plus judicieux de traquer, pour l’instant, à coût de milliards d’euros le boson de higgs au lieu de se pencher sur l’obtention de sources énergétiques » propres » et durables dans le temps. Ah,oui ! Il y a la fusion nucléaire un super programme dont l’avenir incertain en tant que résultats exploitables demandera 50 OU 100 ans(ou jamais) pour voir les premiers résultats, alors que la maison Terre brûle.
De toutes les façons ne parlez jamais de science à un politique, il ne comprend pas ce langage, ni les enjeux.

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