La Suède retourne au nucléaire

La Suède s’apprête à enterrer définitivement son projet de sortir du nucléaire annoncé il y a 30 ans. Après un accord survenu entre les quatre principaux partis politiques l’an dernier à ce sujet, le gouvernement vient d’annoncer un projet de loi qui autorise de nouveau la construction de centrales nucléaires en Suède.

En 1980, quelques mois après l’accident de Three Mile Island, aux États-Unis, le pays était dans le peloton de tête des opposants au nucléaire. Par référendum, les Suédois avaient alors choisi de débarasser complètement leur pays de ses centrales d’ici à 2010. L’accident de Tchernobyl, en 1986, avaient renforcé leurs convictions.

Mais trouver des énergies alternatives peu polluantes et en quantité suffisante s’est avéré beaucoup plus difficile que prévu. Résultat : les 10 réacteurs vieillissants fournissent encore près de 40 % de l’électricité du pays.

Si elle ne veut pas augmenter ses importations de carburants fossiles ni ses émissions de gaz à effet de serre, la Suède n’a pas d’autre choix que de reconsidérer sa position face au nucléaire, selon le gouvernement.

Le projet de loi stipule que les vieilles centrales pourront être remplacées par de nouvelles, sans pour autant que le nombre total de réacteurs augmente. Il prévoit aussi accroître la responsabilité des exploitants des centrales en cas d’incident, dans l’espoir d’inciter l’industrie nucléaire à améliorer la sécurité de ses réacteurs.

Les partis d’opposition entendent bien faire échouer ce projet, même si les derniers sondages laissent entendre que les Suédois sont aujourd’hui majoritairement favorables à l’énergie nucléaire.

Les commentaires sont fermés.

Les anglophones appelent cela un « reality check »… c’est bien joli les énergies renouvables mais aucune d’entre elles n’est à un niveau de maturité suffisant pour remplacer les sources traditionnelles. Et les coûts sont encore beaucoup trop élevés.

Les sources d’énergie nouvelles ne sont pas au rendez-vous pour le moment. Jacques Attali dans le magazine « L’Express » du 10 décembre écrivait: « Et si l’éolien n’était que du vent ? »…(sic) En France il faudrait construire 1400 éoliennes chaque année pour satisfaire la seule augmentation annuelle de la consommation électrique, et plus de 2100 pour produire autant qu’une centrale nucléaire. (!!!)Aussi…L’impérieuse nécessité de la réduction des GES conduit parfois à des politiques absurdes, résultats de la précipitation d’homme politique (pour qui l’écologie représente d’abord des voix) et de l’avidité d’entreprises (pour qui le « vert » signifie surtout des profits)…(!!!)