Le guide pratique de la vaccination contre la grippe

Il est à peu près certain qu’il y a plus d’avantages que de risques d’être vacciné.

Sante_et_scienceLa campagne de vaccination contre la grippe bat son plein depuis quelques jours. L’objectif des autorités est de vacciner 80 % des gens. Allez-vous en être? Ce guide pratique pourra vous aider à prendre une décision.

Au fait, comment se porte la grippe jusqu’ici? Fort bien. Au Québec, on ne voit presque pas d’activité grippale, comme le montrent les plus récentes analyses du Laboratoire de santé publique, tandis que les virus apparentés ne sont pas très nombreux non plus:

Source: Laboratoire de santé publique du Québec. Données pour la semaine se terminant le 31 octobre 2015.
Source: Laboratoire de santé publique du Québec. Données pour la semaine se terminant le 31 octobre 2015.

Et selon les plus récentes données publiées sur le site de l’Agence de santé publique du Canada, c’est tranquille ailleurs au Canada, avec un peu plus d’activité dans le sud de l’Ontario:

Source: Agence de la santé publique du Canada
Source: Agence de la santé publique du Canada

Tant mieux, mais c’est à suivre: nous sommes encore bien tôt dans la saison.

Vaccin version 2015

Le vaccin offert dans le programme québécois 2015-2016 de vaccination contre la grippe contient trois ou quatre des souches suivantes:

  • A/California/7/2009 (H1N1)
  • A/Switzerland/9715293/2013 (H3N2)
  • B/Phuket/3073/2013
  • B/Brisbane/60/2008 (seulement dans le vaccin quadrivalent)

La grippe A est la plus sévère et cause habituellement la majorité des cas. Quant aux anagrammes (H1N1, H3N), ils renvoient aux protéines de l’enveloppe du virus, l’hémagglutinine et la neuraminidase. Ces protéines varient beaucoup d’une souche à l’autre, puisqu’on retrouve 19 sous-types d’hémagglutinine et 9 sous-types de neuraminidase, d’où la complexité de mettre au point un vaccin efficace.

La version qui nous avait durement frappés l’an dernier était un H3N2. Malheureusement, le vaccin 2014-2015 n’était pas efficace. Que vous ayez été vacciné ou non, le risque d’attraper la grippe était exactement le même. Cela a contribué à une saison intense de grippe.

Il s’agit toutefois d’un échec exceptionnel, puisque généralement, le vaccin contre la grippe protège dans 50 %, 60 % ou parfois 70 % des cas. C’est toujours ça de pris.

L’histoire du vaccin

Pour ceux qui aiment l’histoire, l’Institut Pasteur de Paris a démontré l’existence d’un virus (filtrant) causant la grippe en 1918. Puis, en 1931, un chercheur a réussi à cultiver le virus, utilisant une technique d’injection dans l’œuf de poule fécondé. En 1937, la technique de culture a été améliorée et c’est la même qui est encore utilisée aujourd’hui.

C’est à la fin de la Deuxième Guerre mondiale que le célèbre chercheur et virologue Jonas Salk, qui inventera plus tard le vaccin contre la poliomyélite, a développé à grande échelle un vaccin antigrippe purifié à partir d’œufs de poule ensemencés. Celui-ci sera ensuite utilisé pour vacciner les soldats américains en 1944-1945. D’après mon ami le journaliste Pierre Gingras, au Québec, 500 000 poules se consacrent à la ponte des œufs destinés à la production de vaccins.

En 1968, un nouveau virus est apparu: le H3N2. Il a mis en échec les stratégies américaines de vaccination, qui visaient jusque-là le H2N2. L’Europe a eu l’avantage de voir arriver ce H3N2 en 1969, ce qui laissa le temps requis pour préparer une riposte efficace.

En 1977, une vieille souche de «grippe russe» H1N1 est réapparue, ce qui a poussé les autorités sanitaires à inclure ce virus dans le vaccin distribué. On a ensuite ajouté à ces souches du groupe A (H3N2 et H1N1) un virus du groupe B, ce qui donne le vaccin trivalent utilisé de nos jours.

Avantages du vaccin

Parlons des avantages du vaccin. D’abord, il diminue l’incidence de la grippe, et son intensité chez ceux qui l’attrapent tout en étant vaccinés. Ceux qui ont déjà eu la grippe et sont demeurés cloués au lit quelques jours avec 39 °C de fièvre et des douleurs musculaires intenses seront d’accord que c’est un gain appréciable!

De plus, pour certains groupes, il est bien démontré que le vaccin contre la grippe diminue les complications, surtout chez les grands malades chroniques, les malades pulmonaires, les patients souffrant de cancer, les grands cardiaques et les personnes âgées à la santé fragile. Dans bien des cas, le vaccin réduit aussi les hospitalisations.

Les données sur la baisse de mortalité sont moins solides. L’an passé, la surmortalité constatée au Québec a été attribuée à une grippe plus sévère en l’absence d’efficacité du vaccin, mais le lien demeure incertain.

Pour ce qui est des gens en bonne santé, l’effet du vaccin sur les complications, les hospitalisations et les absences au travail est également incertain.

Les risques du vaccin

Voyons maintenant les effets indésirables et les risques du vaccin, qu’il faut connaître, surtout parce qu’ils sont très limités.

D’abord, il faut savoir que le vaccin contre la grippe ne donne pas la grippe, bien qu’on puisse l’attraper dans les jours qui suivent la vaccination. Le vaccin prend jusqu’à deux semaines avant d’atteindre sa pleine efficacité.

Du côté des effets secondaires mineurs, on retrouve une gêne ou une rougeur, de même qu’un gonflement au site d’injection. On peut également observer une fièvre de courte durée, parfois un peu plus élevée chez les enfants. On observe aussi parfois une fatigue à court terme et quelques douleurs musculaires. Ces effets secondaires sont plus fréquents chez les enfants vaccinés pour la première fois.

Dans de rares cas, moins de 1 cas pour 1 000 injections, on observe une vraie réaction: l’urticaire (allergie cutanée) ou des convulsions fébriles en cas de poussées de température. Notons que les virus eux-mêmes peuvent également causer de l’urticaire et des convulsions fébriles à plus grande fréquence.

Parmi les effets secondaires très rares, moins de 1 cas pour 10 000 injections, on peut souffrir d’une réaction allergique sévère et des symptômes neurologiques de type engourdissement. Les réactions allergiques sévères sont toutefois moins fréquentes que celles attribuables à un antibiotique comme la pénicilline, où on en retrouve à hauteur de 1 à 5 pour 10 000 prises d’antibiotiques(1).

Une complication, vraiment très rare et dont l’association avec le vaccin demeure incertaine, survient dans 1 cas pour 1 000 000 d’injections: c’est le syndrome de Guillain-Barré. Il s’agit d’une paralysie d’intensité variable, avant tout causée par les virus plutôt que les vaccins. On en observe de 50 à 60 cas par année au Québec.

Il est possible que le vaccin contre la grippe augmente légèrement ce risque, mais il est beaucoup plus probable de souffrir du Guillain-Barré à la suite d’une grippe, le risque associé au virus lui-même étant bien supérieur.

Le tableau suivant résume les symptômes et complications, comme présenté sur le site du MSSS:

<a href="http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/vaccin-injectable-contre-la-grippe/#symptômes>Ministère de la Santé et des Services sociaux</a> "  data-aspectratio="1.115760111576" width="800" height="717"><figcaption id="caption-attachment-330189" class="wp-caption-text"><noscript><img class="wp-image-330189 size-large" src="/assets/uploads/2015/11/effets-secondaires-vaccin-800x717.png" alt= Source: Ministère de la Santé et des Services sociaux

Si on est allergique aux œufs

Selon le site de Santé Canada, même si le vaccin est produit avec des œufs de poule, les personnes allergiques aux œufs peuvent le recevoir (en version inactivée, ne contenant que des fragments de virus), même s’ils souffrent d’une allergie sévère.

La purification des protéines utilisées permet de l’administrer sans risque et on considère qu’il y a plus d’avantages que de risques à le recevoir, bien que le vaccin doive toujours être injecté en milieu clinique, afin de pouvoir intervenir en cas de réaction.

Par contre, le vaccin en version atténuée (vivant, mais ne pouvant causer la grippe) ne doit pas être injecté à une personne allergique aux œufs, les données étant insuffisantes pour en garantir la sécurité.

Convaincre les gens de se faire vacciner

Cette année, après l’échec relatif du vaccin en 2014-2015, il sera plus difficile de convaincre les gens de se faire vacciner, une mesure pourtant recommandée par les autorités de santé publique. L’objectif de 80 % est donc loin d’être atteint.

Même si, pour la population générale, choisir de ne pas se faire vacciner ne constitue pas un pêché mortel, pour les malades chroniques, ceux avec des cancers et les grands malades des poumons, il y a clairement plus d’avantages que de risques. Ces groupes sont admissibles aux programmes gratuits de vaccination du ministère de la Santé, en plus des femmes enceintes et des enfants de moins de deux ans. Le vaccin est également recommandé pour les proches de ces personnes et les travailleurs de la santé.

Bonne nouvelle pour les bélonéphobes (OK, il s’agit de ceux qui ont peur des piqûres, mais je trouvais le mot joli), le vaccin peut se donner par voie nasale. Il est aussi efficace sous cette forme et il est compris dans le programme québécois de vaccination pour les enfants de 2 à 17 ans qui sont à risque de complications ou ceux qui vivent avec des personnes à risque.

Le vaccin peut aussi être donné sous forme nasale de 18 à 60 ans, mais il faut alors en assumer les coûts.

Et l’avenir ?

Un des défis de la vaccination antigrippale est la variation fréquente des virus. Comme il faut prédire quel virus sera dominant plusieurs mois à l’avance (le temps requis pour préparer les vaccins en quantité suffisante), on se trompe parfois, comme l’an dernier. Or, en pleine saison de grippe, il est alors trop tard pour modifier le vaccin.

Lueur d’espoir, les chercheurs ont constaté que certaines portions du virus varient beaucoup moins dans le temps, ce qui pousse la recherche vers la mise au point d’un nouveau vaccin ciblant ces régions plus stables du virus.

L’expérimentation animale semble donner de bons résultats, de sorte qu’on pourrait voir venir des vaccins plus efficaces, dont la durée d’action serait plus grande (l’effet du vaccin dure moins d’un an sous sa forme actuelle), tout comme l’efficacité.

Je vais me faire vacciner

Personnellement, je me fais vacciner chaque année, ayant pour tout effet secondaire une douleur au bras qui dure quelques heures, sans plus. Je le fais, parce que je suis convaincu que le vaccin est sécuritaire et qu’il existe plus d’avantages que d’inconvénients.

Travaillant avec des patients qui sont affectés par la grippe, je me protège ainsi, mais je protège aussi les autres patients, de même que ma famille, à qui je pourrais transmettre le virus.

Vous avez sans doute maintenant l’information nécessaire pour effectuer le bon choix, qui demeure le vôtre. Comme je l’ai mentionné, ce n’est pas une catastrophe de ne pas être vacciné si on est en bonne santé, mais de penser que c’est une catastrophe d’être vacciné est encore plus faux. Comme on l’a vu, il est à peu près certain qu’il y a plus d’avantages que de risques à être vacciné. Alors, pensez-y.

* * *

(1) Je suis toujours surpris de voir que des gens se méfient peu des antibiotiques, mais beaucoup des vaccins, alors que le risque de complications est plus élevé, par exemple la colite pseudomembraneuse (causée par la bactérie C. difficile), la résistance bactérienne ou les modifications à la flore intestinale. Les vaccins ne causent aucun de ces problèmes.

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– Les risques des vaccins antigrippaux que l’Assurance Maladie vous cache [notices professionnelles des vaccins Fluarix, Agrippal, Immugrip & Vaxigrip]

http://initiativecitoyenne.be/2015/10/les-risques-des-vaccins-antigrippaux-que-l-assurance-maladie-vous-cache-notices-professionnelles-des-vaccins-fluarix-agrippal-immugr

– Government Pays Compensation to 80 Flu Vaccine Injuries and Deaths

http://healthimpactnews.com/2014/government-pays-compensation-to-80-flu-vaccine-injuries-and-deaths-in-3-month-period/

– Dr Dominique Dupagne : Les dangers du vaccin contre la grippe ne sont pas ceux que l’on croit

http://www.atoute.org/n/Les-dangers-du-vaccin-contre-la.html

Si le gouvernement veut vacciner à 80%, pourquoi est-ce qu’ils continuent de laisser savoir que c’est gratuit seulement pour les gens atteints d’une condition chronique, des enfants et des vieux? Parce que c’est gratuit pour tout le monde si on fait un rendez-vous au CLSC.

Un peu de transparence ne serait pas superflu

D’emblée,j’aimerais préciser que je ne suis pas contre les vaccins, bien au contraire.Plusieurs ont démontré leur efficacité et je suis la première à m’en réjouir.Je ne suis pas, non plus, de celles qui croient que l’autisme soit causé par un vaccin. Ceci étant dit, j’ai un petit bémol concernant le vaccin anti-influenza, communément appelé «vaccin contre la grippe». Cette maladie qui nous afflige de fortes douleurs musculaires, de température élevée, de toux, d’anorexie, de pharyngite et d’asthénie qui nous porte à dormir et encore dormir n’a rien à voir avec nos rhumes saisonniers et autres infections respiratoires.Certains se targuent de ne l’avoir jamais «attrapée», d’autres de l’avoir chaque année (méfiez-vous).En général, nous en sommes atteints entre 1 et 3 fois dans une vie.Chose certaine, nous nous souvenons longtemps de l’état semi-comateux dans lequel elle nous a plongé. Pour la majorité, nous avons tout ce qu’il faut pour «passer au travers», comme disait ma grand-mère mais pour les corps fragilisés par l’âge et la maladie c’est une autre his- toire.Pour avoir travaillé pendant 16 ans comme infirmière et gestionnaire dans les centres d’hébergement publics, j’ai toujours trouvé risible les communiqués que les ressources humaines du réseau de la santé faisaient parvenir à leurs employés, avis les enjoignant de ne pas se présenter au travail en présence d’un syndrome d’allure grippale. Les non vaccinés, étant impérativement visés: les retourner chez-eux, illico et sans solde, en cas de refus de la vaccination.Comme menace, on ne peut être plus clair. Expédier de telles missives démontre une ignorance proche de la malhonnêteté. Tous les professionnels de la santé vous le diront, les malades souffrant d’une grippe sont incapables de se présenter au travail. Le seul lieu succeptible de les accueillir en son sein dans leur état: leur lit.
En 2001,le ministère de la santé décide d’offrir aux bénéficiaires des CHSLD le fameux vaccin pneumovax (vaccin contre la pneumonie).Cette année-là, j’ai perdu sur une unité une dizaine de résidants, sur une période de 3 mois, tous décédés de pneumonie. Il est vrai que cette maladie est une cause fré- quente de décès chez cette clientèle vulnérable (vaccinée ou non)mais il avait été stupéfiant pour les employés et intervenants sur le terrain de constater, en plus du nombre élevé de décès, que la cause principale de leur mort était la maladie pour laquelle ils avaient été vaccinés.
Il serait intéressant que les journalistes pressent les organisations des CIUSSS à présenter leurs statistiques concernant les décès causés par l’influenza ou ses complications, avant et après l’implantation du vaccin.Je ne crois pas que le vaccin tue, loin de là mais je me pose de nombreuses questions quant à son efficacité. J’ai souvenir de dix résidants atteints d’infection respiratoire pour lesquels nous avions fait des prélèvements. Sur ce nombre, un seul cas positif d’influenza. Les dix cas furent placés en isolement, rhumes compris. L’isolement dans les CHSLD est un autre dossier incohérent dont il serait intéressant de parler. Est-ce que les prélèvements naso-pharyngés sont faits systématiquement dans tous les centres?Confusion totale.Rendre public toutes ces données afin d’évaluer adéquatement l’incidence de l’influenza et son efficacité ne serait pas superflu.
Il serait également impératif de connaître l’état de santé des résidants avant la contamination par la grippe.Ce que nous constatons sur le terrain, c’est que les cas de décès par pneumonie sont habituellement des cas très lourds (multi diagnostics),vaccinés ou pas.
Les virus sont très habiles, par leurs mutations, à déjouer les prévisions des meilleurs microbiologistes. Mutations qui aident le virus à survivre et facili- tent sa reproduction. Ce qui est loin d’être négligeable, particulièrement en ce qui concerne l’influenza et ses nombreuses souches.
Demandez aux employés de la santé, si les décès ont diminué depuis l’arrivée de la vaccination.Il y a de fortes chances que la réponse soit non. Sachant cela , comment peut-on s’étonner que ces derniers soient les premiers réfrac-taires à se faire vacciner.
Se faire vacciner ou ne pas se faire vacciner contre l’influenza suppose un choix éclairé et non un choix tributaire d’une information incomplète fournie par nos dirigeants et l’industie pharmaceutique.

Marie-Diane Bouchard

J’ai eu une réaction au vaccin 2014…soit : léger engourdissement de la langue, donc un peu de difficulté à m’exprimer et lorsque je marchais j’avais l’impression de marcher sur de la ouate, me sentais pas solide du tout. J’ai eu le vaccin 2015 et aucun problème.

Je ne me suis pas fait vacciner pour la fausse grippe AH1N1. Quand je pense que l’on ne pouvait pas aller au Mexique si on n’avait pas reçu le vaccin, alors que 80% des Français avaient refusé de se faire vacciner. On nous a menti aussi l’an dernier en nous enjoignant de se faire vacciner, alors que le vaccin n’était pas efficace. Malgré la citation de toutes vos belles études sur les bienfaits de la vaccination, comme toujours en tant que médecin, vous êtes incapables de douter de vous.

Oui! ouI, M. Vadeboncoeur, vous me consternez mais ne me surprenez pas d’être favorable aux vaccins. Pour ma part, la fausse grippe AH1NI de même que le vaccin inutile de l’an dernier contre la grippe pour des raisons que toute la communauté médicale brandit à tour de bras me laissent plus que perplexe. Par ailleurs, vous ne parlez jamais du fait que le sida a été répandu à travers le monde grâce (!) à des campagnes de vaccination massive avec des banques de sang et des aiguilles réutilisables contaminées. La médecine continue à jouer aux apprentis sorciers. Bon! Au moins, plusieurs chirurgies peuvent fonctionner de temps à autre (si elles ne relèvent pas d’un surdiagnostic), tout à fait comme l’œuvre d’un bon plombier. Bon! Un plombier au moins ne gagne pas 400 000$ par année.

Docteur, les années précédentes, vous citiez un article de la Cochrane Library qui indiquait qu’aucune étude n’avait démontré la nécessité de se faire vacciner contre la grippe pour les hommes de 65 ans ou plus. Comme vous ne le citez plus, je me demandais si ces résultats étaient encore valides.

Je vous le demande parce que j’ai 68 ans et que la seule année où je me suis fait vacciner, à 64 ans, je me suis retrouvé complètement à terre trois semaines plus tard, avec mononucléose en prime et faiblesse généralisée pendant trois mois. (Le printemps étudiant m’avait remis d’aplomb.) C’était peut-être une coïncidence, mais j’ai gardé l’impression que le vaccin m’avait rendu plus susceptible d’attraper des virus.

Un collègue dans la soixantaine a vécu quelque chose de semblable : il se fait vacciner deux années de suite, et les deux années il passe l’hiver complètement amorphe, incapable même de pelleter, avec des nuits de 10 heures de sommeil.

Donc il ne se fait plus vacciner, ni moi. Il va sans dire que mon médecin commence à me trouver antipathique. Soit dit en passant, je n’ai pas attrapé de grippe.

Mon collègue et moi, est-ce qu’on est deux exceptions rares ou est-ce qu’on se fait accroire des choses ?

Vos lumières s.v.p. !

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