Le mythe des carences en vitamine D est tombé!

Bonne nouvelle! La grande majorité des Américains et des Canadiens ne manquent pas de vitamine D, selon un rapport publié aujourd’hui par The Institute of Medicine (IOM), la branche santé des National Academies américaines.

Par ailleurs, l’IOM précise qu’il est seulement prouvé que la vitamine D et le calcium jouent un rôle important pour la santé des os.

Les preuves ne sont pass assez solides pour affirmer que ces nutriments protègent de toute autre maladie comme les cancers, le diabète ou les maladies cardiovasculaires.

Enfin, les dernières recherches semblent montrer que des excédents de vitamine D et de calcium pourraient être nocifs, selon l’IOM.

Plus de 1000 études ont été analysées par l’IOM, qui recommande que l’apport journalier en vitamine D soit fixé à 600 unités internationales (ui)  pour les adultes de moins de 70 ans et à 800 ui au delà, soit plus que la dose de 400 ui jusque là recommandée par Santé Canada.

Les besoins en calcium sont quant à eux estimés à 700 à 1300 milligrammes par jour, selon l’âge.

Voyez les détails des nouvelles recommandations sur le site de Santé Canada, s’ils vous intéressent.

 Dans les dernières années, des scientifiques ont exploré toutes sortes de conséquences d’une carence en vitamine D. Dernière en date, le risque de dépression accru.

Ces résultats de recherche parfois mal rapportés, ainsi que le marketing exercé par les vendeurs d’aliments enrichis et de suppléments alimentaires, ont amené une bonne partie de la population à se soucier de ses apports en vitamine D.  À tort.

Passez plus de temps au soleil, mangez plus de produits laitiers, prenez du jus enrichi ou des suppléments… on nous a abreuvé de conseils visant à nous éviter un problème dont on vient de découvrir… qu’il n’existe pas!

C’est fort, non ?

Ce qu’il fallait changer, c’était l’apport recommandé par Santé Canada, ce qui vient d’être fait. Pas l’alimentation des Canadiens. Nuance.

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Il y a pourtant un bon nombre d’études qui confirment que l’apport supplémentaire en vitamine D aide à réduire le risque de développer la sclérose en plaques.

Nombre de ces études sont disponibles sur le site de la société canadienne de SeP

http://scleroseenplaques.ca

Poursuivez vos recherches.

Cordialement

Patrick Neault

Votre billet démontre, pour une journaliste scientifique, une capacité à sauter aux conclusions un peu trop rapidement et un manque de profondeur dans l’analyse d’un dossier beaucoup plus complexe qu’un simple communiqué de presse.

Que l’IOM n’inclut pas dans leur rapport les données scientifiques sur les indications autres qu’osseuse parce qu’elles ne sont pas suffisamment étayées, soit. Il est vrai que le poids de la preuve n’est pas encore assez important dans les différentes sphères de recherches comme la prévention du cancer, les maladies cardiovasculaires, le déclin cognitif, etc. pour servir de base à une politique de santé publique.

Que l’IOM abaisse le seuil minimal du taux sanguin de vitamine D de 75nmol/l (basé sur un consensus international très large) à une valeur de référence de 50nmol/l (qui n’a pas de fondement réel dans la documentation), c’est là où le bât blesse. C’est de cette façon qu’ils arrivent à la conclusion d’une absence de carence en vitamine D. Pourtant, la documentation à propos des populations nordiques (incluant des références d’ici, au Québec) arrive majoritairement à la conclusion que nous manquons de vitamine D de façon importante. On peut se questionner sur les motivations de l’IOM pour abaisser cette valeur de référence…

Que l’IOM annonce des apports de référence conservateurs, qui sont toutefois plus élevés que les apports adéquats d’avant, c’est mieux que rien. Ça ne concorde cependant pas avec ceux d’autres organismes tout aussi crédibles comme la Société canadienne de pédiatrie qui recommande 2000 UI aux femmes enceintes.

Mais que vous affirmiez que le « Le mythe des carences en vitamine D est tombé! » et que la population ne devrait pas se soucier de ses apports en vitamine D, là, vous franchissez un pas de démagogie qui n’est pas permis à une journaliste scientifique (une classe qui est d’ailleurs en voie de disparition).
Mme Borde, s’il vous plait, tenez-vous-en à des sujets que vous maitrisez! Pour un billet mieux documenté sur les apports de vitamine D, je vous suggère: http://www.jydionne.com/une-vieille-vitamine-fait-la-manchette/

Jean-Yves Dionne, pharmacien
http://www.jydionne.com

Comment pouvez-vous prétendre être une journaliste scientifique lorsque vous mentionnez dans un article, en vous basant sur très peu de choses que l’acupuncture fonctionne (voir votre billet du 27 avril dernier), et que, dans celui-ci, vous concluez que les apports en vitamine D sont inutiles alors qu’une panoplie d’articles scientifiques démontrent son efficacité sur le système immunitaire, les maladies cardiaques, et même le cancer. Une simple recherche sur google scholar aurait pu vous éclairer.

Je vous enlève officiellement de mon fil RSS, la science sélective ce n’est pas pour moi

Madame Borde,

Je me pose la question sur ce que vous entendez par « Bonne nouvelle! ».

La bonne nouvelle pour vous est-ce que vous êtes soulagée de savoir que la population ne court aucun risque de carence en vitamine D, vous qui êtes si préoccupez par la santé publique ?
Ou bien la bonne nouvelle c’est que vous n’attendiez que ça : n’importe quoi relié à l’autorité qui va dans le sens de ce que vous avez décidé de croire ? Voulez-vous la vérité, ou voulez-vous trouver quoique ce soit qui conforte ce que vous avez décidé de croire?

J’opterais pour la 2e option, car il semble que vous êtes non une scientifique, mais une croyante.

Je suis bien d’accord avec Jean-Yves Dionne quand il dit que vous franchissez un pas de démagogie que vous ne devriez pas, étant donné que vous vous présentez en tant que journaliste scientifique. Vous ne maitrisez pas le sujet de la vitamine D, et vous devriez vous abstenir de parler d’un ton démagogique d’un sujet aussi important que celui-ci.

Vous parlez du danger de conflits d’intérêts toujours dans un sens, et non dans l’autre. Vous mentionnez les vendeurs de pilules de vitamine D. Vous désirez que les gens tombent dans votre panneau,alors je vais renverser la vapeur je l’espère pour certains d’entre eux: Avant de voir la possibilité de conflits d’intérêts dans le dossier de la vitamine D simplement sous l’angle des vendeurs de pilules , pensez à ceci:

1. prendre un supplément de vitamine D de 1000 UI par jour peut nous coûter aussi peu que 1$ par mois. Sur ce 1$ par mois, le fabricant en gagne seulement un pourcentage. Ce n’est pas si payant que ça de vendre des petites pilules de vitamine D. Et ce l’est encore moins de recommander de s’exposer aux rayons uvb du soleil. Y’a pas d’argent à faire avec cette recommandation.
2. Y’a de l’argent à faire en titi avec les crèmes solaires et en démonisant le soleil qui a permis la vie sur terre.
3. si la vitamine D protège contre plusieurs maladies (les études tendent à le prouver) et s’il existe une épidémie de carence, cela peut être payant pour les compagnies pharmaceutiques que la situation ne change pas. Alors il peut y avoir un réel conflit d’intérêt important, et de la corruption, derrière le rapport très décevant de l’IOM. Faut y songer.
4. parmi les gens qui ont rédigé le rapport de l’Institute of medicine, ce rapport qui fait votre bonheur Mme Borde et la déception de la communauté scientifique internationale qui étudie la vitamine D, il y a un certain Glenvill Jones

Glenvill Jones est un des 14 membres qui ont été choisis par l’IOM pour préparer le rapport, en plus d’être un conseiller scientifique d’au moins 2 compagnies qui travaillent sur le projet d’un médicament qui imite la vitamine D : les compagnies sont Cytochroma et Receptor therapeutics.

Cytochroma : http://www.cytochroma.com/news/new_findings.html
Receptor therapeutics : http://receptor.ca/the-pipeline/

Alors que Glenvill Jones affirme pour le compte de l’IOM que les preuves que la vitamine D prévient le cancer sont inexistantes, et que plus de 4000 UI par jour de vitamine D peut être toxique, il affirme pour le compte de la compagnie Receptor therapeutics que la vitamine D guérit le cancer, à de hautes doses. N’est-ce pas contradictoire ?

Je me souviens de votre article ridicule Madame Borde, intitulé A H1n1 serait-il de retour. Vous avez écrit cela le 9 avril 2010, et bien oui, le 9 avril 2010. Votre dernière phrase est celle-ci : « Futures mamans, il est encore temps et utile de vous faire vacciner ! ». Absolument ridicule!
Pour appuyer vos dires, vous avez donné une référence du British Medical Journal. Et quand peu de temps après le même journal a publié un article choc qui parle de conflits d’intérêts reliés au déclenchement officiel d’une pandémie par l’OMS, vous n’avez pas du tout été contente. Je crois que vous avez modifié votre article original intitulé « OMS et big pharma : des apparences de conspiration », parce que je me souviens bien avoir lu que vous étiez « peinée », ou « attristée » de voir que le conseil de l’Europe et le British Medical Journal avait publié le même jour leur rapport.

Ce n’est pas parce qu’on n’a pas la preuve avec études randomisées que la vitamine D protège contre de multiples maladies que cela signifie pour autant que nous avons la preuve qu’elle ne protège pas contre de multiples maladies. Pour prendre une analogie, disons que ce n’est pas parce qu’une personne qui a été acquittée dans une cause de meurtre parce que les preuves étaient insuffisantes que cela constitue une preuve de son innocence. Un manque de preuve de sa culpabilité n’est pas une preuve de son innocence!

Les études épidémiologiques (corrélationneles) sur la vitamine D sont très nombreuses (et beaucoup sont très récentes) et elles tendent fortement à démontrer que la vitamine D protège contre de multiples maladies. Il faut user de son gros bon sens et c’est là le réel sens du mot « evidence-based decision ».

Voici ce qui aurait été beaucoup plus juste et sage de la part de l’Institute of medicine qui a préparé le rapport de 1000 pages publié le 30 novembre 2010 (Dietary Reference Intakes for Calcium and Vitamin D).

L’institute of medicine (IOM) aurait pu écrire par exemple :

« il faut reconnaitre que la plupart des études sur la vitamine D sont épidémiologiques. Or pour prouver un lien de cause à effet cela prend des études randomisées, avec placebo et groupe control, sur une grande période de temps et sur un échantillon de participants suffisamment élevés. Des tests statistiques solides doivent être faits également, pour bien interpréter les résultats bruts des recherches.
Toutefois, l’ensemble de ce qui est publié tend à prouver le rôle que joue la vitamine D dans la protection de plusieurs maladies, et devrait être une incitation à financer plus de recherches, afin d’en connaitre davantage sur le rôle de la vitamine D dans la prévention de multiples maladies, telles que le cancer, les maladies autoimmunes, les maladies infectieuses, le diabète et les maladies du coeur.

L’être humain a évolué sous le soleil. Or c’est le soleil la principale source de vitamine D. Une personne peut produire, et ce sans brûlure, de
10 000 à 20 000 UI par jour de vitamine D, lorsque les conditions idéales sont réunies (temps d’expositon, surface de peau exposée, indice UVB). Depuis quelques décennies,nos modes de vie ont drastiquement changé et beaucoup de gens ne peuvent plus exposer régulièrement (au moins 2 fois par semaine, idéalement tous les jours) leurs jambes, bras et visage aux rayons uvb du soleil.

Si on se base sur le taux sanguin des gens qui s’exposent régulièrement au soleil, on se rend compte que leur taux sanguin est de 30 à 80 ng/ml (75 à 200 nmol/l)

Si on se base sur le fait qu’il est impossible de s’intoxiquer avec la vitamine D produite par les rayons UVB

Si on se base sur un taux sanguin minimum de vitamine D de 30 ng/ml établi par consensus scientifique mondial.

Si on se base sur les études observationnelles qui démontrent un pourcentage inquétant de la population qui se retrouve nettement en deça de cette valeur de 30 ng/ml

Si on se base sur les études randomisées qui ont prouvé l’absence de toxicité de la vitamine D à des doses de 10 000 UI par jour

Si on se base sur des études randomisées, comme par exemple :
Pour le cancer, 2 études importantes ont été menées. Lappe et al a eu des résultats concordant avec les études épidémiologiques et ils ont utilisé 1100 UI de supplément par jour et 77% des cancers étaient évités. L’autre étude importante n’a pas donné de bons résultats, toutefois on avait utilisé seulement 400 UI de vitamine D. Toutefois, les résultats de la deuxième étude concordait avec les études épidémiologiques lorsqu’on analysait le taux sanguin des participants.

…..

Pour toutes ces raisons on recommande :

de 4000 à 10 000 UI de vitamine D par jour toutes sources confondues : soleil, salon bronzage, suppléments, aliments

Pour la plupart des adultes au Canada, un supplément de 1000 à 4000 par jour est recommandé. Un test sanguin est la seule façon de vérifier si la quantité est bonne.

N’importe quoi

PURE JUNK propagande

un classic pour faire diminuer la demande en vitamine D

un moment s’était l’hypervitaminose le danger

maintennant voici la dernière intox en date

Vive l’auto médication

TOWN AWAY junk journalism

Sur cette page web de l’école de Harvard en santé publique, on peut lire les commentaires au sujet du rapport de l’Institute of medicine sur la vitamine D et le calcium, par Heike Bischoff-Ferrari et Walter Willett, deux chercheurs scientifiques :
http://www.hsph.harvard.edu/nutritionsource/what-should-you-eat/vitamin-d-fracture-prevention/

Voici des extraits de leur texte :
« Although benefits of serum concentrations of 25(OH)D higher than 50 nmol/l (20 ng/ml) on endpoints other than bone health have not been documented by randomized trials, the evidence for benefit is quite strong for some, especially colorectal cancer. (6) The IOM conclusion that intakes of vitamin D are adequate for most of the US population assumes that lack of randomized trials means lack of benefit, which seems illogical. At a minimum, the conclusion should indicate uncertainty about benefit of higher intakes and blood levels. In support of a greater safety margin in research and supplementation strategies, the IOM doubled the safe upper limit from 2,000 IU to 4,000 IU of vitamin D per day, which is appropriate. »

« The calcium recommendations in different age groups are largely based on calcium balance studies lasting only 7 to 12 days, which is likely to be misleading with respect to long term calcium needs. Less data is available to substantiate recommendations with respect to clinical endpoints including bone density and fracture reduction. Notably, in the large population-based NHANES study, there was no overall relation between intake of calcium and hip bone density. Only at 25(OH)D levels below 50 nmol/l (20 ng/ml), a greater calcium intake was associated with hip bone density among women. (7) Further, in two meta-analyses of randomized trials of calcium supplements alone compared with placebo there was no significant effect on fracture risk. (8, 9) Notably, however, in one meta-analysis of four double-blind RCTs an adverse effect of calcium supplementation at a dose between 1,000 and 1,200 milligrams per day on hip fracture risk could not be excluded and no dose-response relation between dietary calcium intake and risk of hip fractures was documented in a meta-analysis of large cohort studies

Further, the apparent lack of benefit for high calcium intake on bone density increase or fracture reduction together with recent data on the possible adverse effects of calcium supplements on cardiovascular health (10) and nephrolithiasis (kidney stones), (11) may make the IOM safe upper limit for calcium intake appear too high. We note that the WHO has suggested that 500 milligrams of calcium per day is an adequate intake. »

« As noted in the IOM review, in the analysis of NHANES data with more than 9,000 subjects, calcium intake was associated with hip bone density only among women with low 25(OH)D levels; in all other groups there was no relation between calcium intake and bone density. In contrast, 25(OH)D levels were consistently and positively associated with hip bone density. (7) Thus, with adequate 25(OH)D levels or sufficient vitamin D intake, higher calcium intakes may not be correlated with bone health. In sum, calcium recommendations could be adjusted downward with vitamin D supplementation; they could also possibly be adjusted downward for safety reasons. This has not been considered by the IOM report. »
«

Je suggère une lecture pour les personnes réellement intéressés à comprendre le dossier de la vitamine D, plus particulièrement au sujet du rapport de l’Institute of medicine qui a été publié le 30 novembre 2010 et qui a été commandé par les gouvernements américains et canadiens.
Voici un excellent texte nouvellement publié (janvier 2011) dans le journal of bone and mineral research. Il s’agit d’un texte de Robert P. Heaney et de Michael Hollick. Ces derniers furent des membres du comité de l’IOM choisi pour rédiger le rapport sur la vitamine D en 1997. Ils connaissent donc le processus et les règles de l’IOM. De plus, ils sont tous les deux des experts mondialement connu sur la vitamine D.

Leur texte explique les incohérences du rapport de l’IOM. Entre autres choses, les auteurs écrivent que le rapport de l’IOM a échoué sur trois terrains : logique, science et recommandations.
1er faille, logique : le rapport de l’IOM affirme d’une part qu’on ne connait pas suffisamment l’effet extra-squelettaire de la vitamine D, et d’autre part, il affirme que la population n’a pas besoin de vitamine D. Comment peuvent-ils dire ça quand ils viennent d’admettre qu’ils ne connaissent pas l’effet de la vitamine D au delà du squelette. Ne pas connaitre les effets ne signifie pas qu’ils savent qu’il n’y a pas d’effet !
2ieme faille : science. Les auteurs explique la science derrière le seuil minimal de taux sanguin de vitamine D de 30 ng/ml généralement reconnu par les chercheurs sur la vitamine D. ILs expliquent que ce n’est pas parce que des études mal faites n’ont pas pu répliquer une étude randomisée sérieuse que ça signifie qu’il faut douter de la première étude, sérieuse et bien menée. Autrement dit ce n’est pas le nombre d’études qui compte, mais la qualité.
3e faille : recommandations. leurs recommandations d’un taux sanguin de 20 ng/ml(trop
basses et pas fondé sur l’evidence based medicine)
ne correspond pas du tout aux recommandations d’apport en vitamine D qu’il font. il est reconnu par les chercheurs en général que pour chaque augmentation de 100 UI par jour dans l’apport de vitamine D, il y aura une augmentation du taux sanguin de vitamine D à raison de 1 ng/ml, et même de seulement .7 ng/ml, chez les gens non obèses. De plus, les personnes obèses ne pourront bénéficier d’un 600 UI par jour de vitamine D autant qu’une personne pesant 100 livres. Le rapport de l’IOM ne fait aucune nuance au sujet du poids.

Finalement, comme le mentionne les auteurs, le rapport de l’IOM a échoué totalement a donner l’heure juste aux citoyens. Plus de confusion règne encore depuis leur rapport. On aurait pu écrire dans ce rapport, au moins, quelque chose qui ressemble à ceci : « nous ne savons pas exactement si plus de vitamine D que 600 UI par jour donnera des effets bénéfiques supplémentaires. Mais cela et possible et nous savons également que c’est très sécuritaire jusqu’à 4000 UI par jour,

Finalement, les auteurs mentionnent qu’à défaut d’avoir des preuves avec études randomisées, la logique demande qu’on privilégie ce qui est naturel. L’être humain a évolué sous le soleil et si on prend connaissance de la littérature scientifique, on comprend que l’être humain par le passé a recu au minimum 4000 IU par jour de vitamine D, et probablement 8000 ou 12 000 UI par jour, correspondant à un taux sanguin de 40 à 80 ng/ml. Bien sûr ce n’est pas parce que l’etre humain a reçu beaucoup de vitamine D par le passé que cela signifie nécessairement qu’il en a toujours besoin. Mais par défaut, en attendant de plus de preuves, cette logique devrait être privilégiée

Les auteurs terminent en nous apprenant qu’il y a eu une demande, sur la base de la loi de la liberté d’information, pour obtenir les documents externes de recommandations qui ont été fournis au comité avant la publication de leur rapport.

La dernière phrase du texte se traduit comme suit : « Les citoyens devraient prendre ce rapport avec un grain de sel »

même Statistique Canada avait reconnu le consensus scientifique mondial du taux sanguin minimal

Le rapport de l’Institute of medicine (IOM) sur le calcium et le vitamine D (Dietary Reference Intakes for Calcium and Vitamin D, novembre 2010) a déçu une grande partie de la communauté scientifique qui s’intéresse à la vitamine D. L’IOM avait été mandaté par les Gouvernements canadiens et américains pour faire cette revue de la littérature, pour faire la lumière sur le dossier de la vitamine D. Plus de confusion encore règne maintenant.
Alors qu’existe un consensus scientifique mondial à propos d’un taux sanguin minimal de vitamine D de 30 ng/ml (75 nmol/l) que doivent avoir les gens pour se maintenir en bonne santé (et pas seulement pour une santé osseuse), le rapport de l’IOM recommande un taux sanguin de 20 ng/ml (50 nmol/l), ce qui est suffisant pour assurer une santé osseuse, dit le rapport. Les preuves d’une protection extra squelettaire par la vitamine D ne sont pas présente, affirme les auteurs du rapport.

Il est intéressant de prendre connaissance d’un rapport de Statistique Canada, publié en 2009,sur la vaste étude menée sur les niveaux sanguins de vitamine D des Canadiens.
(Référence : Les niveaux de vitamine D chez les
Canadiens selon les résultats de l’Enquête
canadienne sur les mesures de la santé,
2007–2009
par Kellie Langlois, Linda Greene-Finestone, et associés.
http://www.statcan.gc.ca/pub/82-003-x/2010001/article/11131-fra.pdf
On se rend compte que même Statistique Canada avait reconnu ce consensus scientifique mondiale d’un taux sanguin minimal de vitamine D de 30 ng/ml. Maintenant, que fera le Gouvernement canadien, va-t-il reculer en arrière ?
Citation : « Néanmoins, il est de plus
en plus généralement admis que des
concentrations nettement plus élevées,
spécifi quement, supérieures à 75 nmol/L,
sont souhaitables pour maintenir un bon
état de santé et prévenir la maladie3,31-33. »
De plus, le rapport de Statistique Canada reconnait que le 2 tiers de la population canadienne n’affichent pas ce taux sanguin minimal de 30 ng/ml, tout en présentant ses propres données de façon à minimiser la situation, en présentant ses propres données de façon positive. Ainsi, au lieu de s’inquiéter que le 2 tiers de la population n’affiche pas ce taux sanguin minimal, il préfère dire ceci : « Environ le tiers de la population (33,0 % des hommes et 37,8 % des femmes) avait une concentration supérieure à 75 nmol/L, qui est le niveau
proposé pour une santé optimale. »

Voici deux autres citations intéressantes du rapport de Statistique Canada

« Environ 4 % des Canadiens âgés de 6 à 79 ans présentent une carence en vitamine D, et plus de 10 % n’ont pas une concentration adéquate
pour le maintien de la santé des os. Cependant, 35 % d’entre
eux affichent une concentration supérieure au seuil (75 nmol/L)
récemment proposé comme niveau souhaitable pour le maintien de la
santé globale et la prévention de la maladie.. »

« Selon les recommandations de l’IOM5, les concentrations inférieures à 37,5 nmol/L sont jugées inadéquates pour la santé des os, quoique ce recommandations soient en cours de révision »

Mon commentaire : 10 % des canadiens n’ont pas une concentration adéquate pour la santé des os, selon l’ancien critère de l’IOM de 37nmol/ml (15 ng/ml) qui a été modifié après ce rapport pour passer à 50 nmol/l (20 ng/ml). Maintenant, av ec ces mêmes données provenant des canadiens, quel pourcentage se retrouvent avec un taux sanguin en bas de ce que recommande l’IOM, qui est en plus trop bas ? Il n’est pas possible de le savoir, car les tableaux disponibles nous donnent les informations de pourcentage de gens ayant moins de 27.5 nmol/l (11 ng/ml), moins de 37.5 nmol/l (15 ng/ml) et supérieur à 75 nmol/l (30 ng/ml).