Le petit Nicolas fait son doctorat

Vous n’avez jamais bien compris en quoi consiste une thèse de doctorat ? Allez faire un tour sur la page de ce doctorant français, dans laquelle Le Petit Nicolas (celui de Sempé) vous expliquera la chose. Hilarant. Preuve que la recherche, ça s’explique très bien très simplement !

Alors, à quand un téléroman sur la vie des labos ? Qui, dans nos universités ou à l’Acfas, va convaincre Fabienne Larouche ou autres qu’il y a là plein d’histoires à raconter ? Après Trauma, Lab ? Vous avez des idées de scénarios ?

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Ouf! En tant qu’étudiant à la recherche, il faut quelqu’un qui soit dans le domaine pour faire une bonne série.

Big Bang Theory est un exemple ou les auteurs sont très caricaturaux et peu représentatifs des chercheurs, mais plus du stéréotype de geek ou nerd.

Par contre pour ceux qui lisent en anglais il y a PHD Comic (http://www.phdcomics.com/comics.php), qui est superbe.

Bonjour Valérie,

Des idées de scénarios? Oui, beaucoup! Mais à ne pas raconter sur Internet… :o)

Christian

Voici un court métrage de fiction réalisé dans mon labo.

Synopsis : Une jeune homme débutant son doctorat en chimie est troublé dans son cheminement de chercheur…

Une douzaine de minutes, en deux parties sur youtube:
http://www.youtube.com/watch?v=G58Cg5Juh7E
http://www.youtube.com/watch?v=ubuQKTAlI-c&feature=related

Concernant une série grand écran, certainement aucune chance de succès commercial. À moins d’être très caricaturale comme The Big Bang Theory, tel que mentionné dans un commentaire précédent (Cependant une très bonne série). Trop peu de gens se sentent concernés par la vie des étudiants gradués pour que ça marche en étant fidèle à la réalité.

Ouais PHD comics a tout le contenu nécessaire héhé. L’auteur, Jorge Cham, était de passage dans les universités du Québec il y a quelques semaines. C’était vraiment comique comme présentation! Il parlait d’ailleurs que ce qu’il l’avait poussé à faire des comics le sujet (mis à part la procrastination) était qu’il n’y avait pas vraiment de représentations réalistes de ce que vivaient les étudiants au doctorat. On voit parfois le stéréotype du jeune prodige toujours dans ses livres, mais dans le fond, la plupart des doctorants sont des gens plutôt normaux faisant souvent face aux mêmes problèmes.

Bonjour a tous-

Lorsque j’etais au doctorat je me suis mis a imaginer une mini-serie televisee portant sur le monde universitaire (LA TOUR etait le nom que je lui avais donne). Elle s’ouvre comme suit: on verrait, en noir et blanc, un departement a travers les yeux d’un doctorant se rendant dans une reunion de professeurs…ou il/elle degainerait une arme a feu, abattant systematiquement tous les professeurs presents. Puis il/elle s’assied…et met fin a ses propres jours avec sa derniere balle.

RETOUR EN ARRIERE: L’histoire commence, quatre ans plus tot. On nous presente differents types de doctorants: le cynique ambitieux, l’idealiste, l’etudiant intelligent qui ne comprend rien a la politicaillerie, le genie qui ne peut croire ni que son sort soit entre les mains de nains intellectuels ni que le monde universaitaire puisse etre une crosse pareille, le beau parleur qui en est venu a ne plus voir sa propre incompetence…et on nous presente les plus importants professeurs: de vieux baby-boomers qui ont passe tant d’annees dans ce systeme qui les a transformes en de parfaits abrutis aussi immoraux qu’improductifs (dans bien des cas, bien sur, aucune transformation n’a eu lieu).

(Bien sur, le telespectateur reconnaitra certains de ces professeurs imaginaires, et saura lesquels seront abattus dans quatre ans…avouez que ca risque d' »accrocher » les telespctateurs!)

Et semaine apres semaine on laisse le telespectateur sur sa faim, tout en lui aiguisant l’appetit: qui, de tous ces personnages/archetypes, va craquer a la fin? (N’oublions pas: le massacre en debut de serie se voit du point de vue du tueur, on ne connait pas son identite).

Et semaine apres semaine je voudrais que les telespectateurs en viennent a voir l’odieux de ce systeme, sa crasse inefficacite, son conformisme digne d’une secte, son « radicalisme » de facade, masquant la realite d’un regroupement de vieillards mediocres qui n’excellent que lorsque ses interets sont en jeu ou lorsqu’il faut reduire au silence toute velleite de liberte ou de curiosite intellectuelles authentiques.

(Euh, dans la mini-serie: bien entendu tout ceci n’est que fiction, voyons!)

Et je voudrais voir se clore la serie avec un dernier episode ou l’on verra enfin qui, de tous ces etres attachants, deviendra le tueur (j’ai deja ma petite idee la-dessus). On reverra la tuerie de l’exterieur, en couleurs (il faudra prevoir bien des bouteilles de ketchup dans le budget de production!)…et les telespectateurs d’applaudir et d’approuver avec vigueur.

J’ai ecrit les trente premieres pages de ladite mini-serie il y a une dizaine d’annees. Peut-etre l’aurais-je finie si je n’avais pas obtenu mon doctorat. J’y reviendrai peut-etre un jour, qui sait?

Je crois que la diffusion d’une telle mini-serie serait peut-etre (a defaut d’une veritable fusillade en milieu universitaire, que j’espere ne jamais voir) le seul moyen de reformer le systeme de A a Z. A la hache, et pas a la dentelle!

P.S. Pour ceux qui pensent que je noircis le tableau: Cude, W. THE PHD TRAP REVISITED. De loin le meilleur bouquin sur les programmes de doctorat au Canada.

P.P.S. PHD Comic est certainement drole et juste, mais une bande dessinee depeignant la realite du sombre desespoir des doctorants et de leurs experiences kafkaesques serait tout bonnement une lecture trop deprimante pour les malheureux qui en font/en ont fait l’experience…et beaucoup trop invraisemblable aux yeux d’un lectorat typique. Ce qui selon moi repond a la question de Madame Borde (Pourquoi n’y a-t-il pas de teleroman sur la vie des labos).

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