Le GIEC doit s’améliorer

Le Conseil interacadémique, qui rassemble 15 des grandes académies des sciences,  a rendu lundi son rapport (communiqué en français) tant attendu sur le travail du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Verdict: le processus utilisé par le GIEC a été globalement une réussite, mais l’organisation doit effectuer une réforme fondamentale de sa structure de gestion et renforcer ses procédures.

Le Conseil demande entre autres à l’organisation onusienne de peaufiner son système de passage en revue pour minimiser les erreurs, et de faire en sorte que les «controverses authentiques» soient bien reflétées dans les rapports du GIEC.

Moins de politique, plus de science, pourrait-on dire en substance. Les détails dans cet article du Monde.

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On ne cesse de nous expliquer que le GIEC, qui rassemble des scientifiques dont la compétence parait indiscutable, fonctionne par « consensus ».
Selon le dictionnaire Larousse, un consensus est un accord de consentement du plus grand nombre.
Ceux que l’on appelle les climato sceptiques préfèrent la démarche qui comme le préconise Descartes doit mettre en doute toutes les connaissances qui nous semblent évidentes pour établir un fondement scientifique inébranlable dont sera déduit tout le reste.
Pour le GIEC le consensus, accord de la majorité sur des points que l’on ne met pas en doute, relève peut être de la science puisqu’il est pour partie le fait de scientifiques, mais il relève surtout de la politique et pourrait être obtenu par vote, par référendum et pourquoi pas par sondage.
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Notre bon François Rabelais aurait-il accepté de faire partie du GIEC ou d’en cautionner les oukases et autres conclusions péremptoires ?
Est-il possible et raisonnable en effet, ainsi que le fait le GIEC, de mélanger sans risque science et politique ?
Non ! Loin de moi l’idée de sous entendre que la politique se fait au plus grand mépris de la conscience, mais enfin ! Il y a quand même des arrangements, et l’exemple d’Albert Einstein dont les découvertes ont été utilisées aux fins militaires que l’on sait, et qui en a terriblement souffert, montre bien que les politiques sont parfois loin de considérer que pour être véritablement au service de l’Homme, la science doit être liée à cette conscience morale qui caractérise les vrais scientifiques, et peut-être pas toujours ces mêmes politiques.
On objectera certes que ce sont les tenants et conservateurs de l’ordre moral, qui s’opposèrent aux travaux de la première dissection humaine que fit à Montpellier, Rabelais, le célèbre curé de Meudon.
Ce sont les mêmes qui firent que Galilée condamné à la prison à vie par la Congrégation du Saint-Office aurait murmuré dans sa barbe, le 22 juin 1633 : « Mais pourtant elle tourne ! ».
C’est vrai ! Mais après tout n’y avait-il pas chez ces inconditionnels de la conscience morale un soupçon de comportement politique lié au fait qu’il faillait ménager la chèvre et le chou, en l’occurrence faire en sorte que l’école de médecine de Montpellier ne soit pas trop en avance sur les autres ; ou que les partisans du géocentrisme ne soient pas trop brutalement ridiculisés par Galilée.
Il a fallu la ténacité de Louis Pasteur pour que son vaccin de la rage passe outre le consensus du monde médical dont il avait le tort de ne pas faire partie.
Sans vous inviter Messieurs les scientifiques du GIEC à faire preuve d’un peu de conscience dont on ne veut pas croire que vous êtes dépourvus, pussions nous par contre vous inviter à un peu plus de modestie, en ne considérant pas, comme le firent les géocentristes, que la terre est le centre de l’Univers, et que les petits cirons que nous sommes sur cette terre ont tout pouvoir pour régenter cet Univers et notamment agir sur les facteurs qui gouvernent le climat.
Pour en revenir à la conscience et afin que la science ne devienne pas ruine de l’âme, il serait bon que cette science dirigeât ses recherches, non plus sur le rôle illusoire de l’Homme sur le changement climatique, mais sur les conditions dans lesquelles l’humanité peut s’adapter à ce changement auquel de plus en plus d’entre nous et surtout de grands scientifiques consensuso-sceptiques croient que ne pouvons rien.
N’oubliez pas que de cette adaptation au réchauffement, entre autres, dépend l’espoir que nous avons tous que ne meurent plus de faim ces malheureux petits dont des dizaines ont disparu dans le monde depuis que vous avez commencé à lire ce commentaire.

@ Jean-Pierre Canot,
Aucun scientifique ne nira que le CO2 est est gaz à effet de serre et aucun scientifique ne nira non plus le fait que la concentration de CO2 a augmenté dans l’atmophère de façon significative depuis le début du 20ième siècle.

Compte tenu des ces faits qu’est-ce qui vous fait croire que l’humanité me peut influencé le clima. Il n’y a pas que les gaz à effet de serre qui influence le climat la déforestration aussi.

Il est fort probable que les changements climatiques actuels ont pour cause la présence humaine sur cette planète.

De plus je crois contrairement à vous que nous pouvons renversé la vapeur si nous en avons la volonté.

@ jacques d. :
«Aucun scientifique ne nira que le CO2 est est gaz à effet de serre et aucun scientifique ne nira non plus le fait que la concentration de CO2 a augmenté dans l’atmophère de façon significative depuis le début du 20ième siècle.

Compte tenu des ces faits qu’est-ce qui vous fait croire que l’humanité me peut influencé le clima.»

Vos deux affirmations ne permettent pas de conclure que l’humanité est à l’origine du réchauffement climatique.
En effet, il ne faut pas confondre effet de serre et réchauffement climatique et la coïncidence de deux faits n’implique pas leur corrélation.

Le propre de toute démarche scientifique est précisément de se méfier des apparences. La méthode est de proposer une théorie et de vérifier si les faits confortent ou non cette théorie.

Pour ce qui est d’un réchauffement induit par une augmentation du CO2 atmosphérique, les faits démontrent que c’est l’inverse. L’augmentation du taux de CO2 atmosphérique suit l’augmentation globale des températures avec un décalage d’environ 800 ans, à 200 ans près (source : Carbon dioxide Information Analysis Center http://cdiac.ornl.gov).

Il est toujours bon de s’appuyer sur des faits avant d’affirmer quoi que ce soit.

Il eut été si intéressant que Mme Borde arrive à cette conclusion par elle-même il y a 1 an, au lieu de se faire le thuriféraire non critique du GIEC à l’époque.

En effet, pendant des années, la plupart des journalistes (dont Mme Borde, si je ne me trompe) ont bu le militantisme du GIEC comme si c’était du lait maternel (1). Ne serait-il pas temps pour un peu de mea culpa chez ceux-ci? Le fait que Pachauri n’ait pas encore démissionné montre que cet homme n’était pas, dans ce groupe, un excentrique, mais, somme toute, assez représentatif du militantisme et de l’activisme ambiant.

Les erreurs élémentaires qu’a commises le GIEC, bien que peu nombreuses, sont néanmoins intolérables par leur gravité. Il n’est pas sûr qu’un successseur de Pachauri changera la mentalité qui infectait la base du GIEC (par base j’entends ceux qui écrivent les executive summaries, les résumés, qui sont en charge des relations publiques, etc.).

(1) La plupart d’entre eux ont défendu le GIEC de tout leur coeur, de toutes leurs forces et de tout leur esprit, jusqu’à ce que cette défense ne devienne elle-même indéfendable. Un peu moins d’esprit de meute et un peu plus d’esprit critique aurait été fort apprécié. Par exemple, ces journalistes nous répétaient sans cesse les inconvénients d’un réchauffement climatique sans jamais en mentionner les avantages. Imaginez un journaliste qui répète sans cesse les inconvénients d’un autoroute sans en mentionner les avantages: ne serait-il pas sévèrement réprimandé? Pas quand il est question de réchauffement climatique, dirait-on.

J’ai quelques questions pour vous, Mme Borde:

Quelle serait votre réaction si des éléments d’un des rapports du GIEC serait plagié?

Est-ce que Rajendra Pachauri agit de manière correcte en traitant de négationniste les scientifiques dont leur rapport publiés dans des périodiques académiques en arrivent à des conclusions contraires à celles de son groupe?

Quelle a été votre réaction lorsque Rajendra Pachauri aie traité de « science de vodou » en novembre 2009 les conclusions d’un chercheur indien à propos de la fonte des glaces de l’Hymalaya?

Que pensez-vous des propos de Rajendra Pachauri quand il avait dit que les conclusions des rapports du GIEC sont entièrement basées sur des publications scientifiques alors que plus de 3000 sources utilisées du rapport de 2007 proviennent de publications non-scientifiques (magazines, journaux, communiqué de presse, etc…)?

Que pensez-vous du fait que l’on se soit basé sur une dissertation provenant d’un étudiant et d’une revue d’alpiniste pour affirmer que la fonte des glaces des montagnes des alpes soit due au réchauffement climatique?

Que pensez-vous du fait qu’un organisme supra-national aie le monopole de la science?

@ Honorable

Ce que vous reprochez à Mme Borde »ont bu le militantisme du GIEC comme si c’était du lait maternel (1) » vous devriez l’appliquez à votre personne pour bien des sujets