Le nouvel ennemi des baleiniers

Non, cet objet flottant non identifié n’est pas le dernier joujou de Batman. Il s’agit plutôt de l’Ady Gil, récente acquisition de la Sea Shepherd Conservation Society, groupe de protection de la faune marine.

La Sea Shepherd et l'Ady Gil sont en guerre contre les baleiniers japonais
Photo : Sea Shepherd Conservation Society

Ce navire de métal, qu’on dirait sorti tout droit de l’enfer, fait 24 m de longueur, peut affronter des vagues de 7 m et atteindre une vitesse de croisière de 50 nœuds (95 km/h). Il a été construit en 2005 pour fracasser le record du tour de la terre le plus rapide. Son propriétaire d’origine, Pete Bethune, l’a ensuite vendu à la Sea Shepherd pour 1,5 million de dollars. L’organisme l’a peint en noir et recouvert d’une armure de Kevlar afin de protéger ses occupants d’éventuels tirs de harpons et de grenades lacrymogènes.

Ce bouclier a son importance. Car depuis le début de décembre, l’Ady Gil est « en guerre ». Sa mission : intimider les baleiniers japonais qui chassent dans les eaux antarctiques. « Nous voulons ralentir les chasseurs, les harceler et interrompre leur travail », dit l’environnementaliste Paul Watson, président fondateur de la Sea Shepherd, que d’aucuns considèrent comme un écoterroriste.

Au printemps 2008, Watson s’était attiré les foudres des Madelinots – et de bien des Canadiens – lorsqu’il avait banalisé la mort accidentelle de quatre chasseurs de phoques des Îles-de-la-Madeleine, survenue quelques jours plus tôt.

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